MES GONES

L’angoisse de la nuit

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En ce moment, c’est pas la fête, les nuits sont compliquées.

Le sommeil c’est pas encore ça.

Avec un bébé c’est normal?

Ah oui… mais non!

Jolie douceur roupille comme un loir, elle. Elle s’endort seule à 20h. Elle se réveille une fois ou deux pour téter à demi endormie et replonge, jusqu’à 8h30/9h.

Le matin elle ne hurle pas. Elle pleure un peu (ou pas) pour qu’on vienne la chercher et patiente tranquillement.

Bref, elle est carrément cool.

Mais voilà, ça fait deux mois et demi que Petit bonheur, lui, se réveille la nuit, plusieurs fois par semaine. En HURLANT, en nage, pleurant à grosses larmes, assis ou debout dans son lit. Il refuse catégoriquement de se rendormir.

Il est angoissé, un truc de dingue.

On le caline, on l’apaise. On le rassure, on lui parle. Et dès qu’on essaye de le recoucher, vlan c’est reparti pour une session de hurlements. Il peut tenir des heures et des heures comme ça avant de tomber d’épuisement!

Au delà du fait que ça commence sérieusement à nous gonfler, les nuits de 4h, alors qu’on pourrait tous dormir, son angoisse m’inquiète.

Je sais que c’est lié à l’arrivée de sa soeur. Avant il dormait tranquille, toujours content d’aller se coucher le soir.

Maintenant, on peut le coucher, oui, mais il se réveille et ne veut plus dormir. Il veut être coller à nous, point barre.

Il a finit une ou deux fois dans notre lit, parce qu’il faut bien qu’on dorme un peu, bordel à la fin! Le cododo c’est pourtant pas mon truc, et j’ai vraiment pas envie de m’embarquer là dedans alors qu’il a 18 mois!

Jolie douceur va bientôt déménager dans sa chambre, dans leur chambre, elle n’est pas loin de faire ses nuits. Pour l’instant, elle reste près de nous, c’est plus simple, elle ne se réveille pas vraiment la nuit, ne pleure pas et ne le réveille pas.

Je sais que le problème vient de là. Il ne comprend pas (même si on lui explique) qu’elle dorme dans notre chambre et pas lui. Je sais que ça s’arrangera. En attendant, j’ai l’impression de mal gérer ce tournant avec lui, de pas l’accompagner correctement dans ce cap, dans son nouveau rôle de grand frère.

C’est frustrant et fatiguant pour tout le monde à la longue.

On en a parlé avec Mister bonheur (qui est sur le point de se transformer en loup garou… ahem) et cette nuit, on a installé un petit matelas d’appoint, dans notre chambre, par terre, pour Petit bonheur, avec tous ses doudous. Je lui ai expliqué qu’il pouvait dormir là, comme sa soeur, mais que c’était temporaire.

C’est vraiment pas ma préférence, mais je préfère encore ça à l’avoir dans mon lit…

Et vous des perturbations de sommeil, avec l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur, vous avez connu ça?

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ALLAITEMENT

La tétée la plus douce

Tout le monde dort profondément.

Je me réveille, je ne sais comment. Chaque nuit, malgré la fatigue, le même scénario se répète. Il existe cette connection unique entre elle et moi. Un truc fabuleux qui ne s’explique pas. Un truc qui fait, qu’au beau milieu de la nuit, vers 3h, je sors de mon profond sommeil.

Je l’entends.

Elle gigote un peu dans sa nacelle. Elle émet quelques miaulements, à peine perceptibles, dans le silence de la nuit.

Elle a faim, elle veut son lait.

Je la prends dans mes bras, elle n’a pas encore pleuré. A quoi bon attendre, puisque je sais qu’elle a faim et qu’elle me réclame?

Sans allumer, je vais jusqu’au salon et je m’assois dans le fauteuil moelleux, parce que c’est là que je suis le mieux installée.

Je la pose délicatement sur le coussin d’allaitement. Elle tête, avec appétit, encore à demie endormie. Parfois elle ouvre grand les yeux, ses yeux immenses et tout ronds, qui me font toujours sourire. Nos regards se rencontrent. Même dans la pénombre, on se voit tout à fait distinctement. On se regarde.

J’ai une bouteille d’eau à côté, à portée de main. Chaque soir, avant d’aller me coucher je vérifie qu’il y ait suffisamment d’eau. Ma petite organisation est rodée. J’ai toujours soif, dès qu’elle se met à téter. Je bois quelques gorgées.

Elle pose sa main en étoile sur mon sein. Je fonds dès qu’elle fait ça. Sa toute petite main jolie.

Je lui carresse le visage. Elle sourit, tout en continuant de téter. Je souris aussi, ensommeillée, dans la pénombre.

Quand elle a finit, qu’elle est rassasiée, je la garde un peu contre moi. Je sais qu’elle ne fera peut être pas son rot, elle est toute endormie.

J’ai envie de prolonger ce moment ouaté. J’aime tant sentir son corps minuscule et tout chaud, ses effluves de lait, de bébé et de sommeil. Le meilleur parfum du monde!

Elle est là, complètement abandonnée, contre moi. Je profite quelques instants encore, du plus doux des moments, avec mon bébé, consciente que le bonheur se niche là, contre moi.

Ensuite, je la pose délicatement dans sa nacelle. Je lui murmure « à toute à l’heure ma jolie ». Elle se rendort seule, si ce n’est pas déjà fait, et je retourne me coucher dans le silence de la nuit.738