MES GONES

Les vacances qui font grandir

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A chaque vacances, des étapes sont franchies, comme si ces moments pour se redécouvrir différemment aidaient à assimiler et franchir des caps…

Jolie douceur dort maintenant, pour de bon, dans un lit sans barreaux.

Il y a deux semaines, le médecin a dit à Petit bonheur qu’il serait bien d’arrêter la sucette maintenant, ça éviterait bien des complications pour la suite.

Je ne sais pas si l’idée a fait son chemin ou si simplement il s’est senti prêt (on lui avait suggéré d’arrêter à Noël mais on le sentait pas emballé, on a pas insisté) mais dimanche dernier Petit bonheur a déclaré en voiture : je commence à grandir moi, j’ai plus besoin de ma sucette.

AH? Euh ben ok, si tu veux tu pourras la couper et la jeter à la poubelle.

Je pourrais garder doudou?

Bien sûr!

« Enlève ta sucette » est une des phrases que je répète répétais un nombre incalculable de fois chaque jour, en alternance avec attends et arrête (mais ça j’essaie d’arrêter 😉

A notre retour de balade il a coupé (avec un peu d’aide, faut être costaud pour couper du caoutchouc !) et jeté sa sucette à la poubelle.

Le soir il l’a réclamé fébrilement et on lui a rappelé son choix et l’action qui en découlait. Il n’a pas insisté. Il s’est endormi très vite.

En parallèle, le langage s’est vu boosté.

La phonologie fait sont entrée. Je ne savais pas trop comment introduire le concept, j’attendais le bon moment. Comme d’hab’ c’est Petit bonheur qui a donné le tempo (et Jolie douceur qui suit le mouvement et répète à sa façon). Poule c’est comme roule, Filippo ça ressemble à ficelle, mou c’est comme doux etc…

Voilà nous y sommes. Je vais me pencher sur la question pour l’accompagner, je sens que ce sujet l’intéresse beaucoup.

Les premiers bonhommes patates ont fait leur apparition. Les coloriages sont appliqués et le comportement plus contenu. Est ce lié cette capacité de se centrer, de ne plus déborder dans tous les sens?

Côté collaboration fraternelle ça avance. A petit pas, mais ça avance… Les enfants commencent à jouer ensemble. Leur complicité évolue et ils ne recherchent plus uniquement la présence de l’autre pour se chamailler.

J’aime tant les voir grandir!

 

 

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A l’aube de tes deux ans

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transvasement avec des pâtes

 

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vérification

Tu me réclames la tite couette, plus si petite…

Tu t’affirmes et sait parfaitement ce que tu veux comme ce que tu ne veux pas (veux ça, pas envie, pas contente etc)

Tu commences à trier tes aliments et tu deviens autoritaire: pas la popote, le vavout maint’nant! (pas la compote, le yaourt maintenant)

Il est roù papa? Au rétaurant papa, à l’école Petit bonheur.

Tu répètes avec insistance « aime bien ça » quand tu convoites un objet ou un aliment et c’est à « VOUA ça » pour n’importe quel sac à main dans ton champs de vision.

Tu demandes « c’est qui ça » à tout va, pour connaître le nom d’un objet ou que je nomme une couleur.

Tu nous dis atteeeeends ou arrête.

Tu es très papa mais quand tu t’accroches à ma jambe tu clames c’est MA maman .

Tu veux mettre ton « papalon toute seule » et puis tu râle « arriiiiive pas », sans avoir pour autant l’envie que l’on le fasse pour toi.

Tu connais le prénom de tes copains à la crèche et des tas de chansons par cœur. Tu sais compter jusqu’à trois.

Tu demandes dans les (b)raaaas en ouvrant très grand les tiens et évidemment on craque à chaque fois.

Tu réclames les toilettes, pas systématiquement mais de façon toujours très volontaire. Tu dis encore et tu appelles lorsque tu as terminé en disant sini.

Le soir c’est « non non pas dodo, zouer. Aller là » (en montrant le salon).

Alors je ressors le protocole de derrière les fagots.

Et tu réclames la lumière du couloir…

Une canine a percé, trois autres arrivent. J’ai l’impression que les dents correspondent à des paliers d’autonomie.

Ces deux dernières semaines tu as souvent fini dans notre lit, au milieu de la nuit ou au petit matin. Vers 5h/6h ton frère se glisse contre moi en catimini et on est serré comme des sardines tous les quatre. On ne lutte plus. Tant pis, au moins on dort quelques heures de plus. On sait que ça ne durera pas toute la vie.

Parfois, si vous vous agitez, et si on a le courage de se lever, on vous remet dans vos lits. Des fois ça marche et la journée commence à une heure décente.

Ce weekend on t’a enlevé les barreaux de ton lit de bébé. Tu as grandi. On ne sait pas si c’est une bonne idée pour nos nuits mais on le sentait alors on l’a fait. Tu t’es relevé plusieurs fois mais tu as dormi d’un trait dans ton lit.

Les soirs où tu as été à la crèche, tu me réclames et ne me lache pas, comme s’il te fallait ta dose de moi.

Tu adores le bain, tu te frottes en riant et nomme les parties de ton corps.

Tu dis que tu as un an mimi (et demi) et bientôt dozan.

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Tu chantes à la queue leu leu le soir avec ton frère pour le rituel: pipi, laver les mains et tu fonds en larmes si j’oublie de te brosser les dents.

Tu réclames ton courrier lorsque j’ouvre la boîte aux lettres, tu dessines, t’appliques avec les momettes (gommettes) ou avec les transvasements improvisés qui t’occupent longtemps.

Mais ce que tu préfères c’est t’occuper de tes bébés, tu les fais manger en disant huuuuum et les promène en pissette.

Ma beauté. Ma douce. Ma rigolote.

Bientôt dozan…

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21 mois ma douce

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21 mois depuis une bonne semaine déjà…

Tu veux mettre ton « dada dos », tu mets tes chaussures « touteseule », tu enroules ton écharpe et tu veux qu’on t’enfiles ton manteau, même si tu n’as pas encore ton pantalon. Tu dis on y va et tu ne comprends toujours pas pourquoi chaque matin ton frère part à l’école sans toi alors que tu es prête la première.

Si on te demande si tu veux du fromage tu réponds aaaah oui! puis encor fromat’, çui là (le roquefort!)

Sur les chemins de campagne, tu cours à toute allure derrière ton frère en avec des petits couilloux (cailloux), précieux trésors serrés dans ta main  en répétant a(r)iiives ou atteeeeend.

Tu trimballes tes bébés partout et j’en retrouve à ma place à table, dans la chaise haute et sous la couette, à la place de ton père. Tu veux leurs laver les mains, les emmener aux wc et tu leurs chantes des chansons. Tu les fais manger, tu leurs lis des histoires avant la sieste en reproduisant les gestes que tu me vois faire au quotidien.

Tu chipes mon sac à main pour l’installer sur la poignée de ta « pissette » et tu me dis auvoir, mais avant il faut que je fasse un bisou à chacune de tes poupées.

Tu prépares des « pinic » avec ton frère, tu lui tends les aliments en disant « ta » (tiens) et du fait « hum » quand il te fait goûter.

Tu sais aussi ce que tu ne veux pas: non pas ça, non pas dodo, veux pas, nan nan nan, aller là bas (au salon pour jouer).

Tu fais encore deux bonnes siestes chaque jour mais tu pleures souvent (très fort) quelques minutes quand je te couche, et tu t’arrêtes d’un seul coup.

Tu fais chut en mettant ton index sur ton nez et je fonds.

Tu as décidé de t’habiller seule alors tu enfiles tes bodys ou tes tee shirts comme des pantalons et met les slips de ton frère par dessus tes leggings. Tu réclames la petite couette en me tendant ton élastique.

Tu nous encourage d’un Oh wisse en montant les escaliers avec des petites jambes dodues.

Ta cuillière ne te suffit plus, tu réclames ta fougette et un couteau.

Tu passes ta journée à répéter c’est « à bouaaaa », ou « ça c’est à iaia ».

Tu ne veux plus être assise dans ta chaise haute, tu préfères une chaise de grand, alors on a installé un réhausseur qui semble te satisfaire.

Tu t’appliques à dire Pi-peu-plait ou des maci spontanés, tu dis passer ou pardon si on te gêne sur ton chemin.

Tu réclames babidou, tu es fan des Barbapapa.

Tu fais des câââlins et tu distribues des bisous à tout va.

Dès que tu vois un chien tu te précipites en disant wouwou. Tu aimes les chevaux que tu nommes au galop.

Quand tu fais une bêtise, que tu tapes ou qu’on se fâche un peu tu nous regardes sans jamais baisser les yeux, ce qui inquiète un peu ton père.

Dimanche tu as marché des Brotteaux au Vieux Lyon refusant la poussette à l’aller, l’appréciant au retour, sans réclamer la planche à roulettes.

Tu t’affirmes, tu grandis ma belle, ma douce, ma Jolie douceur.

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ETRE PARENTS, MES GONES

Accompagner le changement, oui mais comment?

A chaque grande étape, à chaque changement, Petit bonheur manifeste copieusement son hypersensibilité.

Il y a eu les poussées dentaires accompagnées de maladies infantiles non stop l’hiver de ma 2nde grossesse, l’arrivée de sa sœur, le passage dans un lit de grand et les siestes chaotiques, ma reprise du taf, l’apprentissage laborieux de la continence, les vacances avec l’adaptation à un environnement nouveau et maintenant l’école. Autant d’étapes que de perturbations parallèles.

Les phases de développement se succèdent, parce que le changement c’est la vie. On a l’impression de faire un break entre deux pour repartir de + belle dans la difficulté à chaque fois.

On passe systématiquement pendant plusieurs semaines par une phase de sommeil compliqué et très perturbé.
Depuis les vacances, il se réveille à nouveau à 5h/5h30 chaque matin. CHAQUE MATIN.
Ca n’a jamais été folichon de ce côté là, on a souvent trouvé que les réveils routiniers à 6h30 étaient indécents mais là…
On pourrait croire qu’il va ensuite faire une bonne sieste. Détrompez-vous. Depuis ses tout premiers mois moins il dort…moins il dort! Petit bonheur est comme ça, il ne fait pas dans la demie mesure, il est entier.

Ne me dîtes pas mais couche le plus tard! Ca m’énerve. On a essayé. C’est pire. Il se lèvera à la même heure en étant encore + épuisé qu’il ne l’est déjà.

Ce n’est pas uniquement le manque de sommeil qui est relou, il y a les dommages collatéraux, les chouineries, l’impatience (de part et d’autre).

On explique, on lit des histoires avec ses héros préférés en rapport avec les étapes qu’il vit.

Dans un premier temps il est très enthousiaste face au changement quel qu’il soit, puis ça part en vrille côté sommeil et ensuite il y a des crises à répétition.

J’ai testé le rescue pour les kids, le sirop homéopathique nuit quiet, les massages après le bain, les colliers d’ambre.Sans résultat durable ou significatif.
J’ai fait appel deux fois à Aude Becquart, qui est très compétente, bienveillante et efficace. Elle nous a donné de bonnes pistes qui fonctionnent un temps puis rebolotte.

Voilà je galère et parfois je me sens tellement désemparée, dépassée et impuissante avec mon petit bonhomme qui a une force physique de ouf, une résistance sans limite, une sensibilité très développée et un réservoir d’amour qu’il faut remplir en continu.

J’aimerai l’accompagner sereinement et ça me fout les boules de pas assurer avec lui.

Y a-t-il un lien avec la prématurité? Il se réveille et réclame son lait le matin. Il n’a jamais pu patienter lorsqu’il a faim. Pourtant il dîne copieusement, je fais en sorte de prévoir un plat qui passe à coup sur le soir, quitte à être + ambitieuse et proposer des légumes qui passent moins au déjeuner.

Il parait qu’un jour ça ira mieux, qu’il dormira et que je devrais le tirer du lit pour aller à l’école. Oui mais c’est quand?

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MES GONES

Veille de rentrée entre fierté et soulagement

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Demain, comme tant d’autres, Petit bonheur prendra le chemin de l’école pour la première fois. Je suis tellement contente!

Tellement fière de mon (plus si) petit garçon bavard, curieux et enthousiaste de tout.

Je sais qu’il se fera des copains, qu’il y fera mille découvertes, à l’école, sans nous. C’est bien ainsi. C’est chouette de grandir.

Et puis je regarde derrière et wahou! En novembre il fêtera son 3e anniversaire.
Trois ans passé avec lui, à lui transmettre ce que j’aurais pu.

Trois ans. Le plus gros challenge de ma vie. Celui de m’occuper de lui à temps plein.

Trois ans intenses, de renoncement, de fatigue, de persévérance, de doutes.
Trois ans de ses rires, de ses cris, de sa joie communicative, de ses câlins si doux.

J’avoue que c’est avec une pointe de soulagement de passer un peu à autre chose, que j’accueille cette rentrée. Le vent de nouveauté est bienvenu et c’est une nouvelle page de notre histoire qui se dessine.

Bonne rentrée à tous les petits écoliers.

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18 mois ma douce

18 mois et une volonté de faire seule, manger seule, marcher, souvent seule, sans donner la main. En tout cas, pas question de la mettre dans la poussette en début de balade, elle suit le mouvement un bon moment.

18 mois et l’explosion du langage avec une multitude de nouveaux mots, quelques petites phrases et les premiers « iii’ (oui), les premiers « kélin » (câlin) et les premiers maaa (moi) et le prénom de son frère à sa façon. Les chansons « atooo sul’o » (beateau sur l’eau) et les jeux de mains.

18 mois et une adoration pour les animaux. Jolie douceur n’en a pas peur. Poules, vaches, chien, ou crabe, elle veut s’en approcher et toucher!

18 mois et les premiers clins d’œil à sa façon, et son nez retroussé, qui font rire aux éclats son public qui en redemande.

18 mois et accro à ses sandalettes toutes râpées. Aux crocs de Petit bonheur et aux bottes de pluie qu’elle lui envie.

18 mois et dingo du sac à dos de son frère, elle demande sans cesse à ce qu’on lui accroche!

18 mois, elle teste les limites, lance des regards de défis qu’elle soutient un peu trop longuement, avec son air malicieux et sa frimousse d’ange.

18 mois elle déteste qu’on l’installe dans le siège auto

18 mois elle grimpe les marches, adore le toboggan, et qu’on lui courre après. 1 2 3 « patééé! »

18 mois, 12 dents, les cheveux suffisamment longs pour les premières barrettes.

18 mois, des bisous qu’elle offre ou qu’elle demande.

18 mois, nos mains qu’elle cherche et attrape pour aller se promener. Les pleurs inconsolables lorsque ce n’est pas le moment de sortir ou que l’un de ses parents sort sans elle.

18 mois et une complicité extra avec son père.

18 mois et tout ce que fait Petit bonheur, elle veut le faire aussi.

Le doux et un peu effacé bébé laisse place à une petite fille indépendante, sociable, déterminée, chipie, joyeuse.

 

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J’ai testé l’apprentissage de la propreté à 10 jours de la rentrée!

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Ca fait longtemps qu’on est sur le chemin de l’apprentissage de la continence avec Petit bonheur, puisqu’il était demandeur et semblait prêt.
Des passages aux toilettes il y en a chaque jour depuis un an. Des couches pleines aussi!

Avant les vacances j’avais proposé à mon petit garçon enthousiaste de mettre des culottes de grand. Eponger 4 fois à la demie heure m’a vite découragée, j’ai ressorti les couches culottes. Pas le moment visiblement et plus facile à gérer pour moi avec les 2 autres petits around.

On comptait sur les vacances, ambiance fesse à l’air in the garden, mais la météo n’était pas de la partie.

Tant pis. Les couches restaient pratiques pour vadrouiller à droite à gauche et les passages aux toilettes se sont fait plus fréquents, même en balade.

Dès notre retour on a ressorti les slips.

Il y a quelques petits ratés, mais pas tant que ça.

On encourage, on valorise, on félicite.

On demande si il a envie, pour qu’il reconnaisse et s’approprie la sensation.
Il y a eu la première matinée au sec. Puis la première journée.
Fierté collective. Et soulagement…
Ca stresse un poil cette histoire, surtout à 10 jours de la rentrée, même si on ne lui parle pas du lien avec l’école.

Il semble qu’effectivement, ça puisse avancer rapidement une fois qu’il y a le déclic.

Les couches sont encore utilisées la nuit et pour la sieste.

Chaque chose en son temps.

Ca y est mon Petit bonheur devient grand…