ASSISTANTE MATERNELLE

La reprise

Le mini pouce est revenu ce matin et je suis bien contente!

Depuis que je suis assistante maternelle, je n’appréhende plus la reprise, au contraire. C’est une chance, une chance que j’ai choisi, crée, mais une chance quand même de faire un job que j’aime.

La semaine prochaine Petit bonheur fera sa rentrée en petite section. Il ira probablement à l’école le matin dans un premier temps. Un nouveau rythme se profile.

Jolie douceur ira à la crèche deux jours par semaine au lieu d’un.

J’ai également obtenu une place en relais d’assistantes maternelles (après 2 ans de liste d’attente!) pour deux matinées par mois, où je pourrai échanger avec des collègues et où le mini pouce découvrira un autre univers et de nouvelles activités.

Mister bonheur a un apprenti pour l’aider en cuisine.

Un vent de nouveauté souffle sur la rentrée!

20140817_121234

Publicités
ETRE PARENTS, MES GONES

Indécision

20140528_183051
L’idée me traverse régulièrement l’esprit dans un sens ou dans l’autre. La raison et le cœur en balance.

Deux enfants c’est assez. Assez pour ce que nos oreilles peuvent supporter, notre patience endurer. Assez pour avoir la liberté de voyager, à deux, à quatre. Deux enfants c’est le bon nombre, il me semble, à confier à une babysitter, pour se retrouver le temps d’une soirée en amoureux.

Avec trois on y arriverait pas, on n’y survivrait pas (ouais carrément). On se priverait de cette liberté qu’on entrevoit, de ce temps pour soi, pour nous, dont on, a lui comme moi, un besoin avide.

En fait, un troiz serait jouable. Lorsqu’ils iront à l’école et que Petit bonheur ne se lèvera plus à 6h/6h30 (ou avant hum) tous les matins (laissez moi rêver).
Un troiz serait jouable parce qu’ils grandissent, parce qu’on peut pas se dire, déjà, qu’on s’arrête là.

L’envie est là, par intermittence et disparait illico avec les nuits (beaucoup) trop courtes, la nécessité absolue de siester tous les quatre le weekend, les engueulades qui viennent avec le manque de sommeil parce qu’on n’a plus aucune résistance à la fatigue.

La peur de remettre en cause un équilibre encore fragile prend le dessus. La peur que tout éclate et qu’on ne se retrouve plus. Etre nombreux et finalement si seule, bof!

Et puis ce billet de Malise ou celui-là chez Sabine et d’autres encore. Et puis ces questions qui reviennent tant que l’idée n’est pas arrêtée.

On pourrait croire que si je me les pose ces questions, c’est que le choix est fait et qu’il s’agit d’une question de temps.

Peut être. Peut être pas.

J’ai vendu le trio, pas mal de fringues en 0-2ans, le siège de bain (jamais utilisé cela dit).

J’ai repris le boulot, je vois ce que c’est et je gère le quotidien avec trois enfants. Mais c’est pas pareil parce que le mini pouce repart chaque soir, n’est là ni le weekend, ni la nuit. Nounou et maman sont deux rôles très différents. Parfois je suis débordée, parfois je gère super bien et un troiz me semble jouable. Dans les deux cas je speede souvent pour que ça tourne. C’est un peu l’usine même si on a le temps de lire encore une histoire et de faire encore un tour de toboggan.

La complicité de Petit bonheur et Jolie douceur me touche au plus profond. On a fait le meilleur des choix j’en ai la certitude. Reste-t-il une place?

Ils se chamaillent, chouinent et crient et m’exaspèrent au plus haut point. Ils se cherchent, jouent, s’inventent un monde qui leur appartient.
Lorsqu’ils ne sont pas là, on trouve le quotidien calme et un poil déboussolant. Et l’instant d’après on est nostalgique du calme qui précédait les retrouvailles.
Aurais-je la force d’intensifier cette ambivalence et d’aller plus loin encore dans le renoncement de mes besoins, de mes envies?

Ils sont tellement entiers, tellement vivants, tellement joyeux , tellement décidés, tellement bruyants ou tellement chiants. Mais sans eux notre vie serait tellement plus vide de ce bonheur, cet essentiel.

Par intermittence, il me semble qu’il reste une place.
Quand j’y pense un peu + fort, ils nous font redescendre sur terre illico avec une nuit (une sieste devrais-je dire) bien moisie dont ils ont le secret. Ils ont un radar ou quoi?

Peut être que le sentiment d’être au complet viendra au fil du temps. Peut être qu’il ne viendra jamais vraiment, quel que soit le nombre d’enfants et qu’il faudra un jour où l’autre se résoudre à tourner la page et garder au creu de soi le désir d’enfant qui peut être ne disparait jamais totalement.

On en est pas là. On est à l’âge où l’on a encore le choix. Quel choix de vie? Que veut-on vraiment?
Peut être qu’il serait temps de penser un peu à se la jouer facile, parce que se mettre en difficulté, relancer les dés ça on connait.

Mais peut être qu’un petit dernier…

MES GONES, REAL LIFE

Deux enfants rapprochés, un an après…

2014-03-31 10.58.18

On m’avait dit tu verras la première année sera sport après ça ira.

On y est et…?

Un an après on a trouvé notre rythme de croisière, l’organisation qui nous va bien. On sort en famille, on vit, même si tout est géré en fonction des siestes (le sommeil garant de notre équilibre familial).

Un an après on fait des nuits complètes certaines semaines. Et encore des nuits trop courtes (et des réveils en sursaut avec lui à côté) ou hachées (avec elle). On recadre ce petit monde régulièrement. Notre résistance à la fatigue a sacrément ramassé ces deux dernières années.

Un an après ils prennent souvent leur bain ensemble. Vas-y que je t’éclabousse, que je te prête (ou te pique) l’arrosoir.

Un an après les repas se rejoignent peu à peu et l’autonomie se précise pour Jolie douceur. On prend nos repas en commun avec les enfants le midi, c’est sympa.

Un an après la nécessité de créer un coin dans le salon dédié à chacun se fait sentir.

Un an après ils peuvent jouer seuls de petits moments.

Un an après elle veut faire comme lui, il fait comme elle.

Un an après je m’installe entre le lit de grand de Petit bonheur et le lit à barreaux de Jolie douceur, pour l’histoire du soir et tous les deux en profitent.

Un an après la nacelle (bien rentabilisée!) à laissé place à un deuxième siège auto dans la voiture. Le trio a été vendu.

Un an après je m’interroge sur le rapport frère-sœur, la construction identitaire de chacun, le lien fort et si particulier qui les unit, sur les premiers conflits inévitables entre eux.

Un an après j’arrive à mettre en place de petites activités sensorielles pour chacun, séparément et ensemble quelques fois. Ca me frustrait beaucoup les premiers mois de ne pas pouvoir le faire très souvent. Avec la fatigue, la nouvelle organisation à trouver et leur autonomie limitée, il suffisait simplement de se laisser le temps.

Un an après on s’est fait notre premier resto-test un midi tous les quatre. Un petit pot pour Jolie douceur, un menu enfant avec la découverte des frites pour Petit bonheur. Un joli moment.

Un an après je retrouve des bribes de liberté, mon moteur avant d’être maman et dont l’absence me pesait parfois si lourd.

Un an après il y a du merveilleux chaque jour, et enfin la force d’en profiter 🙂

MES GONES

Une journée enfant unique

20140220_141716

C’est les vacances, un place occasionnelle s’est libérée à la crèche aujourd’hui pour Petit bonheur. Il était content d’aller jouer avec les copains. Il a fait de lui-même un bisou qui claque à sa sœur ce matin et ce soir il s’est empressé de me raconter qu’il avait enlevé ses chaussettes pour peindre avec ses pieds.

On a passé la journée entre filles, profitant de chaque seconde de calme. Jolie douceur a fait deux longues siestes de 3h, un record! Je me suis reposée aussi, je n’ai pas fini la journée sur les rotules, ça change.

Mister bonheur était bienheureux de faire une longue sieste lui aussi, il en rêvait depuis des lustres (obsédés du sommeil, nous?!).

On s’est baladé, c’était vraiment chouette ce petit tête à tête mère-fille.

Si chaque jour j’ai des moments avec chacun, on ne profite pas pareil, lorsqu’ils sont là tous les deux à se chamailler et Petit bonheur a tendance à accaparer l’attention.

Demain c’est l’inverse, Jolie douceur ira à la crèche et Petit bonheur sera chouchouté.

Ces journées « enfant unique » tombent à merveille, tant pour nous qui avons bien besoin de ralentir le rythme, que pour les enfants qui ont besoin d’attentions particulières, avant ma reprise du boulot qui arrive à grands pas.

A refaire de temps en temps, pour le plus grand bien de tous.

REAL LIFE

Les bons outils pour m’organiser

En septembre, j’ai repris les choses en main. On ne pouvait plus continuer comme ça, dans cette course-spirale perpétuelle. Les situations pétage de plombs dûes à l’organisation foireuse étaient trop fréquentes. Je n’en pouvais plus de cette désagréable impression d’être tout le temps débordée et de tout faire dans l’urgence, à l’arrache, en flux tendu.

J’ai remis de l’ordre dans nos vies, j’ai repris les rennes de l’organisation.

En novembre j’ai établi un planning des tâches hebdomadaires. Je voulais vous faire un retour parce que ça fonctionne plutôt bien. Il y a eu quelques ajustements mais vraiment, depuis que les tâches du quotidien sont posées et réparties, ça roule. Mister bonheur fait sa bien part sans que je le harcèle. Parfois je prends son tour de lave vaisselle, parfois il fait la sdb le jeudi au lieu du mercredi mais on n’est plus débordé et (alléluia) il change le sac poubelle de façon systématique (avant il prenait la poubelle, notez la différence).

On est tous plus détendu, reposé et on a même du temps pour nous les parents, ensemble et individuellement.

C’est un vrai challenge cette histoire d’organisation, avec deux enfants, une entreprise qui tourne à plein régime, mais avec de bons outils, simples et efficaces, ça le fait!

Pour cette nouvelle année on a un joli calendrier tout neuf,  la base, pour visualiser nos programmes divers sur un mois. J’ai bien envie d’y inclure un mini-planning d’activités sensorielles et manuelles les enfants. A voir!

Le père Noël m’a apporté un agenda familial, Le mémoniak. J’avais vu le concept passer sur les blogs et je peux maintenant tester en live.

Première impression : il n’est pas aussi canon que mon paper blank, mais il a l’air fonctionnel.

Il est bien pensé, on peut noter les infos utiles pour toute la famille.  Il y a une section budget mois par mois, des objectifs mensuels, des espaces mémos, des coupons détachables pour les listes de courses et les menus. Et des astuces sympas aussi et des stickers (parfait lorsqu’on est plutôt visuel). Tout y est, plus besoin de post it qui trainent un peu partout et qui finissent pas s’égarer.

On carbure donc au Memoniak, et même Mister bonheur prend petit à petit le réflexe d’y jeter un coup d’œil lorsqu’il cherche une info ou la liste des courses! Bref, archi validé. Mais je garde mon paper blank quand même, hein!

Je n’ai pas encore sauté le pas des menus à la semaine, mais ça ne saurait tarder. On ne m’arrête plus les amis! Sérieux, il y a tellement de recettes que j’ai envie de tester (genre celle-ci) mais sans organisation on en revient souvent aux mêmes plats vite faits, maison certes, mais bon la variété et le changement sont les bienvenus et les enfants curieux de découvertes.

004

Comme je suis maintenant VRAIMENT organisée, j’ai aussi mon agenda des nounous, pour ma reprise d’activité. Hyper bien conçu. Pas cher du tout. L’indispensable des assistantes maternelles (il existe aussi en format parents soit dit en passant) avec des infos utiles dedans.

008

Bien sur le reporting et la mise à jour du memoniak et du calendrier est une tâche supplémentaire (qui demande quelques secondes si on le fait régulièrement), mais ça vaut le coup, même (et surtout) quand on a le temps de rien au départ, puisqu’ensuite on y gagne vraiment à anticiper.

Et chez vous c’est organisé ou c’est le Bronx?

BLA BLA BLA, ETRE PARENTS

Il suffit d’un rien

Il suffit d’un imprévu qui retarde une fois (une fois de trop la même semaine) Mister bonheur, chef d’une toute petite entreprise, qui se retrousse les manches, oublie de compter ses heures et gére tout un tas de petits tracas.

Il suffit d’une heure de + seule avec les enfants alors que mon seuil de tolérance est franchi depuis longtemps, parce que je n’ai pas assez dormi, parce que je n’ai plus de résistance à la fatigue (deux ans que je donne intensément de ma personne sans compter la grossesse woo-oo pour Petit bonheur) et l’on bascule dans un monde parallèle.

Il suffit d’une crise monumentale de Petit bonheur suivie d’une sieste écourtée de Jolie douceur (parce que ces jours là rien ne se goupille comme il le faudrait c’est bien connu)  et tout devient trop.

Trop fatiguant, trop pénible. Trop rahhhhhh! Trop pour moi.

Je fusille du regard Mister bonheur parce qu’il est rentré à 15h30 au lieu de 14h30 LE jour où les gosses sont déchainés. Ambiance. Lui s’attendait à un accueil chaleureux, après son dur labeur, parce que s’il rentre + tard que d’habitude, c’est qu’il travaille beaucoup. Moi, là, j’ai juste envie de le pourrir.

Si je tire sur la corde c’est que Mister bonheur fait pareil de son côté et inversement. Souvent on finira épuisés, avec une sensibilité à fleur de peau (pour moi) et une susceptibilité décuplée (pour lui). Une engueulade pour tout, pour rien, à la clé.

Je n’aurai pas le courage de désamorcer.

Et de toutes façons ce sera forcément LUI le responsable. Parce que s’il était là bordel, qu’il m’aidait un peu, je serai pas aussi crevée. Parce que je fais TOUT (c’est une impression, en vrai il m’aide autant qu’il peut). Moins je serai sympa, + j’aurai besoin qu’il le soit. Mais (et je le comprends) ça ne le motivera pas…

Avant de partir en vrille je préviens. Je me connais par cœur. Je sais quand ça monte. Des fois faut faire avec, jusqu’au clash. Je m’en prends à lui, plutôt qu’aux petits. On reste une famille unie mais notre couple ramasse!

Je préfère passer le relais à Wonder daddy et faire un tour ou me faire une toile pour redescendre en pression. Tant pis s’il râle parce que mes moments off sont fréquents. Plus le quotidien est intense, +  c’est nécessaire, pour moi, pour eux, pour nous. Parce que le pilier de la famille c’est moi.

Et que si je dors, si je souffle, si je vais bien, ça va. Pour moi, pour eux. Pour nous tous.

Parce qu’il suffit d’un rien, d’une heure ou deux, dans un sens comme dans l’autre, pour que tout dégénère ou aille pour le mieux.

770

REAL LIFE

Mes trucs pour gérer deux enfants rapprochés

S’il y a plein d’avantages à avoir deux enfants rapprochés, notamment leur complicité, cela demande une bonne dose d’organisation. Surtout si on est en congé parental ou qu’ils sont principalement gardés par leurs (courageux) parents.

Ma première astuce pour les gérer c’est de sortir. L’installation est coton au début (appart en étage, petit garçon de 15 mois qui marche mais qui a besoin d’aide pour descendre, sans les dévaler, les quelques marches de l’entrée). Au fil des mois ça va en s’améliorant.  J’y laisse bien quelques gouttes de sueur à chaque fois encore, mais une fois dans la poussette double, zou, roule ma poule! Sauf en cas de tornade, s’aérer ça nous change les idées et ça nous fait du bien à tous. En bonus, pousser une poussette double ça fait de super biscottos! Une poussette canne et manduca c’est bien aussi.

Ensuite se faire aider, au moins les premiers mois. Surtout si on n’a pas de famille à proximité sur qui compter. J’ai une aide à domicile (TISF) qui vient me filer un gros coup de main (sols, repassage, linge, aide avec les enfants etc) une matinée par semaine. Clairement indispensable les 6 premiers mois. La CAF peut prendre en charge une partie des frais occasionnés, à voir au cas par cas. Se faire aider et déléguer une partie des tâches ménagères s’avère être le choix gagnant pour se préserver, préserver son couple des reproches (tu m’aides jamais-je fais tout-t’es jamais là etc) et limiter un tant soit peu la fatigue de part et d’autre.

Se caler sur le rythme des enfants. Dormir en même temps qu’eux. Ce conseil on l’entend souvent, dès le premier enfant. Quand ils sont deux, il prend vraiment tout son sens. Quand c’est le moment faut y aller, l’occasion est trop belle, il faut la saisir, quitte à tout laisser en plan et reprendre le rangement, la vaisselle, ou que sais-je, après la sieste.

Instaurer des rituels. Petit bonheur en est friand. Je me dis parfois que c’est trop. Toujours est-il que ça le rassure et les rituels m’aident à le canaliser et rythmer la journée, surtout aux moments clés que je gère seule avec les deux (sorties, repas, bain).

Anticiper. J’essaie d’avoir une longueur d’avance sur la logistique, pour les repas, les courses. Idem pour le week end, je prévois souvent des activités, des amis à voir ou à inviter (faut pas s’isoler, ça rend dingos!). C’est + facile ensuite d’assouplir, de modifier les plans plutôt que de tout improviser et de gérer en total free style.

Impliquer et responsabiliser le grand. Depuis qu’il est en âge de marcher Petit bonheur est désireux de participer aux tâches quotidiennes. C’est aussi très important pour lui de jouer son rôle de grand frère : il va chercher le doudou quand Jolie douceur pleure ou danse pour la faire rire, donne un jouet (et le reprend mais ce n’est pas le sujet). Il adore qu’on lui confie de petites responsabilités : à deux ans il aide à mettre la table, donne un à un les articles des courses pour les ranger, met son linge sale dans la panière, peut porter un petit paquet…

S’offrir des moments de solitude. Ca peut être trois fois rien au départ, le temps d’aller seul(e) à la boulangerie ou à la poste. Un peu + tard, quand les marques sont prises on peut être + aventureux et s’organiser des temps libre de qualité 🙂

enfants