ASSISTANTE MATERNELLE

Atelier psychomotricité

Récemment une soirée sur la psychomotricité et le développement de l’enfant était organisée. Je n’ai pas pu y participer, mais quand j’ai appris qu’un atelier était proposé au relais d’assistante maternelle, j’ai foncé pour m’inscrire.

La matinée était composée en deux temps, un moment d’échange autour du développement des plus petits et des exercices et parcours proposés aux plus grands (2/3 ans)

On a abordé l’importance de laisser l’enfant évoluer à son rythme, d’être à plat (plutôt que dans un trasat) ce qui permet de découvrir son corps (des mains, des pieds, quel formidable terrain de jeu!), ses potentialités, de développer naturellement certains mouvements (et connexions cérébrales par la même occasion), qui servent ensuite de base pour se retourner, ramper et déplacer.

L’enfant n’a pas à apprendre, cela se fait tout seul, lorsqu’il est prêt. Les étapes peuvent être franchies de manière très rapide ou au contraire durer plusieurs mois, le temps d’intégrer ce qui doit l’être.

Si l’enfant s’assoit quand il est prêt à le faire seul il développe une tonicité et certains réflexes corporels « parachutes » bien utiles, et qui l’aideront ensuite dans sa recherche de l’équilibre. La confiance en soi est également favorisée, puisque l’enfant intégre qu’il peut faire seul, qu’il a la capacité de bouger de façon volontaire.

Il peut y avoir une étape où l’enfant est frustré de ne pas pourvoir attraper tel objet, ou parce qu’il aimerait être dans telle ou telle position (retourné, assis) et cela fait partie du processus d’apprentissage.

On vit dans une société où tout va vite, où il faut du résultat  et finalement en aidant l’enfant (à s’assoir, se mettre debout) il peut connaître des tensions musculaires, puisque la position assise demandera un effort pour être maintenue. On court-circuite certaines étapes qui mènent vers à la marche (se retourner, ramper) et influer sur la souplesse nécessaire au mouvement, la faculté de coordination, l’alternance de mouvements gauche droite, les réflexes en cas de chute. L’apprentissage de la marche peut être plus long et l’aisance corporelle freinée…

L’adulte est un accompagnant qui est là, encourage, valorise et propose un cadre sécurisant, mais son rôle est de laisser faire quand cela est possible plutôt que de faire à la place… Ca donne à réfléchir, non?

L’intervenant n’était pas là pour faire culpabiliser, simplement pour apporter des pistes logiques, éclairées, expliquées avec passion, tout en mettant le bien être de l’enfant en avant.

En tant qu’assistante maternelle c’est un sujet qui m’intéresse et qui fait écho à une façon de faire intuitive, pratiquée avec mes propres enfants et ceux que j’accueille, lorsque les parents s’ils sont d’accord. Me voilà avec de nouvelles clés professionnelles, pour en discuter avec les parents du mini pouce.

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EN CUISINE, REAL LIFE

Vers une alimentation différente #1

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Il y a longtemps c’est bien simple, je consacrais le budget minimum à l’alimentation. J’avais peu de moyens et je préférais mettre de l’argent ailleurs (dans les voyages par exemple) alors j’achetais quasi exclusivement des produits premiers prix.

Puis j’ai commencé à gagner ma vie, à me poser et petit à petit les choses ont commencé à changer.

Ensuite, il y a eu le passage, presque radical, au bio.

Après un petit burn out, je lisais beaucoup, méditais chaque jour, m’interessais à plein de techniques de développement personnelles (reiki, EFT, Ho’oponopono et j’en passe) ainsi qu’à l’alimentation (équilibre acido-basique, bienfaits du cru etc)

Mister bonheur pas branché bio au départ, m’a suivi dans mon délire. Quand il fait les courses il sait qu’il faut prendre les céréales demi complètes bio, les lentilles bio, le beurre bio, la farine bio. On choisit des légumes bio ou non/peu traités de producteurs locaux que l’on connaît. Je ne suis pas tout bio, ni radicale. Certains produits bio transformés sont bourrés de cochonneries et j’achète plein de produits pas bio du tout, en privilégiant la qualité et la simplicité. Mais les aliments de base c’est bio, voilà.

Et puis Petit bonheur est né. Je l’ai allaité jusqu’à 6 mois, on a débuté la diversification tranquillou bilou. Les traces de la prématurité s’estompaient, il grandissait bien.

Sauf qu’il a été souvent malade à partir de 9 mois (et son entrée à la crèche, un jour par semaine), avec des maladies ORL à la chaîne, une toux récalcitrante. En plus de l’homéopathie, des antibio qu’il a pris fréquemment genre 1 semaine sur deux (sic!) et du traitement de fond pour l’asthme du nourrisson, je me suis penchée sur la question de l’alimentation.

Il n’a pas d’allergie connue (prise de sang à l’appui) et pourtant nous avons fait le choix il y a plus de deux ans, d’éviter de lui proposer des produits laitiers de vache (PLV pour les initiés).

Dans une optique de naturopathie, de santé, de prévention, les produits laitiers, en particuliers les PLV, sont à éviter, surtout en cas de trouble ORL. Je le sais. Mais franchir le cap de supprimer le lait pour un enfant, mon premier enfant, ce n’était pas si simple…

Cette décision, qui impliquait l’arrêt du lait de croissance recommandé par le pédiatre, ainsi que les petits suisse du goûter (remplacés par les yaourts de brebis ou de l’étorki) n’a pas été facile à prendre. Pour un premier enfant on se pose pas mal de questions et le lait c’est quand même la base de l’alimentation des tout-petits. Qui a dit que c’était facile d’être parent?!

Mister bonheur n’était pas chaud-chaud au départ, il s’est laissé convaincre. Le sentiment d’impuissance face aux maladies épuisantes à répétition à joué. Il fallait qu’on essaye tout ce qui était possible pour le bien-être de Petit bonheur.

Voilà, je voulais attendre un peu, avoir du recul pour en parler. Je ne sais pas si cela a porté ses fruits ou s’il a « fait son immunité » mais depuis qu’il boit du lait végétal (spécial tout-petit et enrichi qui coûte une blinde au départ puis laits végétaux « classiques » à l’avoine, l’amande, au riz, épautre etc) il est beaucoup moins malade et on a arrêté au bout de quelques mois, avec l’accord du pédiatre, le traitement de fond pour l’asthme. Vu que Petit bonheur n’est pas allergique, il consomme parfois des PLV, pas question d’empiéter sur la vie sociale, mais à trois ans passé il boit encore du lait végétal.

MES GONES

21 mois ma douce

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21 mois depuis une bonne semaine déjà…

Tu veux mettre ton « dada dos », tu mets tes chaussures « touteseule », tu enroules ton écharpe et tu veux qu’on t’enfiles ton manteau, même si tu n’as pas encore ton pantalon. Tu dis on y va et tu ne comprends toujours pas pourquoi chaque matin ton frère part à l’école sans toi alors que tu es prête la première.

Si on te demande si tu veux du fromage tu réponds aaaah oui! puis encor fromat’, çui là (le roquefort!)

Sur les chemins de campagne, tu cours à toute allure derrière ton frère en avec des petits couilloux (cailloux), précieux trésors serrés dans ta main  en répétant a(r)iiives ou atteeeeend.

Tu trimballes tes bébés partout et j’en retrouve à ma place à table, dans la chaise haute et sous la couette, à la place de ton père. Tu veux leurs laver les mains, les emmener aux wc et tu leurs chantes des chansons. Tu les fais manger, tu leurs lis des histoires avant la sieste en reproduisant les gestes que tu me vois faire au quotidien.

Tu chipes mon sac à main pour l’installer sur la poignée de ta « pissette » et tu me dis auvoir, mais avant il faut que je fasse un bisou à chacune de tes poupées.

Tu prépares des « pinic » avec ton frère, tu lui tends les aliments en disant « ta » (tiens) et du fait « hum » quand il te fait goûter.

Tu sais aussi ce que tu ne veux pas: non pas ça, non pas dodo, veux pas, nan nan nan, aller là bas (au salon pour jouer).

Tu fais encore deux bonnes siestes chaque jour mais tu pleures souvent (très fort) quelques minutes quand je te couche, et tu t’arrêtes d’un seul coup.

Tu fais chut en mettant ton index sur ton nez et je fonds.

Tu as décidé de t’habiller seule alors tu enfiles tes bodys ou tes tee shirts comme des pantalons et met les slips de ton frère par dessus tes leggings. Tu réclames la petite couette en me tendant ton élastique.

Tu nous encourage d’un Oh wisse en montant les escaliers avec des petites jambes dodues.

Ta cuillière ne te suffit plus, tu réclames ta fougette et un couteau.

Tu passes ta journée à répéter c’est « à bouaaaa », ou « ça c’est à iaia ».

Tu ne veux plus être assise dans ta chaise haute, tu préfères une chaise de grand, alors on a installé un réhausseur qui semble te satisfaire.

Tu t’appliques à dire Pi-peu-plait ou des maci spontanés, tu dis passer ou pardon si on te gêne sur ton chemin.

Tu réclames babidou, tu es fan des Barbapapa.

Tu fais des câââlins et tu distribues des bisous à tout va.

Dès que tu vois un chien tu te précipites en disant wouwou. Tu aimes les chevaux que tu nommes au galop.

Quand tu fais une bêtise, que tu tapes ou qu’on se fâche un peu tu nous regardes sans jamais baisser les yeux, ce qui inquiète un peu ton père.

Dimanche tu as marché des Brotteaux au Vieux Lyon refusant la poussette à l’aller, l’appréciant au retour, sans réclamer la planche à roulettes.

Tu t’affirmes, tu grandis ma belle, ma douce, ma Jolie douceur.

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MES GONES

Trois ans

Samedi, mon Petit bonheur tu as soufflé tes trois bougies tant attendues!

Trois ans.

Forcément j’ai repensé à ce matin particulier, où la joie et l’émotion sont entrées par la grande porte dans nos vies, nous faisant aimer pour toujours le mois de novembre.

Un mardi matin, et toi si petit, arrivé trop tôt, trop vite, que je n’ai vu quelques secondes seulement avant notre transfert en neonat.

Il aura fallu plusieurs jours pour oser entrer en contact spontanément, pour oser te toucher ou te prendre sans être effrayée par tous ces fils et tous ces bips, plusieurs semaines pour tisser ce lien si fort qui nous lie et plusieurs mois pour apprendre à se connaître et à grandir ensemble.

Trois ans. La toute petite enfance derrière toi maintenant.

La sucette encore souvent vissée, le doudou trimballé.

Tes petites manies qui me font sourire.

Ta détermination, quoi qu’il arrive.

L’école, la cantine, les copains.

Les mercredis aprèm, avec papa.

La baleine, le vers de terre et le ouistiti qu’on écoute dans la voiture quand tu t’impatientes et que tu connais par cœur.

Ta petite main qui se glisse dans la mienne sans demander.

Le vélo bleu à roulettes et le casque rouge tant désiré, les premiers playmobil et tout un monde, le tien, à créer.

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ASSISTANTE MATERNELLE, MES GONES

A l’heure des repas

Enceinte de Jolie douceur je me demandais comment j’allais gérer le repas seule (Mister bonheur est cuisinier pour ceux du fond, donc les repas c’est moi qui gère midi et soir) avec un enfant de quinze mois pas patient du tout quand il a faim (oui je sais de qui il tient ça) et un nouveau né à allaiter.

Et puis vers 12/13 mois Petit bonheur a eu envie furieusement de manger seul.

C’est une expérience sensorielle fascinante d’attraper les petits morceaux avec les doigts d’abord, puis avec la cuillère.

Une cuillère chacun (une pour lui, une pour moi) au début, puis une seule, la sienne. Le but n’est pas que le repas dure 1h mais que l’enfant prenne du plaisir à se nourrir. J’aidais un peu à la remplir puis il a su se débrouiller avec l’entraînement.

Ma grand mère (qui en connaissait un rayon en petits) m’avait conseillé de lui donné une cuillière et un pot de compote vide après le repas (comme ça il est occupé pendant que je nettoie les dégâts!) pour s’entrainer à viser la bouche et préciser les gestes.

J’ai suivi son rythme, je ne sais pas à quel âge précisément les enfants sont sensés manger seul. Quand ils sont prêts et demandeurs on se lance, voilà!

Bon cette étape est très, très, très salissante (mieux vaut prévoir du riz, de la semoule ou un plat à la tomate quand on a fait une bonne nuit et qu’on est en forme!!) et demande beaucoup de patience (l’apprentissage se fait sur plusieurs semaines/mois) et de lâcher prise. Il faut prévoir de nettoyer la cuisine après chaque repas (ceci dit c’est encore d’actualité), et éventuellement de les changer parce que même avec un bavoir récupérateur, il peut y avoir des loupés.

Pour Mister bonheur c’était très agaçant de voir les enfants barbouillés et il aurait tendance à leur donner la becquée, par facilité. Mais bon c’est en faisant et refaisant qu’on apprend, que le geste se précise et qu’ils deviennent autonomes, non?

Quand Jolie douceur est née, Petit bonheur pouvait donc manger seul, dans mon champ de vision, sans avoir à patienter, avec un peu d’aide, pour rassembler les dernières cuillérées de nourriture. Comme Petit bonheur n’aime pas avoir les mains ou la bouche sale, il a vite appris à se perfectionner!

Jolie douceur a suivi le même chemin, elle a débuté son apprentissage vers 13 mois. Elle a d’abord voulu attraper la cuillère, puis ne plus la rendre et faire seule. A 20 mois maintenant elle mange seule avec les couverts appropriés et réclame depuis un moment MA fougette si j’oublie. Ca ne la gêne pas d’avoir une belle moustache de petit suisse 😉

Depuis quelques mois, j’ai trois petits estomacs affamés à remplir le midi. Je m’active pour servir les grands, et je donne le repas du mini pouce (9 mois), qui commence juste à mettre les doigts dans la purée, pendant que Jolie douceur et Petit bonheur mangent à côté de nous. Il faut encore driver un peu pour éviter les catastrophes (prend un petit morceau dans ta cuillère, non là c’est trop gros, mâche encore, souffle si tu trouves que c’est chaud, tiens bien ton pot avec ta main) et encourager mais c’est une stratégie gagnante.

Du côté des assiettes, c’est avec cette étape du manger seul que les enfants se sont intéressés à plein d’aliments nouveaux (Jolie douceur adooore les fromages forts!) et qu’on a lâché prise avec les recommandations du pédiatre, que je suivais scrupuleusement à la lettre au départ, pour fonctionner au feeling. Ce n’est pas une vraie DME (diversification menée par l’enfant) dans le sens où ils sont passés par l’étape purée et que je n’ai pas proposé de morceau avant de les sentir prêts mais chez nous ça a bien fonctionné ainsi. A depuis qu’elle a 15/18 mois Jolie douceur mange vraiment de tout, comme nous. Elle en a envie et ça facilite drôlement la vie.

Et chez vous, ça se passe comment à l’heure du repas?

 

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MES GONES

Deuzan et demi

Petit bonheur, mon tourbillon de vie a passé le cap des deux ans et demi.

Affectueux, enthousiaste, généreux, entier, sensible, aussi peureux qu’il est casse-cou, Petit bonheur grandit à vue d’œil et ne lâche jamais l’affaire quand il a une idée en tête (oui je sais de qui il tient ;-).

Arrêt sur image pour garder une trace de ce qui se passe en ce moment.

Petit bonheur connait maintenant les couleurs. Il lui arrive de choisir un objet rose spontanément et nous laissons faire même si ça surprend.
Il sait nommer un grand nombre d’animaux et connaît leurs cris (je ne me lasse pas du chat fait mamiyou).

Côté motricité il a un grand besoin de se dépenser, de courir, de sauter. Il est inépuisable! Il adore jouer au ballon au square ou au parc, faire du tricycle avec ses clés et sa casquette (de la moto avec mon casque moua! Vroum). Il fait des roulades (« des roulanes »), il peut marcher à nos côtés pour une grande promenade.
Il accepte à nouveau de monter sur la planche à roulette de la poussette, ouf.

Il joue longuement seul, si je suis à proximité, empile adroitement des cubes, construit des « grandes tours » et « la maisons mamie et papi », il cuisine de la polenta (?!!), de la quiche (« c’est délicieux papa ») dans le four qui fait tic tac et vient nous faire goûter.
Les mises en paire n’ont plus de secret pour lui.

Il investit tout l’espace de sa feuille lorsqu’il dessine (des avions, un gâteau à la fraise ou toute la famille), adore coller des auto-collants (et çui-la-là-va-l’où alors?) il est très fier de ses œuvres que j’affiche sur le frigo. Il réclame souvent les activités de verser, de pâte à modeler (la tamoler) ou pâte à sel.

Il aime compter, dit deux pour évoquer la notion de quantité voire d’abondance.

Il danse et chante un peu. Après la capucine, c’est le ouistiti qui a ses faveurs, et comme il ne connait pas la demie mesure il demande à l’écouter en boucle.
Au moment du coucher il chante à sa sœur, son meilleur publique, « tourne tourne petit mounin »! J’incite au calme et je ricane intérieurement en les voyant faire les marioles.

Il a un appétit d’ogre mais pinaille désormais pour manger certains légumes (variables selon son humeur), alors qu’il aimait tout, du céleri en passant par le fenouil. Il réclame à chaque repas un ro-ro chomage (un gros morceau de fromage) ou me dit « non pas les pâtes, préfère le chocolat moua! »
Il boit encore un biberon le matin et le soir, avec du lait végétal. Il pourrait s’en passer mais comme sa sœur boit encore son bib, il veut faire pareil (moua aussi).

Il chausse du 25, porte du 4 ans en haut, du 3 ans en bas, perd souvent ses pantalons. Il met ses chaussures seul, se déshabille et range ses affaires à l’endroit opportun. Il adore son blouson babar, tient à le mettre, même quand il fait trop chaud. Il dormirait avec ses lunettes de soleil (mes nunettes maman, j’y vois plus ien!) s’il le pouvait.

Il me demande de lire les histoires du soir par deux, me prépare les livres choisit, par terre, à ma place, entre son lit et celui de sa sœur, me dit « je t’aide tistoires maman » ou « tous ensemble tistoire ».

Il dort parfois avec de drôles d’objets, en guise de doudou. Lui qui ne dormait que dans le noir complet, il me réclame maintenant de laisser la porte ouverte et le store entrebâillé (faut que je lui trouve une veilleuse).
Quelque soit l’heure du coucher, il se lève entre 6h et 7h. Il apprend à patienter un peu le matin et demande chaque jour « c’est pas trop tôt? ». Siiii!

Et il parle avec des intonations enthousiastes à souhait qui nous tellement, tellement font rire.
Oh lala le soleil! S’est envolé le moiseau. Là haut dans l’abe. Regade!
Attendez moi! J’a-iiiiive!
Arrêteuuu. C’est à moua, d’accord?! Ca suffit! Attend une minute mamillon!

Il me raconte les histoires qu’il s’invente.
Que fait la fourmi? « Elle mange des noisettes maman! »
« le mouton violet saute dans la cabane. ramasse de l’ebe et joue au ballon. »

Pas un jour sans qu’il nous surprenne avec son vocabulaire qui s’étoffe, d’une multitude de mots, impossible de tout noter!
Il me raconte avec une certaine précision ses activités à la crèche, son menu le midi et des petites anecdotes dont il se souvient (sa mémoire est bluffante).

Il se familiarise avec la notion du temps. Après, tout à l’heure, plus tard, bientôt, demain, bien que cela soit encore confus.

Il refuse de prendre des douches et réclame des bains où peu d’eau suffit à le contenter, il aime éclabousser et shampooiner sa sœur. Seul son père peut lui laver les cheveux. Il a fait un petit tour chez le coiffeur le mois dernier. Juste pour la frange, Mister bonheur n’est pas prêt à voir les bouclettes tomber…

Il connait son nom, la couleur de ses yeux et de ses cheveux.

A mesure qu’il grandit la vie est + simple. Il s’apaise. Pique encore des crises, mais quoi de plus normal à deux ans et demi avec une petite sœur dans les pattes à qui il aime dire « laisse tranquille moua » ou l’instant d’après aller la chercher pour jouer « tiens à tout c’qui faut, jouer tous ensemble ».

Deuzan et demi et mon amour qui ne cesse de grandir…

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REAL LIFE

Argggh!

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Je suis bien contente que cette semaine de ouf se termine.

Pas de pont à l’horizon, heureusement aujourd’hui c’est vendredi, jour de crèche, jour béni!

Hier, vu que c’était férié, je n’avais « que » mes deux enfants à gérer et j’ai trouvé ça easy.

Le truc sympa quand tu t’occupes de plusieurs enfants en bas-âge, c’est que tu prends un certain rythme. Et si pour une journée ou quelques heures (tout est bon à prendre!) l’effectif se réduit alors là ça devient carrément cool.

Les enfants sont plutôt faciles à vivre en ce moment et globalement on dort mieux depuis un ou deux mois. Seulement deux nuits pourries à déplorer, dommage qu’elles aient été consécutives cette semaine. On passera sur les réveils trop matinaux. Et sur la laryngite qu’ils se sont refilés.

C’est pile la semaine qu’à choisi Mister bonheur pour prendre le relais de la chiantitude. C’est pas d’sa faute, il n’est pas bien physiquement (rien de grave). Chacun sait qu’un homme pas bien est à l’article de la mort.

Donc en + de gérer le quotidien en bon chef d’entreprise familiale de quatre personnes (courses, repas, ménage, lessive), mon taf 10 à 11h par jour, mes deux enfants 24h/24h, me voilà donc transformée en infirmière et psychologue (qui s’en prend plein la tronche). Manquait plus qu’ça!

J’avais envie de faire un billet plein d’ondes positives, mais ce sera pour la semaine prochaine, en espérant que je sois moins sollicitée sur tous les fronts.

Allez en attendant que le moral remonte, je vais conduire, histoire de me finir côté estime de soi. On va s’marrer!