GROSSESSE

34 semaines # ma grossesse

Good news, lundi j’ai passé le cap des 34 semaines et je suis sortie de l’hôpital.

Une semaine la maison c’est quand même autre chose!

Je suis aux anges de retrouver mon home sweet home, mes draps, mon lit, mon fils adoré et mon mec chéri. Et de manger bon, copieux et… surtout bon en fait! Hummm des pâtes al dente avec plein de fromage fondu! Humm le velouté de courge butternut.

Malgré les ptits plats et gourmandises apportés durant mon hospitalisation, ma balance affiche un kilo de moins. Si on m’avait dit que je perdrais du poids au cours du 8e mois…

Mister bonheur est bien perturbé par la situation (pas par mon poids, hein!), stressé, désorienté, un peu perdu. Il gère au mieux, mais galère pas mal. C’est fou, quand nous, les nanas, n’allons pas bien, ce sont eux qui sont vraiment mal. Bizarre, non? Il s’agit, d’un coup de Mars et Venus, qui m’échappe, c’est ça?

Je me montre compréhensive mais j’espère qu’il va se ressaisir parce que là ça va, mais après l’accouchement je risque de trouver ça boulet…

J’ai envie de faire plein de choses, de jouer avec mon fils, de ranger, de nettoyer, de prendre l’air. Mais rien de tout ça n’est envisageable. Alors je reste allongée le plus possible, même si soyons honnête, les occasions de se lever ne manquent pas quand on est chez soi.

Une sage femme adorable vient me voir à domicile, pour le monito et contrôler ma tension. Et mon gyneco m’a appelée pour prendre des nouvelles (dingue non?!)

Le berceau est installé et nettoyé, la commode bien remplie de mini bodys, pyj et autres tenues. Tout me semble si petit. Ou bien c’est Petit bonheur qui me semble si grand, du haut de ses 14 mois.

Nous sommes fin prêts (croit-on!) pour accueillir mademoiselle numerobis. On croise les doigts pour qu’elle reste au chaud encore dix jours, au moins. A partir de 36 semaines, et ce n’est plus si loin, un accouchement avec un joli bébé tout chaud, près de moi tout de suite, serait possible. Je n’y croyais plus. Et puis finalement si. J’ai bien envie d’y croire encore un peu.

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GROSSESSE, REAL LIFE

Les petits rien qui font tout

Je suis du genre à voir le verre à moitié plein. A positiver. A relativiser. Parce que ça m’aide à avancer, à me relever, à évoluer.

Alors, je crois, sans ironie aucune, que j’ai la chance d’avoir atteri à la Croix Rousse, où ils sont super calés en matière de prématurité et au top pour le suivi de grossesse patho. C’est à 10 minutes de chez moi, mon homme peut venir CHAQUE jour pendant sa pause et Petit bonheur plusieurs fois par semaine. Je crois que je ne pouvais pas tomber mieux…

Cette semaine (surtout au début de l’hospitalisation) j’ai eu des coups de mou! Une vraie chiffe molle par moments, à pleurnicher (je veux mon fils, mon homme, mon lit, mon chez moi) alors que d’autres mamans fortes et battantes , sont dans des situations bien pires.

Mais chaque soir, à minuit, je pense +1 jour et c’est ça de pris!

Et chaque jour vient avec son lot de plaisirs et petites joies, qui mettent du baume au coeur et qui me font tenir.

Je suis très entourée, dans les moments durs, l’essentiel refait surface, à savoir l’amour de ceux qui comptent, le soutien qui arrive de toute part, des proches et des moins proches.

Je ne suis pas ambitieuse en terme de bonheur. Je crois qu’il se niche dans ces petits riens, que je saisis, dont je m’imprègne, quand ils se présentent.

Je n’attends pas l’exceptionnel pour être heureuse, je me satisfais de l’extra-ordinaire, captant au passage l’intention de faire plaisir ou la spontanéïté du moment.

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ps: photo calin prise pour le premier round de noël qui en dit plus long que bien des mots sur la magie de l’instant

GROSSESSE

Du temps pour elle

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Pendant cette grossesse j’aurais voulu me (re)poser davantage, me recentrer sur mes sensations, mon instinct, prendre plus de temps pour elle, l’apprivoiser et lui montrer à quel point elle compte déjà, pour nous.

Elle a subi sans broncher mes efforts physiques, mes angoisses, ma fatigue, les nuits trop courtes, lorsque Petit bonheur cumulaient virus et maladies infantiles.

Il m’ a fallu du temps pour accepter l’idée d’être à nouveau enceinte, si vite après qu’on l’ait décidé, prise dans l’ambivalence de la joie de sa présence et de la peur de ce qui nous attend.

Ce repos forcé, nous reconnecte.

Elle et moi.

Ma fille, si douce et calme.

Elle prend sa place, s’impose, avec cette force de vie extraordinaire qui l’anime.

On se disait récemment, avec Mister bonheur, qu’on ne réalisait pas bien.

Elle nous a fait redescendre sur terre!

Elle cherche à nous interpeller, elle nous pousse, par tous les moyens, à lui témoigner notre attention et notre amour.

On lui doit bien ça!

J’ai passé quatre nuits à l’hôpital, et cinq jours, en chambre double, dans le service groseesse pathologique. J’ai une folle envie de sentir l’air me glacer le visage, respirer un peu, voir ce qui se passe dehors, ne serait-ce que quelques minutes.

Mais ce n’est pas au programme.

Je reste allongée, sagement, en me disant que chaque jour est une victoire et je savoure les petites joies quotidiennes (visites, appels, délicieuses attentions de mon amoureux etc) en croisant les doigts pour qu’une chambre seule me soit attribuée.

Je suis raisonnable, pour que chaque heure, chaque jour passés ici,  où elle reste au chaud, en moi, bercée et protégée par mon amour lui soit bénéfique. Et tellement plus doux que ce qui l’attend, si elle choisit d’arriver si tôt…

ps: J’ai récupéré l’ordi hier soir (oh joie!), pratique pour les soldes et finir de préparer l’arrivée de mademoiselle. Et je vais pouvoir répondre à vos commentaires, qui m’ont beaucoup touchée!

GROSSESSE

31 semaines # ma grossesse

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31 semaines de fusion.

On commence (enfin?) à s’activer un peu, pour préparer l’arrivée de Mademoiselle numerobis.

J’ai imprimé la liste de Marie pour la valise de la mat’ et Mister bonheur a bien ri en la lisant.

J’ai récupéré tout un carton de fringues trop choupi. Je ferais le point, la semaine prochaine, pour qu’on complète pendant les soldes. Avec le stock de pyj taille 1 mois trouvés pour trois fois rien en brocante et la pile de compèt pour les bodys on est déjà bien pour les débuts! Quelques affaires neuves, pour bébé neuf et on sera au top!

Mister bonheur a monté le berceau de mademoiselle. Il a râlé (et moi ricanné) à cause de ces putains de vices qui ne voulaient pas coopérer et ensuite parce qu’il s’est pris deux fois le berceau qui est au milieu de notre chambre. Ca promet!

Je la sens encore bien haute mais mes contractions sont de plus en plus intenses et basses, surtout en fin de journée.

A priori, ce sont des contractions pysiologiques, mais bon, je crois que je ne serais rassurée qu’après avoir passé le cap de 37 semaines!

Je suis lourde et de moins en moins mobile, j’ai des remontées acides désagréables au possible, je rame pour mettre mes bottes, je me sens serrée dans mes sapes, pourtant à ma taille, j’en ai marre d’être tout le temps habillée pareil (ou presque), je mange du dessert même si c’est pas raisonable, je fatigue vite et profite pour siester dès que l’occasion se présente.

Je suis bel(le?) et bien dans le dernier trimestre.

J’adore la sentir bouger, mais je ne suis pas vraiment sûre de réaliser, que bientôt nous serons quatre.

La grossesse à ce côté magique, on pense à ce que sera la vie après, sans pouvoir mesurer le bonheur infini qui nous attend, avant de le vivre en live.