BONHEURS

Maman médite

Avant eux j’avais une autre vie. D’abord une toute autre carrière qui se dessinait puis finalement une pause, une (grosse) remise en questions et un changement de direction.

La découverte de la spiritualité, de la méditation, de nombreux outils de développement personnel (CNV, EFT, Hoponopono, accorts tolèques et j’en passe) et du Reiki.

Et puis Petit bonheur, le restau et une reconversion professionnelle pour moi (assistante maternelle) et très vite l’arrivée de Jolie douceur.

Puis quatre ans a m’occuper de toutes ces nouveautés et le développement personnel mis entre parenthèse, ou plutôt le travail sur moi à pris d’autres formes, bien concrètes 😉

Et puis… prendre le temps de méditer pendant la sieste. Prendre le temps pour rien, et apprécier, vibrer. Apprécier le moment et apprécier la fluidité qui vient après, le temps qui semble s’allonger ou alors c’est moi qui gère différemment et qui n’ai plus besoin de speeder et j’arrive à être + souvent zen en fin de journée (surtout si j’ai démarré en douceur au réveil)!

Comment ai-je pu oublier que la méditation était ma clé quand je n’ai pas l’temps, pas l’ temps?!

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BONHEURS

La gratitude du matin

Le matin c’était dur. Des réveils dans les hurlements, trop tôt, trop longtemps. Les yeux encore collés et déjà la journée qui déraille et l’envie d’être demain.

Et puis stop. Si je n’arrive pas à les apaiser eux, je peux continuer de poser le cadre et penser à moi pour me sentir bien ici et maintenant.

Aller courir parfois, quand le découragement se fait sentir, quand j’ai envie de fuir à toute jambes! Revenir apaisée.

Et puis la gratitude.

La gratitude de se dire bonjour. De commencer la journée avec vous. Je suis tellement contente de vous voir ce matin les enfants. Et ressentir ce sentiment de plus en plus fort et spontanément. Etre heureuse de ce que j’ai déjà, de ma vie, de la participation de mon mec, de ce qu’il fait pour nous, plutôt que de focaliser sur ce qu’il a ENCORE oublié.

L’humeur du matin conditionne toute la journée. Début compliqué, fin de journée compliquée. A l’inverse le positif appelle le positif. D’ailleurs le soir on termine la journée en se disant nos kifs ou moments préférés.

Ne plus laisser les autres, leur humeur, leur comportement déterminer ma journée. Garder le pouvoir, mon pouvoir, celui de briller et d’aimer 😉

 

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BLA BLA BLA

Janvier

J’écris souvent dans ma tête mais je m’approche de moins en moins de l’ordi… Et pourtant vous continuez à venir par ici. Alors merci. J’ai envie de vous souhaitez tout le bonheur du monde en 2016, parce qu’il n’est jamais trop tard pour ça, si?

Janvier et pas de résolutions à l’horizon, sinon celle de kiffer. L’envie de prendre du temps, de simplifier, de fluidifier, de me concentrer sur les kifs quotidiens, ceux bien concrets, ce et ceux qui me rendent heureuse.

En janvier j’ai fini la lecture inspirante de 3 kifs par jour, de Florence Servan schreiber (depuis je contamine mon entourage ;), lu d’un trait Le jour où j’ai appris de Laurent Gounelle et le jardinier de l’eden de Clarissa Pinkola Estes.

J’ai écrit à la main 40 cartes de vœux, envoyer quelques photos aux proches; J’aime prendre la plume une fois par an pour un petit mot aux gens que je n’appelle pas, aux amis dispersés aux quatre coins du monde, pour garder le lien, malgré le temps qui file. Et j’ai reçu de nombreuses réponses 😉

Janvier et deux escapades en famille à organiser. Le genre de projets qui est déjà un kif en soi. Ca me fait du bien de savoir que de bons moments et de nouvelles aventures nous attendent!

Janvier du temps pour nous, individuellement, enfin! Janvier et le temps de méditer presque chaque jour et la fin de journée est plus sereine 😉

Janvier et l’envie de fluidité. Après un petit break l’envie de simplifier est de retour. Gros tri dans les fringues des enfants pour ne garder que ce qui sert (ou presque). Dispatcher entre les copines et les asso les vêtements trop petits.

Janvier et le mimosa, la bienveillance avec moi-même où souvent lorsque je pense à ce que je n’ai pas fait, pas dit, je me dis concentre toi plutôt sur ce que tu as déjà fait!

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BITS + PIECES

Avril

Oui je sais. J’ai posté des news du mois de mars  en avril et rien depuis!

Pourtant il s’en est passé des choses…

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Turin

On a bougé avec les enfants: un weekend à Agde pour Pâques, puis 4 jours en Italie pendant les vacances scolaires, sans compter les sorties fréquentes au parc ou ailleurs.

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En parallèle je continue le tri, le vide de printemps et quand tu enclenches le changement, c’est l’effet domino…

J’ai été courir deux fois la semaine dernière (ça m’étonne moi même), pas longtemps et pas vite, mais l’idée c’est de me sentir bien. Je donne les bibs et je chausse mes baskets. J’adore la lumière au parc tôt le matin et c’est bien agréable de commencer la journée avec moi-même. Courir pour que ce soit moins la course..

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salade fenouil, avocat, coriandre, menthe, ail et citron

Le changement alimentaire se poursuit, j’en reparlerai surement… Je continue d’innover, d’introduire de nouvelles recettes : falafels, tartinade d’artichaud à tomber, gnocchi de patate douce (sans gluten), tarte aux fraises maison (avec les fraises rapportées d’Italie) et la bonne surprise de voir la balance afficher quelques kilos en moins (vive les plats à IG bas!)

Côté ciné ce mois ci Taxi Téhéran puis Indian palace pour un moment plus léger.

J’ai réactivé ma vie à moi, je vois mes copines un peu plus souvent, je programme des soirées filles, et j’ai même dans l’idée de me faire un weekend sans mec ni enfant (le premier depuis que je suis maman) au mois de mai. Bref, j’avance sur cet équilibre entre être mère, femme, working girl et être moi, simplement moi.

J’ai loupé le coche pour prendre des billets pour les nuits de Fourvière, alors je zieute d’autres alternatives de concerts sorties sympas.

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Du côté des enfants…

Petit bonheur se passionne pour le chiffre 14, réclame sans cesse des cadeaux et des surprises, retient les paroles de chansons entendues deux fois, mange avec un appétit d’ogre et nous fait rire autant qu’il nous fatigue avec ses questions. Il a été assez perturbé par Pierre et le loup étudié à l’école et demande chaque soir si des loups et des chasseurs vont venir dans notre maison. Il aime se souvenir des évènement passés: « je me souviens très bien, hier (y a une semaine ou l’été dernier donc) Il commence à inventer des jeux de rôles « moi je suis le grand frère loup, toi tu es la maman loup » (quand je vous dis que ça le travaille Pierre et le loup)

Jolie douceur est aussi belle que décidée. Elle a souvent un look improbable « pas çui là papalon, veut l’autre » et se retrouve avec une robe de « quincesse » et des chaussettes de Spiderman et refuse d’en changer pour sortir. Elle veut mettre ses bottes de pluie sans chaussettes et prendre le parapluie quand il fait 25° et un grand soleil. Vendredi dernier elle a été à la crèche avec son haut de pyjama, elle refusait catégoriquement de l’enlever et j’ai fini par laisser couler (c’est pas si grave hein?). Bref elle a deux ans.

ASSISTANTE MATERNELLE, BONHEURS

Choisir le bonheur

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J’ai fait développer un bon nombre de photos qui n’attendaient que ça.

Plein de souvenirs sont remontés. De bons moments passés avec les enfants, du quotidien, leurs manies rigolotes, nos balades, les vacances, les voyages, les paysages époustouflants, la nature ressourçante.

Il y a des moments durs, avec deux enfants en bas âge, un restau et le quotidien de la real life, n’est pas toujours rose, je ne le cache pas. On travaille beaucoup, les journées sont bien remplies, mais une chose est sûre, on vit intensément.

Je me dis qu’on est sacrément vernis et je choisis de cultiver la gratitude.  Je grave aussi fort que possible les moments doux dans ma mémoire, leurs rires spontanés, leurs mimiques et leurs expressions, qui seront mes souvenirs doudous lorsque la nostalgie viendra.

Chaque jour, autant que possible, je m’applique à mettre un soupçon de nouveauté, de découverte et du joyeux dans nos vies, dans nos rencontres, dans les relations que je cultive. Parce que demain existe sans exister , il n’y a que cet éternel maintenant que je choisis de vivre pleinement, sans regret.

Je choisis le bonheur, j’épouse les contraintes qui jalonnent ce parcours, parce qu’elles sont là, il faut faire avec, autant prendre les choses comme elles viennent et avancer, un petit pas après l’autre.

Je choisis ma vie, celle que je vis aujourd’hui. Je pourrais faire carrière, j’aurais pu . Je pourrais faire d’autres choix.

Mais je ne pense pas que je serais plus heureuse.

J’aime ce métier, cohérent prolongement de ce que je vis en parallèle, dans ma vie de famille, au contact d’enfants, qui m’apprend tant et où je suis plus souvent dans l’action spontanée et intuitive que dans la réflexion (alors qu’avant j’étais dans la tendance inverse). J’aime aux retours de vacances, ou ne serait ce que chaque lundi, (après une absence de trois jours) retrouver le mini pouce qui me semble grandit. Non je ne vois pas mon travail comme un corvée, au contraire, il m’offre une grande liberté d’organisation et me permet de combiner l’utile à l’agréable, de concilier le pro au perso et je reconnais ma chance (ou plutôt mon choix 😉

Je fais le choix de mettre de la légèreté dans le quotidien puisque, ma foi, les lessives ne se font pas toutes seules, qu’il faut encore passer l’aspi et préparer le repas, autant adopter un regard optimiste et faire des ces moments simples, des moments heureux.  Parfois j’y arrive moins, je me laisse aspirer par ces tâches successives et peu valorisantes, et puis je prends du recul.

Je nous regarde. Je les observe. Je me murmure choisis le bonheur…

MES GONES, REAL LIFE

Les calins magiques

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Depuis tout bébé Petit bonheur a un réservoir d’amour qui se vide très vite.

Genre plus vite qu’il ne se remplit. Il est percé ou quoi?!

Il m’est arrivé de penser que toute cette patience déployée était vaine, puisque je ne voyais pas de résultat au fil des mois. Aujourd’hui, je sais que les petites graines semées poussent à leur rythme et écloront demain, en leur temps.

Petit bonheur a trois ans devient un ptit gars vraiment chouette et futé et j’adore passer du temps avec lui. Peut être parce que j’en passe moins aussi…

Il est plein de vie, d’envies et de frustrations, parce que souvent c’est oui et parfois c’est non. Il faut alors négocier, insister. Les explications lui font une belle jambe quand il a une idée en tête.

Depuis qu’il parle c’est tout de même beaucoup plus simple de l’apaiser par les mots. On peut dialoguer et trouver des solutions qui conviennent à tous. En grandissant il apprend à patienter, à intégrer certaines règles et l’ordre chronologique des choses.

Il comprend que grandir offre de belles possibilités.

Il comprend que dormir fait du bien et que s’il a peur (du noir ou autre) nous sommes là, encore et toujours pour le rassurer.

Il a une force physique assez impressionnante et une sensibilité proportionnelle. A trois ans il lui arrive encore de hurler, de faire des crises inexpliquées, de chercher l’attention exclusive et permanente de dépasser les bornes des limites et pousser à bout et dans ces cas là on dirait qu’il attend une limite physique.

Certains pensent tout haut qu’il faudrait peut être lui en coller une bonne pour qu’il se calme. Si je n’étais pas branchée bienveillance j’acquiescerais. Parce que des fois il cherche quand même. Mais il cherche quoi au juste? Le contact physique par tous les moyens?

Je le connais et je sais qu’il ne lâchera rien par la force et ne se calmera pas par la violence. Il vaut mieux qu’il coopère.

Quand il pousse à bout je lui dis que son comportement m’énerve et que je sens la colère monter en moi.

Si nécessaire je l’invite à aller crier dans sa chambre, plutôt qu’à côté de moi, voire je l’isole le temps qu’on redescende tous les deux ou encore je lui propose de dessiner sa colère ou de taper dans un coussin (plutôt que sur sa sœur 😉

J’ai remarqué que lorsqu’il s’agite, passe une phase de turbulence, souvent il recherche notre disponibilité par tous les moyens. Même si c’est pour se faire gronder, finalement on s’occupe de lui. C’est un enfant très affectueux et demandeur, qui sait être très autonome dès qu’il est avec des copains ou en collectivité.

Au quotidien l’inclure dans une activité domestique peut le satisfaire ou alors il faut tout stopper le temps de lire une histoire ou faire un jeu avec lui. C’est pas toujours arrangeant d’être interrompu (surtout quand c’est non stop all day!!) mais finalement le quart d’heure passé n’est pas du temps « perdu » et c’est une stratégie gagnant-gagnant, où l’on prend le temps qu’il faut pour mieux avancer ensuite.

Parfois et malgré les nombreuses activités, l’attention portée, il crie, couine encore et j’ai épuisé mes réserves de patience. La fessée n’est pas loin, merde à la fin. Et je le prends dans mes bras. On se fait un câlin. Un gros câlin qui apaise. Souvent ça suffit. Parfois il mettra des mots sur ses frustrations, parfois non.

Ca me scotche à chaque fois, de constater le pouvoir du contact physique. D’ailleurs il arrive que ce soit lui qui vienne et dise dans les bras, un câlin là haut maman.

Comme quoi il peut suffire de pas grand chose et bien souvent le meilleur outil est là, disponible et accessible partout.

LOVE ETC...

Retrouver la confiance en moi

Je savais que l’arrivée des enfants et que la création d’une entreprise simultanément redéfinirait notre équilibre.

Je croyais que nous, avec notre couple solide, on ne serait pas ébranlé.

Je ne savais pas que je me sentirais si seule, délaissée et fatiguée les premiers mois, que je mettrais si longtemps à retrouver confiance en moi.

Je ne savais pas qu’il serait si désemparé face au flot d’émotions qui pourrait me/nous submerger.

En septembre, j’ai lâché prise. Si Mister B est là tant mieux. S’il est motivé tant mieux. S’il n’est pas là tant pis, la vie continue. Je gère. Je peux gérer. Je sais gérer.

J’ai mis du temps à me retrouver, moi, sans béquille, sans lui. A refaire surface, à ne plus implorer son aide, son implication.

J’ai arrêté de saper son autorité, aussi. Oui je sais, c’était pas motivant. S’il fait, s’il prend une initiative avec les enfants je valide. Si je ne suis pas en phase, je le garde pour moi, quitte à en reparler plus tard. Après tout, il faut lui laisser sa place de père, c’est important pour lui, c’est important pour eux.

J’ai arrêté de faire certaines choses à sa place, il fallait que je pose mes limites et puis chacun sa part de responsabilités.

Ca l’a surpris. Je sais dire non et je ne me cale plus sur son rythme effréné en oubliant de me considérer.

Je peux (enfin) gérer seule, le quotidien, les enfants, le boulot. Sans rien lui demander. Ca use de demander. Je croyais que c’était important de lui laisser l’opportunité de participer mais il fallait que ça vienne de lui, pas de moi.

J’ai deux enfants à éduquer, à qui je répète patiemment les choses, les gestes. C’est normal, je suis leur mère et à leur âge il faut répéter pour apprendre, pour intégrer.

Mais répéter et superviser un adulte autonome, qui montre de la résistance ça non. Je n’ai pas d’énergie à gaspiller, à contre courant.

Je choisis d’être bien, d’être moi, d’avancer dans mes projets, même s’il ne les valide pas. Je sais où et vers qui trouver du soutien et du réconfort quand j’en ai besoin de façon inconditionnelle.

J’assume mes choix. J’ai le droit de me tromper. Je ne quémande plus son approbation. Autre chose à proposer? J’écoute. Non? Bon bah alors je continue sur ma lancée sans m’agacer.

Je n’ai pas changé pour lui. Je n’attendais pas de ré-action particulière. Il fallait que je change, pour moi.

Ca l’a surpris.

Il a décidé de participer, de lui même, par plaisir. Il s’est mis à penser aux petits trucs qu’il oubliait sans cesse, à changer ses habitudes pour faciliter le quotidien, à prendre des initiatives, à proposer parfois… Le dialogue et l’envie de se projeter son revenus petit à petit.

Au fond on est ensemble par plaisir, pas par besoin. On a vécu l’un sans l’autre avant de faire le choix d’être ensemble, puis de fonder une famille.

J’ai décidé de reprendre les choses en mains, de m’imposer, de m’occuper de moi, d’en faire une priorité. Je n’était plus sa priorité, parce qu’il croyait que j’étais toujours disponible, parce que le boulot, les enfants font que…

Ca ne veut pas dire que je ne compte pas.

Ca ne veut pas dire que je ne peux pas être ma priorité et je ne peux pas passer ma vie à l’attendre.

Etre bien avec soi avant tout, pour pouvoir être bien avec l’autre.

Je n’ai plus peur de réussir seule.

Et à partir de là, tout à changé… En tellement mieux

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