REAL LIFE

Ambiance cocooning et magie de Noël

J’avais envie de revenir par ici en novembre, vous raconter mille et un instants de bonheur, les noter pour ne pas oublier, et puis j’ai été, comme vous tous, secouée par les évènements.

Je ne regarde plus les infos depuis de nombreuses années et dans les périodes d’actualité morose j’ai besoin de me recentrer sur des petits détails qui font l’essence de la vie.

On a passé les deux derniers weekends en mode cocooning. Grass’ mat jusqu’à 7h30, enfants qui jouent tranquilles, bon bouquin, thé fumant, bain (pour moi), et ptits plats de Mister B. Avec une petite balade au parc chaque jour, histoire de prendre l’air. Autant j’ai eu du mal à passer de l’été à l’automne (pourtant j’adore cette saison) autant là je suis à fond en mode hiver.

Comme d’hab les semaines sont chargées, les journées bien remplies de leurs rires, le temps file et il me semble que décembre c’est un peu comme septembre ou juin, un mois qui carbure!

J’ai commencé le calendrier de l’avent pour Jolie douceur début novembre et je l’ai terminé la veille au soir évidemment…

Je rêve d’un sapin home made recyclé en bois et de revoir leurs yeux pétiller lorsqu’on se fera une journée montagne avec les luges…

On a débuté les bricolages de Noël avec les enfants, Petit bonheur s’applique et reste concentré longtemps sur une activité et Jolie douceur est une pro en cuisine!

J’ai acheté un pull et des chaussettes de Noël.

Cette année encore l’envie de confectionner des petits présents avec de l’amour dedans est là.

Semer des minuscules graines d’amour…

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LOVE ETC..., TRAVEL

De vraies vacances à quatre c’est possible?

Nos premières vacances en famille, à trois, nous les avons passé en Italie. On avait voyagé de nuit (non le retour de nuit n’était pas une super idée…) et  Petit bonheur à 9 mois était bien tonique et dormait comme un loir, assommé par la chaleur. J’attendais Jolie douceur… On allait à la plage tôt le matin, on siestait et on ressortait le soir, en mode méditéranéen.

Les deux années suivantes, on a opté pour la Bretagne. On était archi crevé et mes parents nous ont laissé faire de bonnes nuits (reconnaissance éternelle). La première année on est parti un weekend en amoureux et cinq jours l’année suivante. La perspective de dormir et de se retrouver à deux motive pour faire un tel voyage avec deux petits.

Mis à part ces breaks à deux, les journées étaient tellement intenses avec les enfants que je ne garde pas le souvenir d’un sentiment de « vraies vacances » bien qu’on aient passé plein de super moments.

On a fait de nombreuses virées à quatre et quelques sorties à la journée avec l’un ou l’autre des enfants, c’était l’occasion de passer du temps privilégié avec chacun. Mais c’était bien relou pour des vacances. Petit bonheur se détachait sur l’autoroute (comment augmenter la tension parentale en moins de deux), hurlait de fatigue dans la poussette (alors que TOUS les enfants croisés dormaient profondément. L’air marin…)  Et puis cette logistique qui rend tout un peu plus compliqué.

L’année dernière le sommeil des enfants était vraiment chaotique et même si on a essayé de profiter, ça nous a lessivé, d’ailleurs j’avais hâte de rentrer!

Cette année j’entrevois de nouvelles perspectives, plus douces et joyeuses. On s’est fait quelques escapades au goût de vacances et on a tous kiffé. On arrive à être bien à quatre, en acceptant d’être disponible, de remettre parfois à plus tard le moment de bouquiner peinard, quand ils joueront tranquillement.

On peut à nouveau tenter de sortir (pas trop tard) le soir, on se sent un peu plus libre, maintenant qu’on a plus de couches à changer, de poussette à trimbaler (quoique des fois ça nous rend encore service), de chaise haute à prévoir, que les enfants mangent seuls, sont relativement autonomes et parlent.

J’ai vu des familles (pas dans la même configuration ceci dit) kiffer, mais pour nous clairement la toute petite enfance était sport. On s’en doutait, c’est autre chose de le vivre. Ca y est, ça va. Il y a encore des journées passe à trav’, mais elles sont de plus en plus rares. Un jour j’ai décidé de profiter de chaque jour, peu importe les circonstances, et qu’on avait pas besoin d’attendre d’être à deux pour passer un bon moment, y compris en couple.

Alors cette année pas de break à deux au programme mais trois semaines avec les enfants en Nitalie. Et l’intuition que ça va être génial!

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BLA BLA BLA

Voilà l’été

Il est brulant ce mois de juillet, avec ses 40° à Lyon. Alors dès qu’on peut on file se baigner, on cherche l’eau et la nature.

On met de la couleur les autres jours, de la nouveauté, de l’extra dans l’ordinaire. C’est ça les vacances. Enfin pour eux, parce que moi j’ai dit ciao aux vendredi child free pour deux mois, je cuisine au minimum (trop chaud pour être derrière les fourneaux) et pourtant j’ai l’impression de me poser tout le temps la question qu’est ce que je vais faire à manger pour changer du melon/ tomates/ taboulé/ tarte salé.

J’ai lâché prise pour les miettes et à l’heure de la (longue) sieste des enfants je bouquine encore et encore, je fais un peu de reiki, je suis bien.

Il y a la paperasse à boucler pour le boulot, les tonnes de petites choses à faire avant de partir et malgré tout l’instant présent et les petites mains qui nous rattrapent.

Chez le primeur Petit bonheur donne un à un les abricots et la vendeuse lui propose de mettre le sachet, ça ira plus vite. A trois ans et demi, on a toute la vie devant soi 😉

Alors on prend le temps. Le temps d’une sortie sans poussette, de mettre de la mousse dans le bain et de jouer encore cinq minutes maman, de lire des histoires un peu plus longues, de coller des autocollants de pirates ou de rhabiller le bébé de Jolie douceur pour la 5e fois, de s’arrêter cinq (longues) minutes devant la vitrine du fromager.

On prend le temps d’un pique nique le soir avant de rentrer après une journée en balade, le weekend. On relâche un peu sur les horaires. On sort sans les enfants, on voit des potes.

On s’est fait une chouette journée avec Petit bonheur et des copains. Il pousse comme un champignon, il dévore et a des douleurs de croissance. Il est toujours aussi câlin, malicieux et drôle. On est dans une phase où l’on passe de super moments et notre complicité est renforcée.

L’été fait aussi grandir Jolie douceur qui participe à tout. Elle est comme un poisson dans l’eau et réclame exclusivement son père pour « nager ». Il lui a appris à faire la planche (avec ses brassards hein), à plonger etc.

Elle avance d’un pas joyeux et décidé, s’affirme « ça siffit! » « c’est pas possible ça! » ou encore « Laisse moi tranquille ». Bah voui hein (en haussant les épaules) Za pas besoin (pour ranger ou faire quoi que ce soit qu’elle n’a pas décidé!) ou Za besooooooin (d’un de mes sacs).Elle est aussi hyper douée en bisou esquimau et bisou papillon. Elle est craquante (sauf quand elle se roule par terre).

Dernière ligne droite avant les vacances, les châteaux de sable, les balades du soir en bord de mer, i gelati…

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BLA BLA BLA

Juin

En juin on a ouvert la saison des baignades. Si ça continue on va écrire un guide! Attention, c’est parti :

Piscine de Vaise un vendredi entre midi et deux pour moi (j’ai visé un peu haut avec la piscine olympique!) et baignades en famille à Vaugneray, à l’ espace aquatique de Trévoux, à la piscine naturelle de Beaune, dans la rivière d’Ain (avec les sandales) fraîche et peu profonde et balade vers le très joli lac d’Aiguebelette (mais pas de plouf il faisait frisquet).

Pas de doute, les enfants ont grandi et c’était vraiment chouette de les voir patauger ou de se baigner tous ensemble, par contre faut encore être 2 et en gérer un chacun… Plus rien à voir avec l’année dernière ou les rares sessions aquatiques nous avaient achevés! Petit bonheur (3 ans 1/2)  adore sauter dans la piscine et Jolie douceur (2 ans) a très vite pris confiance et nage avec ses brassards comme un poisson dans l’eau.

Côté food: des lasagnes parce que ça faisait trop longtemps, des crudités, des saucisses, des poêlées fouzitou (et IG bas), des fraises, des fraises, des fraises, des légumes nouveaux, des salades yummy avec de l’avocat, de la coriandre, des pistaches, des taboulés de quinoa, des poivrons grillés marinés, une tarte miel, tomates, herbes de provence et chèvre, du sorbet maison yaourt/cerise ou banane/crème de coco, des clafoutis denoyautés, des madeleines, un cheesecake au tofu. Mioum!

En juin j’ai passé beaucoup de temps dehors, au parc, en balade, dans la nature. L’appel du jardin se fait sentir et il faudra bien se décider un jour (soit rester à Lyon et trouver un petit bout de campagne à nous pour le weekend, soit s’installer en dehors de la ville). En attendant je cueille, des fleurs des champs, des galets, de bouts de bois pour des hypothétiques bricolages (heureusement que j’ai fait du tri et de la place…) Bref.

En Juin j’ai rempli plein de dossiers: ré-inscription de Jolie douceur avec les dizaines de pages à imprimer et signer à l’identique chaque année, les mêmes documents à fournir. Idem pour la cantine et le périsco du vendredi pour Petit bonheur. Inscription (à confirmer si l’activité est maintenue, je croise les doigts) à « l’éveil cirque » du mercredi pour Petit bonheur. Pas de doute, quand t’as des gosses, la rentrée se prépare en juin…

En parlant de rentrée et de papiers,  je vais accueillir deux enfants après l’école en + du mini pouce.

J’ai adoré Vice versa au ciné, j’ai commencé la lecture fascinante de Jardins de Perelandra de M. Small Wright et lu d’un trait choisissez tout de Nathalie Loiseau, écrit avec passion sur le « tout conciliez » qui remue pas mal.

En juin le rythme a été cool mais les vacances seront les bienvenues. Mister B. salive en pensant à la mozzarella et moi c’est l’Italie toute entière qui m’appelle!

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ps: faut que je trouve une solution je peux plus mettre de nouvelles photos sur le blog (raaaah) mais bon cette vue italienne du toit de la maison de famille est plutôt chouette, non?!

BONHEURS

Notre richesse

J’ai vécu des années avec peu d’argent.

Quand j’étais étudiante je vivais avec peu, très peu d’argent. J’avais les aides maximales (300€/400€ par mois), une chambre universitaire de 9m2 à loyer modique (qui représentait un tiers de mon budget tout de même). J’ai souvent compté. Je comptais tout le temps en fait. Je ne l’ai pas très bien vécu mais j’ai tiré une force de cette situation, appris à m’adapter, à me débrouiller.

J’ai fait plein de petits boulots après les cours, trouvé des combines pour voyager et sortir à pas cher. J’ai développé ma créativité, l’envie de faire moi-même certaines choses et compris que la valeur du home made va au delà de la valeur marchande.

J’ai appris à recevoir aussi, sans que ça ne me mette spontanément mal à l’aise, à apprécier ce que j’ai et les belles expériences que je vis. J’ai appris à observer l’abondance sous ses différentes formes, qui ne se limitent pas à l’argent.

J’ai passé quelques années à l’étranger. Pas parce que j’en avais les moyens, parce que j’ai fait le choix et je me suis donnée les moyens de trouver des solutions.

Quand j’y repense ces années où j’avais si peu étaient tellement riches!

Et puis j’ai commencé à gagner ma vie et à m’autoriser quelques fantaisies, à compter moins souvent, à changer certaines habitudes, à acheter la qualité qui dure au lieu du premier prix. J’ai travaillé avec acharnement, pour gagner plus et dépenser plus mais ça ne me rendait pas plus heureuse, je n’avais le temps de rien.

Pendant ma première grossesse, Mister B a lâché son job bien payé pour se lancer à son compte. Les premières années il a fallu s’investir sans relâche malgré une diminution de revenus. C’est frustrant de penser à long terme. C’est pas trop mon truc en fait (comme la vie qui commence à la retraite!!). Les gens pensent que si t’es patron t’es blindé. C’est pas forcément vrai, surtout pour une petite entreprise.

Et puis, l’envie d’un deuxième enfant très vite après le premier qui s’est concrétisée dans la foulée. Ce n’était pas un bon calcul en terme rationnel, économique. Une petite folie, ce désir d’agrandir la famille alors que notre entreprise démarrait juste. Mais faut-il être riche pour faire un enfant?

C’est sûr une situation financière plus confortable aurait facilité les choses avec deux enfants en bas âge. Mais ils n’ont manqué  de rien et on a passé du temps tous les quatre chaque jour et c’est un luxe.

Aujourd’hui on retrouve un peu plus de marge de manœuvre mais surtout, on a cette richesse, cette liberté, qui laisse de la place aux choix, aux expériences, aux activités, plutôt qu’à l’accumulation.

On a une vie riche. Je choisis de la nourriture de qualité, Jolie douceur va à la crèche et Petit bonheur va un peu au centre aéré pendant les vacances (par choix, pour leur épanouissement), on bouge régulièrement en famille et plusieurs fois par an (dès qu’on peut) en amoureux.

On apprécie le grand luxe (eh oui!), les beaux hôtels, le fin du fin de la gastronomie et les restaurants étoilés mais on passe aussi de super moments tout simple. On va au bois comme dit Petit bonheur, à la campagne, chiner en brocante (pour habiller les enfants et passer un bon moment) pic niquer dans la nature, se balader au bord d’une rivière, voir une expo ou faire un tour à la bibli, et on part en weekends régulièrement, sans forcément y laisser un bras. On cherche des idées de sorties culturelles qui pourraient plaire à tous, ou plutôt qui nous plaisent à nous et où c’est jouable avec les kids.

Pour les enfants ce n’est pas ce qui coûte qui plaît le plus (là je pense aux heures qu’ils passent à faire des bulles !).

Certains vivent dans le confort matériel XXL mais me semblent mener une vie pauvre. Sortir la grosse bagnole pour passer le samedi aprèm dans les grands magasins et revenir avec encore plus d’objets (à ranger!), passer ses soirées devant un écran géant et encore et encore ce n’est pas ça pour moi la richesse.

La richesse c’est l’équilibre entre le temps libre et les expériences que l’on fait. C’est s’adapter, simplifier, mettre l’accent sur l’essentiel et les choix qui nous tiennent à cœur, laisser une place aux rêves qui nous font vibrer.

L’argent est un outil qui facilite bien la vie, qui ouvre des possibilités, permet de concrétiser des projets c’est certain mais la richesse ne se situe pas dans l’accumulation d’objets mais dans ce que l’on vit, ce que l’on partage, non?

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BITS + PIECES

Avril

Oui je sais. J’ai posté des news du mois de mars  en avril et rien depuis!

Pourtant il s’en est passé des choses…

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Turin

On a bougé avec les enfants: un weekend à Agde pour Pâques, puis 4 jours en Italie pendant les vacances scolaires, sans compter les sorties fréquentes au parc ou ailleurs.

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En parallèle je continue le tri, le vide de printemps et quand tu enclenches le changement, c’est l’effet domino…

J’ai été courir deux fois la semaine dernière (ça m’étonne moi même), pas longtemps et pas vite, mais l’idée c’est de me sentir bien. Je donne les bibs et je chausse mes baskets. J’adore la lumière au parc tôt le matin et c’est bien agréable de commencer la journée avec moi-même. Courir pour que ce soit moins la course..

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salade fenouil, avocat, coriandre, menthe, ail et citron

Le changement alimentaire se poursuit, j’en reparlerai surement… Je continue d’innover, d’introduire de nouvelles recettes : falafels, tartinade d’artichaud à tomber, gnocchi de patate douce (sans gluten), tarte aux fraises maison (avec les fraises rapportées d’Italie) et la bonne surprise de voir la balance afficher quelques kilos en moins (vive les plats à IG bas!)

Côté ciné ce mois ci Taxi Téhéran puis Indian palace pour un moment plus léger.

J’ai réactivé ma vie à moi, je vois mes copines un peu plus souvent, je programme des soirées filles, et j’ai même dans l’idée de me faire un weekend sans mec ni enfant (le premier depuis que je suis maman) au mois de mai. Bref, j’avance sur cet équilibre entre être mère, femme, working girl et être moi, simplement moi.

J’ai loupé le coche pour prendre des billets pour les nuits de Fourvière, alors je zieute d’autres alternatives de concerts sorties sympas.

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Du côté des enfants…

Petit bonheur se passionne pour le chiffre 14, réclame sans cesse des cadeaux et des surprises, retient les paroles de chansons entendues deux fois, mange avec un appétit d’ogre et nous fait rire autant qu’il nous fatigue avec ses questions. Il a été assez perturbé par Pierre et le loup étudié à l’école et demande chaque soir si des loups et des chasseurs vont venir dans notre maison. Il aime se souvenir des évènement passés: « je me souviens très bien, hier (y a une semaine ou l’été dernier donc) Il commence à inventer des jeux de rôles « moi je suis le grand frère loup, toi tu es la maman loup » (quand je vous dis que ça le travaille Pierre et le loup)

Jolie douceur est aussi belle que décidée. Elle a souvent un look improbable « pas çui là papalon, veut l’autre » et se retrouve avec une robe de « quincesse » et des chaussettes de Spiderman et refuse d’en changer pour sortir. Elle veut mettre ses bottes de pluie sans chaussettes et prendre le parapluie quand il fait 25° et un grand soleil. Vendredi dernier elle a été à la crèche avec son haut de pyjama, elle refusait catégoriquement de l’enlever et j’ai fini par laisser couler (c’est pas si grave hein?). Bref elle a deux ans.

GROSSESSE, MES GONES

Est-ce une bonne idée d’avoir deux enfants rapprochés?

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Il y a eu ce billet  de Lexie et celui ci de LMO qui ont fait écho à des ressentis vécus lorsque j’étais enceinte de Jolie douceur.

L’annonce de ma première grossesse a suscité beaucoup d’enthousiasme. Quand tu es en couple depuis longtemps c’est un peu la suite logique de fonder une famille. L’enfant est attendu par tout le monde et personne n’est vraiment surpris.

Après la naissance de Petit bonheur, on a très vite parlé d’enfants rapprochés sans rien planifier et Jolie douceur s’est invitée immédiatement.

Petit bonheur n’avait pas un an quand on a annoncé  ma seconde grossesse et la nouvelle a suscité de l’étonnement  et un paquet de remarques pas très agréables : mais vous en voulez combien?? C’était voulu?! Aaah bon? Déjà? Ah ben vous serez au complet après!Peut être que les gens projetaient leurs propres craintes?

J’ai eu l’impression de devoir justifier notre choix, pendant et après la grossesse quand je me promenais enceinte avec Petit bonheur ou plus tard, avec mes deux bébés.

Quand on me disait que ça allait être génial, qu’on allait les élever en même temps je percevais la formule convenue, polie, trop, pour être sincère.

J’ai rencontré plusieurs parents d’enfants rapprochés et de jumeaux (inspirant sur le comment gérer deux bébés) et ça m’a fait un bien fou de récolter des témoignages, d’observer pour me faire une idée de ce qui nous attendait, et de voir que je n’étais pas la seule à vivre une situation hors de l’écart type de deux/trois ans entre chaque enfant.

J’ai  vécu ma deuxième grossesse moins « bidon centrée »  tout en essayant de profiter à mort au cas où ce soit la dernière. Pas facile, j’étais déjà bien occupée avec Petit bonheur, crevée par les nuits souvent hachées et les maladies infantiles à gogo.

Si j’étais plus sereine sur le côté technique (transformation du corps etc) j’ai été en proie à des interrogations différentes mais non moins intenses.

Est ce vraiment une bonne idée? Qui gardera Petit bonheur (ze BIG question) à la naissance de sa soeur? Est ce que j’y arriverai avec enfants deux à gérer souvent seule (la journée et le soir), alors qu’avec un c’est chaud? Est ce que mon couple tiendra bon? Et si je me retrouve seule avec les deux, comment je vais faire? Est ce que je retrouverai une vie ou est ce que je serai enfermée à jamais dans la maternité? Est ce que je me retrouverai moi? Est ce que j’aurai encore du temps? Et est ce que je pourrai encore travailler? Est ce que j’arriverai à tout concilier? Est ce que je serai assez organisée? Est ce que je saurai être équitable. Etre assez ceci, cela?

Bref j’ai eu des moments angoissants, qui nous ont pas mal déstabilisé (Mister B. panique un peu lorsque je broie du noir) mais je crois que c’est ainsi que je vis les grossesses, entre bonheur et angoisses, avec une humeur très très variable qui me rend cash, pas diplomate et ultra susceptible (ambiance!).

On a mis du temps à se projeter, alors que lorsque j’étais enceinte de Petit bonheur on ne faisait que ça se projeter, entre les bouquins lus à deux, les préparatifs à deux, les séances d’hapto, l’attente à deux… Là c’était relativement nouveau d’être parents alors s’imaginer à quatre, avec deux bébés…

Côté préparatifs c’était vite vu, un deuxième lit à barreaux, des fringues a-d-o-r-a-b-l-e-s récupérées des filles de copines, un doudou choisi avec amour et en gros l’affaire était bouclée.

Et puis mon corps à lâché et j’ai été hospitalisée presque trois semaines et alitée chez mois ensuite encore trois semaines. Ce n’était pas évident, côté logistique puisqu’il fallait que j’arrête tout effort (pour éviter un accouchement prématuré et pour l’avoir vécu je n’avais pas DU TOUT  de risquer de réitérer l’expérience), que je lâche totalement prise et délègue tout à peu près tout.

Mon moral variait en up and down permanent, mais ces semaines m’ont permis de me concentrer sur mon bébé, de lui donner la place et l’importance qu’elle méritait en quelque sorte.

Et puis elle est arrivée. Le timing était parfait.

Une naissance magnifique, avec la réalisation de vœux, de souhaits chers comme la rencontre immédiate, le peau à peau, la fusion, la première nuit passée tous les trois avec Mister B. Et une fois qu’elle était là dans mes bras, c’était simple, doux, évident, magique et j’ai su qu’on avait fait le meilleur des choix, le choix d’une famille, de notre famille.

Aujourd’hui ils ont deux et trois ans. La logistique et les contraintes s’allègent. Petit bonheur et Jolie douceur se chamaillent, testent l’équité mais sont aussi très complices. Bien qu’ayant des personnalités très différentes, ils partagent de nombreux jeux et centres d’intérêts.

On vit les moments heureux qu’on avait pu imaginer. Et chaque jour je me dis kiffe, kiffe!