MES GONES

Deux ans

Ce matin, tu es venue nous rejoindre pour un petit câlin. On a chanté Joyeux anniversaire encore ensommeillé.

Tu suçais ton pouce en souriant et tes yeux pétillaient.

J’ai sniffé encore et encore ton odeur de bébé. Deux ans ma douce.

Petit bonheur s’est mis à chouiner parce qu’il aurait voulu que se soit aussi son anniversaire.

On a pris le petit déj tous les 4, j’ai préparé les petits sandwichs comme vous aimez. Il a fallu accélérer. Le timing du lundi matin est serré et Mister B. tient à sa ponctualité du début de semaine. Et puis c’était la rentrée…

On a pris un moment toutes les deux avant l’arrivée du minipouce.

On a joué, on a chanté. Tu m’as accaparée toute la matinée.

Au moment de déjeuner, tu jouais seule, tranquillement, arf!

Tu m’as demandé de t’aider avec ta fourchette. Pas parce que tu n’y arrives pas, tu maîtrises bien le geste maintenant, mais tu aimes que je fasse l’avion, atterrissage, miam! Comme je le fais pour le minipouce.

Au moment d’ouvrir les petits suisse tu as insisté comme chaque jour « non c’est moi d’abord » puis « c’est ficile, c’est maman alors ». Et tu as crié alors que j’allais jetter les opercules au lieu de les mettre « là à côté », pour toi c’est si important.

Tu t’es réveillée de la sieste un peu contrariée.

On a regardé ton album de naissance 5 ou 6 fois, tu réclamais « encore un peu » dès qu’on avait terminé.

On a fait un gâteau madeleine tout simple, tu étais fière de participer. Les rainbow cakes attendront…

J’ai préparé la table pour le goûter, rien d’extravagant, mais il y avait les verres rigolos que tu adores et des pailles.

On fera la fête ce weekend mais quand même, toutes les occasions sont bonnes pour se sentir unique et appréciée, non?

On a chanté, papa tenait tes cheveux délicatement pendant que tu soufflais tes deux bougies.

Petit bonheur, filou comme il sait l’être, a déclaré, d’abord je te prête mes jouets et toi tu me prêtes tes cadeaux, d’accord?

On a fait une partie de jeu du verger et tu lançais le dé avec une dextérité qui nous a tous épatés.

Mister bonheur est parti en catastrophe parce que l’alarme du restau s’est déclenchée et j’ai débarrassé, rangé, nettoyé tous les morceaux de gâteau collé (surtout sous la chaise du minipouce en pleine découverte de l’autonomie…) pendant que vous vous foutiez sur la tronche jouiez avec Petit bonheur.

A l’heure du bain, tu as un peu pleuré en voyant ton ventre « non pas varicelle, enlever varicelle ». C’est bientôt fini ma douce.

Tu as voulu passer ta robe neuve sur ton pyjama et je n’ai pas cherché à négocier.

Tu es venue dans mes bras, pour y rester un long moment en fin de journée, le reste pourrais bien attendre et ça serait un soir à coquillettes…

J’ai repensé avec une tendresse si particulière à ta naissance merveilleuse (et réconciliatrice) il y a deux ans.

Il me semble que tu es née avant hier et que tu es là depuis toujours.

J’ai pris un bon shoot de l’odeur de tes cheveux, emplie de gratitude pour ta présence rayonnante.

Deux ans ma douce.

Merci de  nous avoir choisi

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MES GONES, REAL LIFE

Le sommeil : cohérence, fermeté et bienveillance

20141204_110841_4La question du sommeil chez nous revient souvent.

On a passé 3 ans de nuits chaotiques avec Petit bonheur. J’en ai souvent parlé ici . Il y a eu des couchers pénibles et difficiles, des terreurs nocturnes, des nuits blanches lorsqu’il était bébé BABI ou malade, 10 nuits sans dormir un peu après la naissance de sa sœur, des réveils en hurlant et des journées qui commencent à 5h du mat.

On a essayé beaucoup de techniques (ostéo, homéo, énergéticien, consultante en sommeil et plus récemment pedopsy).

Maintenant il s’endort paisiblement et s’il se réveille en pleine nuit ou trop tôt il accepte de patienter dans son lit en silence et sait se rendormir.

Je ne sais pas si c’est parce qu’il grandit, parce que les séances chez la pédopsy ont débloqué quelque chose (on a parlé de régression nocturne, de sa peur du noir, de la place de chacun, de notre rapport un peu compliqué à l’autorité aussi entre autres) ou si c’est parce que j’ai lâché prise pour de bon en parallèle.

Il dort mieux depuis que j’accepte sans rancune et sans résistance ce rythme qu’il a longtemps imposé. Même si les journées commençaient vraiment trop tôt je fais le choix d’être dans la gratitude (oui oui) et j’accepte que les choses sont (temporairement) ce qu’elles sont.

Avec Jolie douceur, on a connu quelques périodes délicates au coucher mais vraiment rien de comparable.

Fin décembre nous sommes partis 5 jours avec Mister bonheur. On avait expliqué aux enfants ce qui allait se passer. Ce n’est pas la première fois qu’on les faisait garder et je pars toujours sereine lorsque je les sais entre de bonnes mains.

Depuis notre retour Jolie douceur ne me lache plus la journée. Elle a besoin d’être dans la même pièce que moi en permanence, s’accroche à ma jambe, réclame les (b)rrrras puissance dix mille.

Le coucher est devenu très compliqué avec elle, alors que son frère s’endormait à côté malgré ses hurlements (inimaginable il y a seulement quelques mois!).

Par fatigue, par facilité et parce que je ressentais son angoisse je l’ai prise quelques fois avec moi, je la mettais dans mon lit et elle s’endormait très vite et je la transférait dans son lit ensuite.

Puis petit à petit elle a gagné du terrain, réclamant la lumière du couloir, se réveillant lorsque Mister B rentre du taf (vers minuit 1h) sans se rendormir, ou se réveillant dès qu’il la posait dans son lit, ou encore me réclamant à côté de son lit à l’endormissement, ou à côté d’elle dans mon lit (là à côté maman).

Je commençais à être bien frustrée de n’avoir plus du tout de temps de libre (les quelques heures le soirs sont mon sas de décompression et j’en ai besoin) et je me questionnais sur mon accompagnement pour qu’elle se sente sécurisée tout en étant autonome pour s’endormir (paye ta culpabilité de pas savoir gérer!).

Bref, ça devenait n’importe quoi, on faisait au mieux sur l’instant, et pendant trois semaines elle a souvent dormi avec nous et si Petit bonheur se rendait compte de son absence il voulait nous rejoindre aussi. On dormait bien mais bon, ça va 5 minutes…

Fin janvier on repartait 4 jours en amoureux et je lui ai dit que c’était la dernière fois qu’elle dormait dans notre lit.

A notre retour elle a hurlé deux longues heures au moment du coucher. Deux heures où l’on a tenu bon, on l’a accompagnée, 2 heures à répéter « je ne te prends pas dans les bras mais je suis là à côté, sois rassurée », « on se retrouve demain matin », « tu n’es pas obligée de dormir mais tu restes dans ton lit, c’est l’heure de se reposer ».

Le soir suivant elle s’est endormie très vite. Je répète chaque soir tu dors dans ton lit, à ta place et on se retrouve demain.

Je n’ai pas de solution miracle mais je sais qu’il faut être cohérent (c’est sécurisant), avancer dans la même direction avec son père (on est en phase, ouf!) et rester ferme mais bienveillant. Je l’écris aussi pour moi-même, pour m’en souvenir…

On y arrive. Un soir après l’autre, une nuit après l’autre…

MES GONES

A l’aube de tes deux ans

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transvasement avec des pâtes

 

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vérification

Tu me réclames la tite couette, plus si petite…

Tu t’affirmes et sait parfaitement ce que tu veux comme ce que tu ne veux pas (veux ça, pas envie, pas contente etc)

Tu commences à trier tes aliments et tu deviens autoritaire: pas la popote, le vavout maint’nant! (pas la compote, le yaourt maintenant)

Il est roù papa? Au rétaurant papa, à l’école Petit bonheur.

Tu répètes avec insistance « aime bien ça » quand tu convoites un objet ou un aliment et c’est à « VOUA ça » pour n’importe quel sac à main dans ton champs de vision.

Tu demandes « c’est qui ça » à tout va, pour connaître le nom d’un objet ou que je nomme une couleur.

Tu nous dis atteeeeends ou arrête.

Tu es très papa mais quand tu t’accroches à ma jambe tu clames c’est MA maman .

Tu veux mettre ton « papalon toute seule » et puis tu râle « arriiiiive pas », sans avoir pour autant l’envie que l’on le fasse pour toi.

Tu connais le prénom de tes copains à la crèche et des tas de chansons par cœur. Tu sais compter jusqu’à trois.

Tu demandes dans les (b)raaaas en ouvrant très grand les tiens et évidemment on craque à chaque fois.

Tu réclames les toilettes, pas systématiquement mais de façon toujours très volontaire. Tu dis encore et tu appelles lorsque tu as terminé en disant sini.

Le soir c’est « non non pas dodo, zouer. Aller là » (en montrant le salon).

Alors je ressors le protocole de derrière les fagots.

Et tu réclames la lumière du couloir…

Une canine a percé, trois autres arrivent. J’ai l’impression que les dents correspondent à des paliers d’autonomie.

Ces deux dernières semaines tu as souvent fini dans notre lit, au milieu de la nuit ou au petit matin. Vers 5h/6h ton frère se glisse contre moi en catimini et on est serré comme des sardines tous les quatre. On ne lutte plus. Tant pis, au moins on dort quelques heures de plus. On sait que ça ne durera pas toute la vie.

Parfois, si vous vous agitez, et si on a le courage de se lever, on vous remet dans vos lits. Des fois ça marche et la journée commence à une heure décente.

Ce weekend on t’a enlevé les barreaux de ton lit de bébé. Tu as grandi. On ne sait pas si c’est une bonne idée pour nos nuits mais on le sentait alors on l’a fait. Tu t’es relevé plusieurs fois mais tu as dormi d’un trait dans ton lit.

Les soirs où tu as été à la crèche, tu me réclames et ne me lache pas, comme s’il te fallait ta dose de moi.

Tu adores le bain, tu te frottes en riant et nomme les parties de ton corps.

Tu dis que tu as un an mimi (et demi) et bientôt dozan.

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Tu chantes à la queue leu leu le soir avec ton frère pour le rituel: pipi, laver les mains et tu fonds en larmes si j’oublie de te brosser les dents.

Tu réclames ton courrier lorsque j’ouvre la boîte aux lettres, tu dessines, t’appliques avec les momettes (gommettes) ou avec les transvasements improvisés qui t’occupent longtemps.

Mais ce que tu préfères c’est t’occuper de tes bébés, tu les fais manger en disant huuuuum et les promène en pissette.

Ma beauté. Ma douce. Ma rigolote.

Bientôt dozan…

MES GONES

Deuzan et demi

Petit bonheur, mon tourbillon de vie a passé le cap des deux ans et demi.

Affectueux, enthousiaste, généreux, entier, sensible, aussi peureux qu’il est casse-cou, Petit bonheur grandit à vue d’œil et ne lâche jamais l’affaire quand il a une idée en tête (oui je sais de qui il tient ;-).

Arrêt sur image pour garder une trace de ce qui se passe en ce moment.

Petit bonheur connait maintenant les couleurs. Il lui arrive de choisir un objet rose spontanément et nous laissons faire même si ça surprend.
Il sait nommer un grand nombre d’animaux et connaît leurs cris (je ne me lasse pas du chat fait mamiyou).

Côté motricité il a un grand besoin de se dépenser, de courir, de sauter. Il est inépuisable! Il adore jouer au ballon au square ou au parc, faire du tricycle avec ses clés et sa casquette (de la moto avec mon casque moua! Vroum). Il fait des roulades (« des roulanes »), il peut marcher à nos côtés pour une grande promenade.
Il accepte à nouveau de monter sur la planche à roulette de la poussette, ouf.

Il joue longuement seul, si je suis à proximité, empile adroitement des cubes, construit des « grandes tours » et « la maisons mamie et papi », il cuisine de la polenta (?!!), de la quiche (« c’est délicieux papa ») dans le four qui fait tic tac et vient nous faire goûter.
Les mises en paire n’ont plus de secret pour lui.

Il investit tout l’espace de sa feuille lorsqu’il dessine (des avions, un gâteau à la fraise ou toute la famille), adore coller des auto-collants (et çui-la-là-va-l’où alors?) il est très fier de ses œuvres que j’affiche sur le frigo. Il réclame souvent les activités de verser, de pâte à modeler (la tamoler) ou pâte à sel.

Il aime compter, dit deux pour évoquer la notion de quantité voire d’abondance.

Il danse et chante un peu. Après la capucine, c’est le ouistiti qui a ses faveurs, et comme il ne connait pas la demie mesure il demande à l’écouter en boucle.
Au moment du coucher il chante à sa sœur, son meilleur publique, « tourne tourne petit mounin »! J’incite au calme et je ricane intérieurement en les voyant faire les marioles.

Il a un appétit d’ogre mais pinaille désormais pour manger certains légumes (variables selon son humeur), alors qu’il aimait tout, du céleri en passant par le fenouil. Il réclame à chaque repas un ro-ro chomage (un gros morceau de fromage) ou me dit « non pas les pâtes, préfère le chocolat moua! »
Il boit encore un biberon le matin et le soir, avec du lait végétal. Il pourrait s’en passer mais comme sa sœur boit encore son bib, il veut faire pareil (moua aussi).

Il chausse du 25, porte du 4 ans en haut, du 3 ans en bas, perd souvent ses pantalons. Il met ses chaussures seul, se déshabille et range ses affaires à l’endroit opportun. Il adore son blouson babar, tient à le mettre, même quand il fait trop chaud. Il dormirait avec ses lunettes de soleil (mes nunettes maman, j’y vois plus ien!) s’il le pouvait.

Il me demande de lire les histoires du soir par deux, me prépare les livres choisit, par terre, à ma place, entre son lit et celui de sa sœur, me dit « je t’aide tistoires maman » ou « tous ensemble tistoire ».

Il dort parfois avec de drôles d’objets, en guise de doudou. Lui qui ne dormait que dans le noir complet, il me réclame maintenant de laisser la porte ouverte et le store entrebâillé (faut que je lui trouve une veilleuse).
Quelque soit l’heure du coucher, il se lève entre 6h et 7h. Il apprend à patienter un peu le matin et demande chaque jour « c’est pas trop tôt? ». Siiii!

Et il parle avec des intonations enthousiastes à souhait qui nous tellement, tellement font rire.
Oh lala le soleil! S’est envolé le moiseau. Là haut dans l’abe. Regade!
Attendez moi! J’a-iiiiive!
Arrêteuuu. C’est à moua, d’accord?! Ca suffit! Attend une minute mamillon!

Il me raconte les histoires qu’il s’invente.
Que fait la fourmi? « Elle mange des noisettes maman! »
« le mouton violet saute dans la cabane. ramasse de l’ebe et joue au ballon. »

Pas un jour sans qu’il nous surprenne avec son vocabulaire qui s’étoffe, d’une multitude de mots, impossible de tout noter!
Il me raconte avec une certaine précision ses activités à la crèche, son menu le midi et des petites anecdotes dont il se souvient (sa mémoire est bluffante).

Il se familiarise avec la notion du temps. Après, tout à l’heure, plus tard, bientôt, demain, bien que cela soit encore confus.

Il refuse de prendre des douches et réclame des bains où peu d’eau suffit à le contenter, il aime éclabousser et shampooiner sa sœur. Seul son père peut lui laver les cheveux. Il a fait un petit tour chez le coiffeur le mois dernier. Juste pour la frange, Mister bonheur n’est pas prêt à voir les bouclettes tomber…

Il connait son nom, la couleur de ses yeux et de ses cheveux.

A mesure qu’il grandit la vie est + simple. Il s’apaise. Pique encore des crises, mais quoi de plus normal à deux ans et demi avec une petite sœur dans les pattes à qui il aime dire « laisse tranquille moua » ou l’instant d’après aller la chercher pour jouer « tiens à tout c’qui faut, jouer tous ensemble ».

Deuzan et demi et mon amour qui ne cesse de grandir…

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ASSISTANTE MATERNELLE

S’occuper des enfants des autres

Mon activité professionnelle en interroge plus d’un. Je n’ai pas ma dose avec deux enfants rapprochés en bas âge?!

Si, souvent!

Petit bonheur et Jolie douceur se chamaillent, m’exaspèrent parfois, testent et cherchent les limites, mes limitent, à moi leur mère.

Ils me renvoient en miroir mes propres faiblesses et les points sur lesquels il faut que j’évolue. Normal quoi, ce sont mes enfants.

Quand je m’occupe des enfants des autres, c’est différent.

Déjà, ils ne sont pas là 24h/24h comme le sont les miens.

Et le rapport éducatif et affectif est tout autre.

Cela n’altère en rien ma volonté de faire au mieux, de créer un lien, de cajoler, de poser des limites sécurisantes, d’accompagner les découvertes et les apprentissages avec bienveillance.

Ca n’empêche pas de faire mon métier avec le cœur et avec une bonne dose de conscience professionnelle.

Mais les enjeux ne sont pas les mêmes, parce que justement le rapport qui me lie avec les enfants que j’accueille est tout autre.

Et ça rend les choses beaucoup plus faciles.

Cette semaine j’ai repris le boulot, pour ma plus grande joie.

L’organisation est un peu bousculée.

Jolie douceur observe beaucoup ce qui se passe, va voir le bébé et pleure parfois lorsqu’il pleure.

Petit bonheur se réveille très tôt (5h30 ça pique!) et parfois la nuit. Je sais que ça le travaille, cette histoire. Je veille à le rassurer et nous passons de chouettes moments de « grands » (pate à modeler, peinture, cuisine) lui et moi. Je lui ai expliqué que c’est mon job de m’occuper de cet enfant qui vient et repart avec sa maman, sans savoir ce qu’il capte vraiment de cette notion.

Chacun prend ses marques, vive l’adaptation.

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MES GONES

Une journée enfant unique

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C’est les vacances, un place occasionnelle s’est libérée à la crèche aujourd’hui pour Petit bonheur. Il était content d’aller jouer avec les copains. Il a fait de lui-même un bisou qui claque à sa sœur ce matin et ce soir il s’est empressé de me raconter qu’il avait enlevé ses chaussettes pour peindre avec ses pieds.

On a passé la journée entre filles, profitant de chaque seconde de calme. Jolie douceur a fait deux longues siestes de 3h, un record! Je me suis reposée aussi, je n’ai pas fini la journée sur les rotules, ça change.

Mister bonheur était bienheureux de faire une longue sieste lui aussi, il en rêvait depuis des lustres (obsédés du sommeil, nous?!).

On s’est baladé, c’était vraiment chouette ce petit tête à tête mère-fille.

Si chaque jour j’ai des moments avec chacun, on ne profite pas pareil, lorsqu’ils sont là tous les deux à se chamailler et Petit bonheur a tendance à accaparer l’attention.

Demain c’est l’inverse, Jolie douceur ira à la crèche et Petit bonheur sera chouchouté.

Ces journées « enfant unique » tombent à merveille, tant pour nous qui avons bien besoin de ralentir le rythme, que pour les enfants qui ont besoin d’attentions particulières, avant ma reprise du boulot qui arrive à grands pas.

A refaire de temps en temps, pour le plus grand bien de tous.

MES GONES

Pas content

Les amis après une accalmie le terrible two is back.

Non changer! Non la douche! Non balade! Non manger! Non dodo! Non non non!

Pour les sorties, depuis quelques semaines Petit bonheur marche, à côté de la poussette.

Il a fallu, comme toujours avec la nouveauté, recadrer les premières fois. On a une planche à roulette aussi. Il adorait au début. Maintenant il ne veut plus en entendre parler.

Depuis une semaine, il veut, je cite « marcher seul ». A la campagne ou au parc c’est possible.

En ville, c’est ingérable, pour moi, avec lui, actuellement. Il se laisse distraire, part dans tous les sens, n’écoute pas les consignes et les dangers sont trop nombreux.

Il a donc deux choix, marcher en se tenant à la poussette ou être sur la planche à roulettes.

Ca ne lui convient pas, il ne veut rien savoir. Et alterne entre le non et les cris stridents.

Si on va au square, à côté, (ou ailleurs en fait, peu importe) à l’aller ça va.

Au retour c’est impossible.

Je préviens à l’avance de notre départ, on compte les tours de toboggan (deux parce que ce chiffre lui parle) avant de repartir. Rien n’y fait. Il ne veut plus marcher. Pas monter sur la planche à roulettes non plus. Il crie, s’assoit dans la rue, ou se cabre. « Pas content ».  « Veut pas ». Ne veut pas quoi? Pas rentrer? Pas que ce soit moi qui décide? Pas sûre qu’il le sache lui même…

Bref, il pousse à bout et je fais des efforts immenses pour rester dans la bienveillance, parce que c’est le chemin que je choisis et que je sais qu’avec lui, la force n’est pas la solution qui fonctionne.

Je sais que c’est une étape, une phase, que ça passera. Mais bon sang, je sue!

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