EN CUISINE, REAL LIFE

Vers une alimentation différente #1

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Il y a longtemps c’est bien simple, je consacrais le budget minimum à l’alimentation. J’avais peu de moyens et je préférais mettre de l’argent ailleurs (dans les voyages par exemple) alors j’achetais quasi exclusivement des produits premiers prix.

Puis j’ai commencé à gagner ma vie, à me poser et petit à petit les choses ont commencé à changer.

Ensuite, il y a eu le passage, presque radical, au bio.

Après un petit burn out, je lisais beaucoup, méditais chaque jour, m’interessais à plein de techniques de développement personnelles (reiki, EFT, Ho’oponopono et j’en passe) ainsi qu’à l’alimentation (équilibre acido-basique, bienfaits du cru etc)

Mister bonheur pas branché bio au départ, m’a suivi dans mon délire. Quand il fait les courses il sait qu’il faut prendre les céréales demi complètes bio, les lentilles bio, le beurre bio, la farine bio. On choisit des légumes bio ou non/peu traités de producteurs locaux que l’on connaît. Je ne suis pas tout bio, ni radicale. Certains produits bio transformés sont bourrés de cochonneries et j’achète plein de produits pas bio du tout, en privilégiant la qualité et la simplicité. Mais les aliments de base c’est bio, voilà.

Et puis Petit bonheur est né. Je l’ai allaité jusqu’à 6 mois, on a débuté la diversification tranquillou bilou. Les traces de la prématurité s’estompaient, il grandissait bien.

Sauf qu’il a été souvent malade à partir de 9 mois (et son entrée à la crèche, un jour par semaine), avec des maladies ORL à la chaîne, une toux récalcitrante. En plus de l’homéopathie, des antibio qu’il a pris fréquemment genre 1 semaine sur deux (sic!) et du traitement de fond pour l’asthme du nourrisson, je me suis penchée sur la question de l’alimentation.

Il n’a pas d’allergie connue (prise de sang à l’appui) et pourtant nous avons fait le choix il y a plus de deux ans, d’éviter de lui proposer des produits laitiers de vache (PLV pour les initiés).

Dans une optique de naturopathie, de santé, de prévention, les produits laitiers, en particuliers les PLV, sont à éviter, surtout en cas de trouble ORL. Je le sais. Mais franchir le cap de supprimer le lait pour un enfant, mon premier enfant, ce n’était pas si simple…

Cette décision, qui impliquait l’arrêt du lait de croissance recommandé par le pédiatre, ainsi que les petits suisse du goûter (remplacés par les yaourts de brebis ou de l’étorki) n’a pas été facile à prendre. Pour un premier enfant on se pose pas mal de questions et le lait c’est quand même la base de l’alimentation des tout-petits. Qui a dit que c’était facile d’être parent?!

Mister bonheur n’était pas chaud-chaud au départ, il s’est laissé convaincre. Le sentiment d’impuissance face aux maladies épuisantes à répétition à joué. Il fallait qu’on essaye tout ce qui était possible pour le bien-être de Petit bonheur.

Voilà, je voulais attendre un peu, avoir du recul pour en parler. Je ne sais pas si cela a porté ses fruits ou s’il a « fait son immunité » mais depuis qu’il boit du lait végétal (spécial tout-petit et enrichi qui coûte une blinde au départ puis laits végétaux « classiques » à l’avoine, l’amande, au riz, épautre etc) il est beaucoup moins malade et on a arrêté au bout de quelques mois, avec l’accord du pédiatre, le traitement de fond pour l’asthme. Vu que Petit bonheur n’est pas allergique, il consomme parfois des PLV, pas question d’empiéter sur la vie sociale, mais à trois ans passé il boit encore du lait végétal.

ASSISTANTE MATERNELLE, MES GONES

A l’heure des repas

Enceinte de Jolie douceur je me demandais comment j’allais gérer le repas seule (Mister bonheur est cuisinier pour ceux du fond, donc les repas c’est moi qui gère midi et soir) avec un enfant de quinze mois pas patient du tout quand il a faim (oui je sais de qui il tient ça) et un nouveau né à allaiter.

Et puis vers 12/13 mois Petit bonheur a eu envie furieusement de manger seul.

C’est une expérience sensorielle fascinante d’attraper les petits morceaux avec les doigts d’abord, puis avec la cuillère.

Une cuillère chacun (une pour lui, une pour moi) au début, puis une seule, la sienne. Le but n’est pas que le repas dure 1h mais que l’enfant prenne du plaisir à se nourrir. J’aidais un peu à la remplir puis il a su se débrouiller avec l’entraînement.

Ma grand mère (qui en connaissait un rayon en petits) m’avait conseillé de lui donné une cuillière et un pot de compote vide après le repas (comme ça il est occupé pendant que je nettoie les dégâts!) pour s’entrainer à viser la bouche et préciser les gestes.

J’ai suivi son rythme, je ne sais pas à quel âge précisément les enfants sont sensés manger seul. Quand ils sont prêts et demandeurs on se lance, voilà!

Bon cette étape est très, très, très salissante (mieux vaut prévoir du riz, de la semoule ou un plat à la tomate quand on a fait une bonne nuit et qu’on est en forme!!) et demande beaucoup de patience (l’apprentissage se fait sur plusieurs semaines/mois) et de lâcher prise. Il faut prévoir de nettoyer la cuisine après chaque repas (ceci dit c’est encore d’actualité), et éventuellement de les changer parce que même avec un bavoir récupérateur, il peut y avoir des loupés.

Pour Mister bonheur c’était très agaçant de voir les enfants barbouillés et il aurait tendance à leur donner la becquée, par facilité. Mais bon c’est en faisant et refaisant qu’on apprend, que le geste se précise et qu’ils deviennent autonomes, non?

Quand Jolie douceur est née, Petit bonheur pouvait donc manger seul, dans mon champ de vision, sans avoir à patienter, avec un peu d’aide, pour rassembler les dernières cuillérées de nourriture. Comme Petit bonheur n’aime pas avoir les mains ou la bouche sale, il a vite appris à se perfectionner!

Jolie douceur a suivi le même chemin, elle a débuté son apprentissage vers 13 mois. Elle a d’abord voulu attraper la cuillère, puis ne plus la rendre et faire seule. A 20 mois maintenant elle mange seule avec les couverts appropriés et réclame depuis un moment MA fougette si j’oublie. Ca ne la gêne pas d’avoir une belle moustache de petit suisse 😉

Depuis quelques mois, j’ai trois petits estomacs affamés à remplir le midi. Je m’active pour servir les grands, et je donne le repas du mini pouce (9 mois), qui commence juste à mettre les doigts dans la purée, pendant que Jolie douceur et Petit bonheur mangent à côté de nous. Il faut encore driver un peu pour éviter les catastrophes (prend un petit morceau dans ta cuillère, non là c’est trop gros, mâche encore, souffle si tu trouves que c’est chaud, tiens bien ton pot avec ta main) et encourager mais c’est une stratégie gagnante.

Du côté des assiettes, c’est avec cette étape du manger seul que les enfants se sont intéressés à plein d’aliments nouveaux (Jolie douceur adooore les fromages forts!) et qu’on a lâché prise avec les recommandations du pédiatre, que je suivais scrupuleusement à la lettre au départ, pour fonctionner au feeling. Ce n’est pas une vraie DME (diversification menée par l’enfant) dans le sens où ils sont passés par l’étape purée et que je n’ai pas proposé de morceau avant de les sentir prêts mais chez nous ça a bien fonctionné ainsi. A depuis qu’elle a 15/18 mois Jolie douceur mange vraiment de tout, comme nous. Elle en a envie et ça facilite drôlement la vie.

Et chez vous, ça se passe comment à l’heure du repas?

 

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ASSISTANTE MATERNELLE

Une histoire de confiance

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Voilà six mois que le mini pouce vient passer la journée quatre fois par semaine avec moi.

C’est un bébé agréable et très joyeux, facile à vivre mais pas effacé pour autant.

Il aura fallu quelques semaines pour que Jolie douceur et Petit bonheur s’adaptent à sa présence et acceptent ma non-disponibilité pour eux parfois.

Le mini pouce, a vite pris ses marques. Au départ il mettait un temps fou (45 min!) pour boire son biberon mais au fur et à mesure on a appris à se connaître, à se comprendre. Maintenant il dévore ses purées, alors que chez lui il rechigne parfois… (mais à la maison c’est jamais pareil, hein?!)

Je suis heureuse de le garder et j’adore la relation de confiance qui s’est établie, avec ses parents, après quelques ajustements, le temps  pour eux de découvrir les règles et le fonctionnement du métier d’assistante maternelle.

Il est évident que le rythme n’est pas le même avec un seul enfant ou plusieurs, que chacun à sa façon de faire, mais dans la mesure du possible je tiens à respecter la volonté des parents.
Ils sont pas branchés bio, ni portage, ni allaitement. Ils laissent leur bébé un peu pleurer, lorsqu’il est fatigué. D’ailleurs il a très vite appris à s’endormir seul.
Peu importe, chacun ses convictions et notre collaboration fonctionne tout de même très bien!

Sans prendre le lead sur les grandes étapes (qui relève de la responsabilité des parents), je suggère, je conseille quand on me demande mon avis, comme lorsque j’ai senti qu’il était prêt à débuter la diversification, ou + tard, pour l’introduction de féculents.

Sa maman doute parfois, c’est son premier. Je l’invite à se faire confiance, à écouter son intuition avec bienveillance.
Son père m’a plusieurs fois dit que mon avis comptait.
Je sens qu’ils me font confiance et c’est un moteur important dans mon travail. Ca l’a toujours été. Encore + aujourd’hui avec la responsabilité humaine des petits bouts qui me sont confiés.

Le soir quand ils viennent le chercher l’appart est propre et rangé (en principe) (moi par contre j’ai le cheveu en bataille et j’ai hâte de prendre une douche!) mes enfants sont souvent en pyjama (wonderdaddy donne les bains à 17h30 avant de retourner bosser), cela ne signifie pas que l’on a pas fait une multitude d’activités, de jeux, de balades et de découvertes dans la journée. Je sais qu’ils n’en doutent pas.

Ils sont réglos et je leur offre une souplesse horaire convenue, parce que j’en ai la possibilité.

En début d’année j’accueillerai un nouvel enfant. J’ai déjà eu quelques contacts dont une famille qui met (déjà?!) un peu la pression.
J’espère trouver une famille avec laquelle l’entente sera aussi chouette. C’est la base d’une collaboration réussie, non?

Et toi avec ta nounou?
Et toi nounou, avec les familles, ça le fait?

MES GONES, REAL LIFE

Croquer le vie à quatre dents

20140311_122529Le mois dernier Jolie douceur n’a pas pris de poids. Je ne m’en fait pas, elle nous avait déjà fait le coup à 4 mois et s’était carrément rattrapée le mois suivant.

Je vois qu’elle est bien portante, qu’elle grandit bien et je lui fais confiance quant à son appétit, puisqu’elle pousse vigoureusement son assiette ou son bib si elle n’a plus faim ou au contraire se manifeste bruyamment si elle veut manger davantage et dit miam-miam à sa façon.

Je pensais vous raconter comment je gère la diversification, l’organisation et la distribution des repas avec mes deux loupiots, mais le temps a filé et voilà que d’un seul coup d’un seul Jolie douceur ne veut plus de purée plus-trop-lisse. Elle veut manger seule et comme nous. La semaine je prends mes repas avec eux (en me relevant souvent), c’est convivial de partager un plat commun et ça facilite la logistique.

La demoiselle dotée de quatre dents (+ 2 qui arrivent en renfort, ouf) grignote donc, entre autres protéines et légumes bien cuits en coupés petits morceaux, de la quiche aux poireaux, des quenelles (on est lyonnais ou bien?!), des mini-pâtes au bouillon, des petits morceaux de pain complet, de la banane, des dés de fromage etc. Plus question de lui proposer un menu différent de celui de son frère, elle n’en veut pas. Ce qu’elle préfère, + qu’un aliment ou un goût en particulier, c’est de faire seule, attraper avec ses deux doigts boudinés et une concentration extrême ou encore à pleine mains selon le menu et son humeur.

Moi qui regrettait de n’avoir pas pu proposer la diversification menée par l’enfant (DME pour les intimes) parce qu’elle faisait une fausse route avec le moindre mini morceau, je suis servie.

Jolie douceur, à l’initiative de ces changements, est très enthousiaste.

Elle ne lâche plus sa cuillère, bien que le geste ne soit pas acquis. L’autre soir j’ai même dû la coucher avec tellement elle était chagrin de la lâcher!

MES GONES

Jolie douceur grandit… six mois déjà

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Il parait que l’été fait pousser les enfants et que les deuxièmes sont tirés vers le haut par leur ainé. Ce n’est décidément pas une légende. Jolie douceur, qui n’échappe pas à la règle, a passé un sacré cap.

Je vous dresse le tableau: début août j’avais une Jolie douceur de cinq mois, très calme et patiente, tout juste sevrée. Je l’habillais en  6 mois, avec une ou deux salopettes en 3 mois. Elle grandissait doucement. A la visite du 5e mois, elle avait pris 1 cm et 50g en un mois. C’est peu mais je ne m’inquiétais pas (mon instinct me disait que tout allait bien), elle s’éveillait bien, se portait bien et mangeait avec un appétit régulier. Le pédiatre n’avait d’ailleurs mis aucune pression.

Un mois + tard…

Jolie douceur est toujours aussi craquante. Elle sait charmer son monde, ça c’est sûr, distribuant des sourires à qui mieux mieux.

Elle dévore ses purées et compotes avec un appétit féroce. Elle râle pour qu’on s’active de la cuillère et englouti ses bib, qu’elle tient seule (sic!). D’ailleurs, elle voudrait manger seule, déjà, et attrape la cuillère pour la porter à sa bouche. Elle a pris 1kg300 ce mois ci! J’ai empaqueté les dernières robes en 6 mois tout à l’heure et ressorti le 9 mois depuis deux bonnes semaines.

Elle n’a plus rien d’un bébé effacé. Elle babille, communique, suit son frère des yeux, voudrait tout faire comme lui, elle rit aux éclats en le voyant danser et chahuter. J’en pleure de joie de les voir comme ça, ces deux-là!

Jolie douceur n’aime plus trop être dans son parc. Un petit moment en fin de journée c’est ok. Le reste du temps, elle veut être avec nous, participer. Elle n’aime plus être allongée dans la poussette non plus. Non, elle veut être redressée, tout voir.

Jolie douceur appelle « maman » très distinctement (je n’avais pas rêvé) lorsqu’elle pleure.

Elle a fait sa rentrée à la crèche aujourd’hui, où elle ira un jour par semaine, comme Petit bonheur. Je n’ai plus aucune appréhension, je la sens prête. Je sais qu’elle va s’y plaire.

Mon bébé, ma petite fille.

EN CUISINE

Dans son assiette #1

En matière de cuisine le fait maison est sacré chez nous!

Je fais souvent dans le simple et rapide, parce que les journées sont bien remplies avec deux tout petits, ma bonne dame! Mais j’aime préparer les repas de Petit bonheur moi-même avec des produits frais et des légumes bio.

A 18 mois, il mange presque tout le temps « comme nous », le midi.

J’ai bien envie de partager avec vous ce qu’on met dans son assiette donc j ‘ouvre une nouvelle rubrique sur la diversification où l’idée est de poster une fois par semaine une ou plusieurs photos de petits plats.

On commence avec un quinoa- poulet -légumes (carottes et fenouil)

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