MES GONES

Il préfère manger à la cantine

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On pourrait parler école, de la rentrée déjà loin, des TAP qui se résument à des courses relais et de la pâte à sel (oui en plein centre de Lyon), des attitudes éducatives du personnel encadrant et enseignant, qui me laissent perplexe. On pourrait.

Revenons en à l’essentiel. Globalement Petit bonheur semble se plaire à l’école, même s’il n’est pas toujours très motivé pour y aller le matin, une fois sur place apparemment ça va.

Surtout si son pote G. est là. Pendant une semaine G. a été malade, alors depuis chaque jour en débriefing de sa journée je sais que G. est arrivé aujourd’hui et que Petit bonheur n’a pas fait de pate à modeler ni de vélo dans la cour. Pour le reste mystère et boule de gomme. Ah si, il connait aussi un max de chansons dont « savez vous chanter les choux »

Mais ce que Petit bonheur préfère à l’école c’est la cantine. Le restaurant avec les copains. Moi qui pensait que c’était une chance pour lui d’avoir quelques mois d’adaptation en douceur et de manger à la maison (je croyais que les gosses en rêvaient!), j’avais faux. De toute façon à la maison c’est pas bon et si j’ai l’audace de lui servir un plat avec du basilic ou toute autre herbe aromatique il n’en veut pas à cause des « petites saletés ». Bref la cantine c’est le kif intersidéral et je sens que les vacances scolaires qui approchent vont être longues, surtout à l’heure des repas!

Ps: la photo c’est cette recette de base de cookies (avec les proportions divisées par deux, faut pas exagérer), qui font l’unanimité à l’heure du goûter

MES GONES, REAL LIFE

L’un sans l’autre

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Aujourd’hui Jolie douceur est à la crèche. Sans son frère. L’opportunité s’est présentée et cela n’arrive pas souvent qu’ils soient séparés, bien que cela me semble important pour leur construction individuelle.
Enfants rapprochés oui, mais pas jumeaux fusionnels!

Et puis Petit bonheur fera sa rentrée en septembre et Jolie douceur ira à la crèche deux jours au lieu d’un et sans son frère.

Aujourd’hui c’est une tout autre ambiance! Deux enfants sur trois (Petit bonheur et le mini pouce donc) c’est plus facile à gérer, surtout qu’ils ne se chamaillent pas et ne se disputent pas l’attention de leur maman.

On a fait quelques activités avec Petit bonheur pendant la sieste du mini pouce avant de sortir.

Après une petite négociation avec Petit bonheur initialement vêtu de ses bottes de pluie, ses lunettes de soleil, sa casquette et ses moufles (pas de mention inutile à rayer), il a accepté de poser lunettes et casquette et mis ses moufles dans sa poche. Il m’a demandé de gonfler (ouvrir) son parapluie tout neuf, qu’il tenait fièrement. Il répétait au mini pouce (7 mois) « tu touches pas mon parapluie, c’est à mouaaaa, d’acord ».

Il a marché tranquillement près de la poussette, s’est arrêté lorsqu’il le fallait et à chaque fois que je lui ai demandé. On a même pu faire une petite course dans le calme et la sérénité. Au retour, je l’ai laissé sauter quelques minutes dans la belle flaque devant l’immeuble. La fête!

Il a quitté sa veste, ses bottes sans se faire prier et même son pantalon trempé, de sa propre initiative.

Le repas s’est déroulé tranquillement, sans que je sois sollicitée de toute part. Comme d’hab’, le mini pouce a mangé en premier puis bu son biberon. Dans le calme. Pendant que Petit bonheur jouait sans avoir à faire de compromis, sans « chacun son tour », sans « tu lui rends ».
On est passé à table, il s’est assis près de moi sur une chaise de grand, avec ses petits couverts et son assiette en céramique (à dessert) pour faire « comme maman ».

Après le pipi, le lavage des mains (sans aucun « viens ici », ni « dépêche toi ») on a lu l’histoire de lulu la tortue et lorsque la musique qui indique que l’heure de se reposer a sonné il est resté paisiblement dans son lit et le protocole du coucher n’a pas été nécessaire. Youhou!

Petit bonheur a demandé à voir sa sœur ce matin, Jolie douceur aura probablement cherché son frère aussi mais l’expérience est vraiment positive. Vivement la rentrée, que je puisse profiter de l’un et l’autre ensemble et surtout + souvent séparément…

MES GONES

15 mois ma douce

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Hier soir j’ai passé la main dans ses cheveux et j’ai été étonnée qu’il y en ai tant.

Elle commence à parler pour de bon: allo, ient (en tendant ses bras potelés) pain, pom, kâ kâ (coin coin), pimpon, enco’, çaaaaa, et la semaine suivante elle fait des phrases: « lélàdoudou, kecécéça?

Tout d’un coup, là voilà qui s’affirme, né puis très vite non sont devenus ses mots préférés en alternance avec pas.

Elle marche en donnant la main et puis voudrait vagabonder seule. C’est chaud cacao pour la remettre dans la poussette.

Elle est fascinée par les animaux et n’a peur de rien.

Elle fait ses premiers bisous.

Elle suce son pouce quand elle a sommeil. Elle sort de sa gigoteuse et pleure parce qu’elle voudrait trimballer la partout après la sieste et se rouler dedans.

Elle mange seule pour de bon.

Elle danse dès qu’elle entend de la musique ou un son rythmé et remue ses mains sur l’air de petit moulin

Elle veut jouer avec les crayons de couleur, les remettre dans le pot. Et coller des autocollants aussi.

Elle fait au revoir.

Elle chouine sans modération lorsque son frère lui pique ses jouets.
Elle devient très rouge et son nez coule systématiquement lorsqu’elle pleure vraiment.

Elle franchit des étapes d’un coup, naturellement, avec une facilité impressionnante.

Elle fait des bêtises sans faire de bruit. Son truc du moment: vider deux tiroirs de fringues la commode en alternance avec dérouler les rouleaux de papier toilette (gare à celui qui oublie de fermer la porte)

Elle a des yeux d’un bleu qui hypnotise. Elle fait craquer tout ceux qui croisent son chemin avec sa bouille à croquer, son sourire communicatif, ses fossettes et ses six dents.

Elle a fait son premier tour de manège et n’a pas accroché du tout!

Elle est aussi douce que décidée.

Elle a quinze mois et ses progrès me laisse bouche bée chaque semaine.

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MES GONES

Deuzan et demi

Petit bonheur, mon tourbillon de vie a passé le cap des deux ans et demi.

Affectueux, enthousiaste, généreux, entier, sensible, aussi peureux qu’il est casse-cou, Petit bonheur grandit à vue d’œil et ne lâche jamais l’affaire quand il a une idée en tête (oui je sais de qui il tient ;-).

Arrêt sur image pour garder une trace de ce qui se passe en ce moment.

Petit bonheur connait maintenant les couleurs. Il lui arrive de choisir un objet rose spontanément et nous laissons faire même si ça surprend.
Il sait nommer un grand nombre d’animaux et connaît leurs cris (je ne me lasse pas du chat fait mamiyou).

Côté motricité il a un grand besoin de se dépenser, de courir, de sauter. Il est inépuisable! Il adore jouer au ballon au square ou au parc, faire du tricycle avec ses clés et sa casquette (de la moto avec mon casque moua! Vroum). Il fait des roulades (« des roulanes »), il peut marcher à nos côtés pour une grande promenade.
Il accepte à nouveau de monter sur la planche à roulette de la poussette, ouf.

Il joue longuement seul, si je suis à proximité, empile adroitement des cubes, construit des « grandes tours » et « la maisons mamie et papi », il cuisine de la polenta (?!!), de la quiche (« c’est délicieux papa ») dans le four qui fait tic tac et vient nous faire goûter.
Les mises en paire n’ont plus de secret pour lui.

Il investit tout l’espace de sa feuille lorsqu’il dessine (des avions, un gâteau à la fraise ou toute la famille), adore coller des auto-collants (et çui-la-là-va-l’où alors?) il est très fier de ses œuvres que j’affiche sur le frigo. Il réclame souvent les activités de verser, de pâte à modeler (la tamoler) ou pâte à sel.

Il aime compter, dit deux pour évoquer la notion de quantité voire d’abondance.

Il danse et chante un peu. Après la capucine, c’est le ouistiti qui a ses faveurs, et comme il ne connait pas la demie mesure il demande à l’écouter en boucle.
Au moment du coucher il chante à sa sœur, son meilleur publique, « tourne tourne petit mounin »! J’incite au calme et je ricane intérieurement en les voyant faire les marioles.

Il a un appétit d’ogre mais pinaille désormais pour manger certains légumes (variables selon son humeur), alors qu’il aimait tout, du céleri en passant par le fenouil. Il réclame à chaque repas un ro-ro chomage (un gros morceau de fromage) ou me dit « non pas les pâtes, préfère le chocolat moua! »
Il boit encore un biberon le matin et le soir, avec du lait végétal. Il pourrait s’en passer mais comme sa sœur boit encore son bib, il veut faire pareil (moua aussi).

Il chausse du 25, porte du 4 ans en haut, du 3 ans en bas, perd souvent ses pantalons. Il met ses chaussures seul, se déshabille et range ses affaires à l’endroit opportun. Il adore son blouson babar, tient à le mettre, même quand il fait trop chaud. Il dormirait avec ses lunettes de soleil (mes nunettes maman, j’y vois plus ien!) s’il le pouvait.

Il me demande de lire les histoires du soir par deux, me prépare les livres choisit, par terre, à ma place, entre son lit et celui de sa sœur, me dit « je t’aide tistoires maman » ou « tous ensemble tistoire ».

Il dort parfois avec de drôles d’objets, en guise de doudou. Lui qui ne dormait que dans le noir complet, il me réclame maintenant de laisser la porte ouverte et le store entrebâillé (faut que je lui trouve une veilleuse).
Quelque soit l’heure du coucher, il se lève entre 6h et 7h. Il apprend à patienter un peu le matin et demande chaque jour « c’est pas trop tôt? ». Siiii!

Et il parle avec des intonations enthousiastes à souhait qui nous tellement, tellement font rire.
Oh lala le soleil! S’est envolé le moiseau. Là haut dans l’abe. Regade!
Attendez moi! J’a-iiiiive!
Arrêteuuu. C’est à moua, d’accord?! Ca suffit! Attend une minute mamillon!

Il me raconte les histoires qu’il s’invente.
Que fait la fourmi? « Elle mange des noisettes maman! »
« le mouton violet saute dans la cabane. ramasse de l’ebe et joue au ballon. »

Pas un jour sans qu’il nous surprenne avec son vocabulaire qui s’étoffe, d’une multitude de mots, impossible de tout noter!
Il me raconte avec une certaine précision ses activités à la crèche, son menu le midi et des petites anecdotes dont il se souvient (sa mémoire est bluffante).

Il se familiarise avec la notion du temps. Après, tout à l’heure, plus tard, bientôt, demain, bien que cela soit encore confus.

Il refuse de prendre des douches et réclame des bains où peu d’eau suffit à le contenter, il aime éclabousser et shampooiner sa sœur. Seul son père peut lui laver les cheveux. Il a fait un petit tour chez le coiffeur le mois dernier. Juste pour la frange, Mister bonheur n’est pas prêt à voir les bouclettes tomber…

Il connait son nom, la couleur de ses yeux et de ses cheveux.

A mesure qu’il grandit la vie est + simple. Il s’apaise. Pique encore des crises, mais quoi de plus normal à deux ans et demi avec une petite sœur dans les pattes à qui il aime dire « laisse tranquille moua » ou l’instant d’après aller la chercher pour jouer « tiens à tout c’qui faut, jouer tous ensemble ».

Deuzan et demi et mon amour qui ne cesse de grandir…

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BONS PLANS, REAL LIFE

La débarbouillette

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Dans la série organisation à l’heure du repas je demande une place de choix pour la débarbouillette (babouillette comme dirait Petit bonheur).

J’avais ressorti des vieux gants de toilette qui faisaient la blague. Ils sont lourds, moches, ils rapent un peu et mettent trop longtemps à sécher. Peu mieux faire mais faute de mieux…

Il faut limiter les dommages collatéraux de l’autonomie voyez-vous et le pré-lavage est indispensable avant le lavage des mains qui poissent et des bouilles pleines de carottes/épinards/sauce tomate.

J’ai profité du code promo de Ginie pour élargir mon stock de carrés démaquillants des tendances d’Emma (découverts et adoptés grâce à un chouette swap avec maman tendance bio cet hiver) et j’en ai profité pour les commander ces fameuses débarbouillettes qu’on a vu passer sur pas mal de blogs.

Hyper douces, de couleurs différentes (chacun sa couleur c’est top), assorties (ou pas) au bavoir, et surtout bien adaptées aux petites mimines pleines de compotes qui ne demandent qu’à faire seules.

Simples, efficaces, validées par les petites mains boudinées!

Ps: cet article n’est pas sponsorisé, j’ai testé, j’ai aimé, je partage c’est tout 😉

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MES GONES

Autonomie

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Elle va chercher  ses chaussures et son manteau sur la patère fixée à sa hauteur, quand elle sent que l’heure de la promenade approche ou pour dire qu’elle voudrait faire un tour elle aussi alors que Mister bonheur part acheter du pain avec Petit bonheur.

Elle essaye mettre ses chaussons toute seule.

Elle mange seule (et je lui mets un t-shirt propre et nettoie la cuisine après chaque repas) principalement avec les doigts mais sans lâcher sa cuillère une seconde.

Elle monte sur le lit de son frère, ils bouquinent côte à côte.

Quatorze mois, les premiers pas vers l’autonomie…

Deuxième enfant et fierté intacte des ses parents émerveillés, qui ne se lassent pas de l’observer grandir.

MES GONES, REAL LIFE

Deux enfants rapprochés, un an après…

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On m’avait dit tu verras la première année sera sport après ça ira.

On y est et…?

Un an après on a trouvé notre rythme de croisière, l’organisation qui nous va bien. On sort en famille, on vit, même si tout est géré en fonction des siestes (le sommeil garant de notre équilibre familial).

Un an après on fait des nuits complètes certaines semaines. Et encore des nuits trop courtes (et des réveils en sursaut avec lui à côté) ou hachées (avec elle). On recadre ce petit monde régulièrement. Notre résistance à la fatigue a sacrément ramassé ces deux dernières années.

Un an après ils prennent souvent leur bain ensemble. Vas-y que je t’éclabousse, que je te prête (ou te pique) l’arrosoir.

Un an après les repas se rejoignent peu à peu et l’autonomie se précise pour Jolie douceur. On prend nos repas en commun avec les enfants le midi, c’est sympa.

Un an après la nécessité de créer un coin dans le salon dédié à chacun se fait sentir.

Un an après ils peuvent jouer seuls de petits moments.

Un an après elle veut faire comme lui, il fait comme elle.

Un an après je m’installe entre le lit de grand de Petit bonheur et le lit à barreaux de Jolie douceur, pour l’histoire du soir et tous les deux en profitent.

Un an après la nacelle (bien rentabilisée!) à laissé place à un deuxième siège auto dans la voiture. Le trio a été vendu.

Un an après je m’interroge sur le rapport frère-sœur, la construction identitaire de chacun, le lien fort et si particulier qui les unit, sur les premiers conflits inévitables entre eux.

Un an après j’arrive à mettre en place de petites activités sensorielles pour chacun, séparément et ensemble quelques fois. Ca me frustrait beaucoup les premiers mois de ne pas pouvoir le faire très souvent. Avec la fatigue, la nouvelle organisation à trouver et leur autonomie limitée, il suffisait simplement de se laisser le temps.

Un an après on s’est fait notre premier resto-test un midi tous les quatre. Un petit pot pour Jolie douceur, un menu enfant avec la découverte des frites pour Petit bonheur. Un joli moment.

Un an après je retrouve des bribes de liberté, mon moteur avant d’être maman et dont l’absence me pesait parfois si lourd.

Un an après il y a du merveilleux chaque jour, et enfin la force d’en profiter 🙂