MES GONES

Jolie douceur grandit… six mois déjà

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Il parait que l’été fait pousser les enfants et que les deuxièmes sont tirés vers le haut par leur ainé. Ce n’est décidément pas une légende. Jolie douceur, qui n’échappe pas à la règle, a passé un sacré cap.

Je vous dresse le tableau: début août j’avais une Jolie douceur de cinq mois, très calme et patiente, tout juste sevrée. Je l’habillais en  6 mois, avec une ou deux salopettes en 3 mois. Elle grandissait doucement. A la visite du 5e mois, elle avait pris 1 cm et 50g en un mois. C’est peu mais je ne m’inquiétais pas (mon instinct me disait que tout allait bien), elle s’éveillait bien, se portait bien et mangeait avec un appétit régulier. Le pédiatre n’avait d’ailleurs mis aucune pression.

Un mois + tard…

Jolie douceur est toujours aussi craquante. Elle sait charmer son monde, ça c’est sûr, distribuant des sourires à qui mieux mieux.

Elle dévore ses purées et compotes avec un appétit féroce. Elle râle pour qu’on s’active de la cuillère et englouti ses bib, qu’elle tient seule (sic!). D’ailleurs, elle voudrait manger seule, déjà, et attrape la cuillère pour la porter à sa bouche. Elle a pris 1kg300 ce mois ci! J’ai empaqueté les dernières robes en 6 mois tout à l’heure et ressorti le 9 mois depuis deux bonnes semaines.

Elle n’a plus rien d’un bébé effacé. Elle babille, communique, suit son frère des yeux, voudrait tout faire comme lui, elle rit aux éclats en le voyant danser et chahuter. J’en pleure de joie de les voir comme ça, ces deux-là!

Jolie douceur n’aime plus trop être dans son parc. Un petit moment en fin de journée c’est ok. Le reste du temps, elle veut être avec nous, participer. Elle n’aime plus être allongée dans la poussette non plus. Non, elle veut être redressée, tout voir.

Jolie douceur appelle « maman » très distinctement (je n’avais pas rêvé) lorsqu’elle pleure.

Elle a fait sa rentrée à la crèche aujourd’hui, où elle ira un jour par semaine, comme Petit bonheur. Je n’ai plus aucune appréhension, je la sens prête. Je sais qu’elle va s’y plaire.

Mon bébé, ma petite fille.

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ALLAITEMENT

5 mois d’allaitement

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La semaine dernière j’ai demandé à Mister Bonheur de nous prendre en photo avec Jolie douceur, pendant que je l’allaitais. Je savais que ce serait une des dernières fois.

On a attaqué les bib et si au début elle n’était pas réceptive, maintenant c’est bel et bien parti!

Elle a refusé totalement les biberons deux fois, crise de larmes et de panique à la clé. On a laissé passer quelques jours avant d’essayer à nouveau, en douceur.

Et puis, ce jour là, le timing était parfait.

Petit bonheur était à la crèche, on était tranquille, au calme. On avait le temps. Elle avait faim mais pas trop (elle s’énerve quand elle est affamée!). On a ressorti le biberon ultra physio Tommee Tippee. Mister bonheur s’est installé dans le fauteuil moelleux, pendant que je suis allée m’allonger dans notre chambre. Elle a détourné la tête. Il a proposé à nouveau, avec bienveillance, en lui expliquant que c’était son lait. Et elle a tout bu, tranquillement. Il lui fallait simplement un temps d’adaptation pour comprendre le truc!

Je pensais à un sevrage très progressif pour avancer à notre rythme, sans la brusquer, sans me forcer. Le sevrage complet s’est effectué en trois semaines. C’est plus rapide que ce que j’avais en tête mais c’est bien comme ça.

Elle a accéléré la cadence. Je préfère, au fond, que ça vienne d’elle. Et c’est ok pour moi. Je suis heureuse de retrouver ma liberté, mon indépendance après quasi un an de bon et loyaux services (6 mois d’allaitement mixte pour Petit bonheur et  5 mois d’allaitement exclusif pour Jolie douceur).

Tout s’est fait naturellement, de la mise en place de l’allaitement au sevrage. Les premières tétées étaient longues et fréquentes mais assez rapidement elles se sont régulées. J’ai fonctionné à l’instinct, en fonction de mes possibilités du moment.

De cet allaitement je ne garde que de beaux souvenirs. La première tétée dès la naissance. La simplicité. Le côté pratique et toujours prêt. Pas de logistique à penser pour elle pour les balades (on a déjà assez de trucs en tête, hein). Je ne me suis pas sentie oppressée ou envahie comme ça avait pu être le cas pour mon premier allaitement (les exigences n’étaient pas les mêmes non plus, ça joue). J’ai adoré me sentir à l’aise et libre. J’ai aimé cette parenthèse entre ma fille, mes seins, son lait et moi.

Et puis j’ai adoré connaître cette douceur à nulle autre pareille et je garde comme de précieux trésors les tendres souvenirs des tétées dans le silence enveloppant de la nuit.