ASSISTANTE MATERNELLE, REAL LIFE

Tout concilier

Concilier vie familiale, vie professionnelle et épanouissement personnel, vaste et passionnant programme, hein?

Pendant longtemps j’ai travaillé en CDD longue durée. Ca m’allait bien, j’aimais les challenges, le changement. J’ai occupé des postes très intéressants et stimulants intellectuellement. J’ai travaillé sur de gros projets, dans des secteurs d’activités variés où j’ai eu plaisir à m’imprégner très vite les codes et le jargon, sur le tas.

Si j’ai beaucoup appris en bossant avec/pour des personnalités charismatiques et exigeantes, je me suis lassée de l’aspect tyrannique de ces employeurs. Et puis, j’ai remis en question le système classique, où la motivation est souvent évaluée sur le nombre (affolant) d’heures de présence/travail plutôt que sur l’accomplissement réel.

J’ai fait un break quelques mois et pas mal bouquiné, pour trouver des réponses (pourquoi je vis tout le temps le même genre de situations?) et savoir un peu mieux ce que je voulais, au fond. J’avais envie d’activités plus créatives et concrètes (préparer des assemblées générales et des conseils d’administration c’est bien beau mais…). De plus de liberté et d’ un rapport plus humain au travail. Mais j’avais peur.

J’ai trouvé un poste, à mi-temps aménagé sur l’année. Quelques jours après avoir décroché ce job, que je pressentais transitoire, j’apprenais que j’étais enceinte…

J’ai démissionné et profité de mon congé mat pour me reconvertir professionnellement. C’est banal, mais un (grand) changement en appelle un autre, une fois qu’on sort de sa zone de confort.

Me voilà donc assistante maternelle, valorisée par mes employeurs mais plus tellement par la société. Qui n’a pas la vision de la nounou en train de raconter des potins au square pendant que les gamins attendent dans la poussette? Bref… Chaque métier comporte son lot de stéréotypes, bien que je ne me sois jamais reconnue dans telle ou telle case.

Je travaille chez moi, c’est pas toujours simple, il faut gérer le pro et le perso qui se chevauchent, imposer aussi des limites (à mon mec, à mes gosses, à mon employeur) mais je suis libre de m’organiser et cela nous offre aussi beaucoup de souplesse au niveau familial (avec deux enfants rapprochés ça compte!). Et puis je réalise que la différence peut être un atout. On a tous des talents uniques, des valeurs, autant en faire une force.

J’ai choisi de ne pas travailler le vendredi. Dans le genre de poste que j’occupais auparavant, cela aurait probablement été problématique (diminution de salaire mais pas de la charge de travail, difficultés de progression etc). Ce jour off (les enfants vont à la crèche et/ou à l’école) me permet de garder du temps pour moi, pour être bien, me ressourcer et faire avancer nos différents projets perso ou pro. J’ai le temps de réfléchir à différentes activités, de puiser l’inspiration ici et là, le temps de voir d’autres choses, d’autres gens, ce qui est toujours enrichissant et bénéfique pour le reste. Non le temps libre n’est pas du temps perdu 😉

En parallèle à ma reconversion professionnelle et à l’arrivée des enfants on a monté notre entreprise avec Mister B. Les débuts ont été rudes, on va pas se mentir. Il faut beaucoup s’investir personnellement sans le filet de sécurité qu’offre un CDI. Mais après tout la vie est faîte pour être vécue, non? Il y a des contraintes (et beaucoup d’heures dans la restauration) mais il y a de gros avantages, comme celui de pouvoir fermer le restau le weekend, et ça c’est un luxe dans la profession.

Je me souviens d’un potentiel employeur, qui ne m’avait pas retenue pour un poste à cause de mon âge et de la potentialité d’avoir des enfants et de l’impact supposé que cela aurait au niveau de mon implication professionnelle. Aujourd’hui j’en ri. J’ai deux enfants de deux et trois ans, une vie professionnelle sur mesure certes mais plus riche qu’auparavant, et un jour off par semaine, comme quoi tout est possible…

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ASSISTANTE MATERNELLE

Au boulot!

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Voilà j’ai repris le boulot pour de bon. A temps partiel, 40h par semaine, sur quatre jours.

Les journées sont bien remplies, c’est stimulant de s’occuper de trois enfants de moins de deuzan et demi!

Le mini-pouce est plutôt facile à vivre et je ne m’occupe pas de ses nuits 😉

J’ai renforcé l’organisation (en mode tétris, à la recherche du bon moment pour chaque situation) pour éviter de crouler sous le linge sale le weekend histoire de faire un vrai break. Je drive Mister bonheur pour qu’il m’aide efficacement. Pour l’instant ça roule, à voir sur la durée.

Avant l’après midi, je pouvais prendre une petite pause sans enfant et passer le relai à Wonder daddy.

Là ce n’est plus possible de couper totalement, j’ai toujours le mini-pouce. J’ai simplement besoin de déscotcher un peu des miens (collés à mes basques H24), et rien que le fait de me retrouver en effectif réduit avec un seul ou deux enfants, ça me parait + simple évidemment…

Globalement, mon quotidien n’a pas radicalement changé. Je suis à la maison avec les enfants. Je chante, on fait des activités, je change des couches, prépare des repas, je vais au parc, je console, donne des biberons, mouche des nez qui coulent, raconte des histoires, pose des limites, passe l’aspi, ramasse des jouets, porte l’un ou l’autre.

Sauf que je travaille. Et ça c’est valorisant. M’occuper de mes deux enfants à plein temps avec des horaires dépassant de loin les 39h ce n’est pas du travail. Le job de maman, pourtant le + challengeant du monde n’est pas reconnu comme un vrai boulot. S’occuper des enfants des autres, là oui c’est un job.

Le statut de la mère au foyer n’est pas facile à assumer. Même quand on a des diplômes et que c’est un vrai choix.

Maintenant j’ai la double casquette et  j’aime pouvoir répondre OUI quand on me demande « alors t’as repris le boulot? » Genre avant je ne faisais « rien ».

Sans blague on m’a déjà demandé (Jolie douceur avait 2 mois et Petit bonheur 17) et sinon tu fais quoi?

Bref j’ai repris le boulot, j’ai une vie active!

C’est bon ça!

REAL LIFE

Oser vivre ma vie

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L’encourager à lâcher un job bien payé pour se lancer, malgré la crise, malgré un enfant tout neuf qui arrive, malgré les risques. Oser quand même, parce que si on ne se lance pas à 30 ans on le fera quand?

Oser agrandir la famille rapidement après l’arrivée du premier enfant adoré. Ecouter la voix du cœur plutôt que la voie de la raison. Tant pis pour le qu’en dira-t-on.

Oser une reconversion professionnelle, après plusieurs CDD à responsabilités. Oser rebondir, plus haut, plus loin, vers moi, après un burn out professionnel. Oser concevoir un autre rapport au travail, avec une part belle à l’humanité.

Oser tout faire en même temps!

Oser rêver, en grand et se donner les moyens de trouver les solutions pour que les rêves deviennent projets et les projets actions.

Oser prendre le temps d’élever mes enfants malgré les sacrifices et les difficultés que cela comporte, pour ne jamais regretter cette période clé de ma vie et leur transmettre de solides bases d’amour.

Oser sortir du cadre, faire des choix, les revendiquer. Oser dire non, oser me positionner, m’affirmer davantage.

Oser demander.

Oser se réinventer, se créer une vie à notre mesure, agir pour ne plus subir.

Oser grandir.

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REAL LIFE

Et après?

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Je m’interroge.

C’est un peu tôt, pour être objective. Ma douce merveille n’a même pas deux mois.

J’ai envie de souffler, de faire autre chose. C’est normal, de vouloir faire un break, quand on a deux enfants qui ont 15 mois d’écart, non?

Donner la vie à deux enfants en moins de deux ans, ce n’est pas rien. Je suis une maman comblée.

Ca n’était pas prémédité, mais ce n’est pas non plus « un accident ». Je n’ai pas à me justifier, mais bon, posons le contexte…

C’est un choix de vie, qui nous surprend parfois encore nous-même (surtout en ce moment en fait), mais un choix quand même.

La maternité est une fabuleuse aventure, que j’aime vivre pleinement. J’aime être là pour accompagner mes enfants dans leurs découvertes. Etre là pour les premières fois. M’imprégner de leur émerveillement.

Chaque chose en son temps et un temps pour tout. Le temps d’être mère, pour moi, c’est maintenant.

Et après?

Etre mère ce n’est pas ma finalité. Je suis multiple. Je suis maman. Je redeviendrai femme. Et working girl. Retravailler, il le faudra bien.

Ma vie ne se résume pas à mes enfants.

Cette deuxième naissance est pour moi une renaissance. L’arrivée de notre deuxième enfant, remet toute notre oganisation en perspective. Et mes envies aussi.

Je ne sais plus trop.

Je ne veux pas laisser la quantité de temps passée avec eux prévaloir sur la qualité.

D’ici quelques mois, peut être quelques années, peu importe quand finalement,  que vais-je faire, après ?

Est-ce que ce ne serait pas plus épanouissant pour moi de reprendre une activité « à l’extérieur »? Pour voir autre chose? Renouer avec une vie sociale? Et utiliser mes compétences? Peut être un mi-temps?

Le travail « au bureau », les responsabilités qui vont avec me manquent. Mais je ne me vois pas faire que ça.

J’aime mon activité d’assistante maternelle, mais là tout de suite, les enfants je sature un peu!

Il est trop tôt pour que je décide, de façon objective. La fatigue et les tâches domestiques à répétition me donnent envie de m’échapper…

Je me laisse quelques mois pour creuser de nouvelles idées.

Donner la vie c’est l’occasion de redessiner les contours de sa vie. Tout un équilibre à recréer…

ASSISTANTE MATERNELLE

Assistante maternelle le premier bilan

Depuis janvier, j’ai tourné une page de ma vie professionnelle. Après plusieurs mois d’activité comme assistante maternelle, un premier est bilan de rigueur.

J’ai troqué mes tailleurs contre un jean-converse (ou comme en ce moment un mood kit /tunique!).

Je ne porte plus de dossiers mais des enfants.

J’ai des tas de responsabilités bien concrètes, sur le terrain, et plus en rapport avec des projets archi importants.

Je ne parle plus anglais, mais je chante!

Le téléphone ne résonne pas toute la journée dans mes oreilles, et pourtant on m’appelle mille fois par jour.

Je n’ai plus de tickets resto pour m’acheter un cass’dalle en vitesse, je déjeune chez moi tranquillement (ou pas!) d’un petit plat maison.

Je ne lis plus des dossiers, mais des histoires.

Je ne cours plus pour prendre le métro, je me balade tranquillement avec ma poussette double.

Je n’ai plus de délais hyper serrés, mais une routine, des repères qui posent un cadre avec des horaires faciles à respecter et qu’on peut souvent adapter.

J’aime ce métier, c’est clair. Pour mille raisons.

J’aime moins, que l’on confonde travailler à la maison et être chez soi… à glander?! Cette profession n’a pas toujours une bonne réputation, c’est dommage, parce qu’il y a des femmes (et des hommes, si si!) qui font le choix de cette activité, qui en arrivent là, pas par hasard mais par la motivation. C’est un job intense et pas forcément reconnu à sa juste valeur.

Qu’importe! Je suis heureuse de mon choix. Heureuse de ne plus être stressée par mon job, de me sentir à ma place, de finir ma journée de taf sans avoir en moi des tensions et cogitations liées au boulot.

Je ne sais pas si je serais encore assistante maternelle dans deux, cinq ou dix ans. Peu importe le temps que l’expérience durera, tant que j’y prends plaisir…

Une chose est sûre, j’ai franchi un cap où il m’est impossible de revenir en arrière. Je ne peux plus, je ne veux plus travailler sans avoir le coeur à l’ouvrage. Je n’ai plus envie de me forcer. La vie est tellement pleine de possibilités et d’opportunités, j’ai décidé de m’écouter, suivre mes idées et mes envies.

Où ça va me mener? J’en sais rien! Je croise les doigts pour que ce soit sur le chemin du bonheur…

ETRE PARENTS

Le casse-tête du mode de garde occasionnel

J’ai fait le choix, pour quelques années, de changer de métier pour devenir Assistante maternelle. J’adore les enfants et ça me permet de voir le (bientôt les) mien(s) grandir. Cerise on the cake, Mister bonheur peut en profiter aussi, pendant sa pause l’après midi. C’est la solution parfaite pour nous, pour notre équilibre familial, pour qu’on puisse tous se voir, chaque jour.

Et surtout, SURTOUT, ça nous simplifie la vie!

On a pas de famille dispo à proximité et le moindre couac de nounou, la moindre exclusion de la crèche (encore faut-il trouver une place) maladie, deviendrait vite galère à gérer. Et ce, (bientôt) multiplié par deux …

Je ne sais pas comment font les mamans (ou papas) solos quand il y a un chamboulement d’organisation. Ou les parents isolés. Ou les parents de famille nombreuse.

Bref, chez nous, c’est assez facile, on se pose pas trop de questions au sujet du mode de garde.

Sauf… quand je suis pas dispo.

Genre quand je suis en formation.

Il y a deux sessions de formation de 60h chacunes, obligatoires, pour exercer en tant qu’assistante maternelle.

La première, doit avoir lieu une fois l’agrément délivré et avant de commencer à travailler. Je l’ai effectuée en avril-mai, répartie sur trois/quatre semaines. C’était le casse-tête pour faire garder Petit bonheur avec un planning foireux, mais on a réussi à gérer (merci maman venue une semaine de Bretagne). C’était à deux pas de chez moi et ça, c’était bien pratique. Les autres jours, on s’est débrouillé au coup par coup avec les cousines, les tantes, le beau frère. C’était bien la course, pour tout le monde.

Là bim, rebelotte, deuxième session, 10 jours de formation, en décembre. J’ai eu des sueurs froides en voyant la convoc’, à l’idée du casse-tête qui m’attend pour faire garder Petit Bonheur. Le planning est bien fichu, cette fois, mais par contre c’est en dehors de Lyon.

Je suis tentée de repporter parce que je commence juste une mission (la famille avec qui je devais travailler à la base m’a plantée quand je leur ai annoncé ma grossesse… sympa!) et que bon, ça n’arrange personne cette histoire.

Mais si je repporte, ben j’y aurais droit en 2013 et avec mes DEUX enfants à faire garder. Ca me semble encore plus compliqué. Sans compter que le lieu de formation sera peut être encore plus paumé (c’est le risque)!

Alors c’est décidé, en décembre, enceinte de six mois, sauf contre-indications médicale, j’irais en formation, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige.

J’ai déjà trois jours sur dix, de garde pour mon Petit bonheur, calés à la crèche. Les autres jours, je fais comment? Ben je sollicite, mais j’aime pas ça. J’y suis presque. Il me reste encore trois jours à caser. Allé on y croit, je vais trouver les solutions miraculeuses qui vont bien!