BONHEURS

La gratitude du matin

Le matin c’était dur. Des réveils dans les hurlements, trop tôt, trop longtemps. Les yeux encore collés et déjà la journée qui déraille et l’envie d’être demain.

Et puis stop. Si je n’arrive pas à les apaiser eux, je peux continuer de poser le cadre et penser à moi pour me sentir bien ici et maintenant.

Aller courir parfois, quand le découragement se fait sentir, quand j’ai envie de fuir à toute jambes! Revenir apaisée.

Et puis la gratitude.

La gratitude de se dire bonjour. De commencer la journée avec vous. Je suis tellement contente de vous voir ce matin les enfants. Et ressentir ce sentiment de plus en plus fort et spontanément. Etre heureuse de ce que j’ai déjà, de ma vie, de la participation de mon mec, de ce qu’il fait pour nous, plutôt que de focaliser sur ce qu’il a ENCORE oublié.

L’humeur du matin conditionne toute la journée. Début compliqué, fin de journée compliquée. A l’inverse le positif appelle le positif. D’ailleurs le soir on termine la journée en se disant nos kifs ou moments préférés.

Ne plus laisser les autres, leur humeur, leur comportement déterminer ma journée. Garder le pouvoir, mon pouvoir, celui de briller et d’aimer 😉

 

CIMG6504

ASSISTANTE MATERNELLE, BONHEURS

Choisir le bonheur

20150130_150625

J’ai fait développer un bon nombre de photos qui n’attendaient que ça.

Plein de souvenirs sont remontés. De bons moments passés avec les enfants, du quotidien, leurs manies rigolotes, nos balades, les vacances, les voyages, les paysages époustouflants, la nature ressourçante.

Il y a des moments durs, avec deux enfants en bas âge, un restau et le quotidien de la real life, n’est pas toujours rose, je ne le cache pas. On travaille beaucoup, les journées sont bien remplies, mais une chose est sûre, on vit intensément.

Je me dis qu’on est sacrément vernis et je choisis de cultiver la gratitude.  Je grave aussi fort que possible les moments doux dans ma mémoire, leurs rires spontanés, leurs mimiques et leurs expressions, qui seront mes souvenirs doudous lorsque la nostalgie viendra.

Chaque jour, autant que possible, je m’applique à mettre un soupçon de nouveauté, de découverte et du joyeux dans nos vies, dans nos rencontres, dans les relations que je cultive. Parce que demain existe sans exister , il n’y a que cet éternel maintenant que je choisis de vivre pleinement, sans regret.

Je choisis le bonheur, j’épouse les contraintes qui jalonnent ce parcours, parce qu’elles sont là, il faut faire avec, autant prendre les choses comme elles viennent et avancer, un petit pas après l’autre.

Je choisis ma vie, celle que je vis aujourd’hui. Je pourrais faire carrière, j’aurais pu . Je pourrais faire d’autres choix.

Mais je ne pense pas que je serais plus heureuse.

J’aime ce métier, cohérent prolongement de ce que je vis en parallèle, dans ma vie de famille, au contact d’enfants, qui m’apprend tant et où je suis plus souvent dans l’action spontanée et intuitive que dans la réflexion (alors qu’avant j’étais dans la tendance inverse). J’aime aux retours de vacances, ou ne serait ce que chaque lundi, (après une absence de trois jours) retrouver le mini pouce qui me semble grandit. Non je ne vois pas mon travail comme un corvée, au contraire, il m’offre une grande liberté d’organisation et me permet de combiner l’utile à l’agréable, de concilier le pro au perso et je reconnais ma chance (ou plutôt mon choix 😉

Je fais le choix de mettre de la légèreté dans le quotidien puisque, ma foi, les lessives ne se font pas toutes seules, qu’il faut encore passer l’aspi et préparer le repas, autant adopter un regard optimiste et faire des ces moments simples, des moments heureux.  Parfois j’y arrive moins, je me laisse aspirer par ces tâches successives et peu valorisantes, et puis je prends du recul.

Je nous regarde. Je les observe. Je me murmure choisis le bonheur…

REAL LIFE

Oser vivre ma vie

056

L’encourager à lâcher un job bien payé pour se lancer, malgré la crise, malgré un enfant tout neuf qui arrive, malgré les risques. Oser quand même, parce que si on ne se lance pas à 30 ans on le fera quand?

Oser agrandir la famille rapidement après l’arrivée du premier enfant adoré. Ecouter la voix du cœur plutôt que la voie de la raison. Tant pis pour le qu’en dira-t-on.

Oser une reconversion professionnelle, après plusieurs CDD à responsabilités. Oser rebondir, plus haut, plus loin, vers moi, après un burn out professionnel. Oser concevoir un autre rapport au travail, avec une part belle à l’humanité.

Oser tout faire en même temps!

Oser rêver, en grand et se donner les moyens de trouver les solutions pour que les rêves deviennent projets et les projets actions.

Oser prendre le temps d’élever mes enfants malgré les sacrifices et les difficultés que cela comporte, pour ne jamais regretter cette période clé de ma vie et leur transmettre de solides bases d’amour.

Oser sortir du cadre, faire des choix, les revendiquer. Oser dire non, oser me positionner, m’affirmer davantage.

Oser demander.

Oser se réinventer, se créer une vie à notre mesure, agir pour ne plus subir.

Oser grandir.

056

REAL LIFE

La couverture de maman

018

Depuis quelques mois on a rangé la gigoteuse pour Petit bonheur.

Il passait son temps à l’enlever.

Depuis, il a une couette, à lui, comme papa et maman!

Par la même occasion, j’ai ressorti la jolie couverture en crochet, couleur caramel, que ma maman avait tricoté avec amour, lorsqu’elle était enceinte de moi.

Elle est intacte, hyper moelleuse, toute douce et je l’aime vraiment beaucoup car c’est son unique ouvrage au crochet.

Elle est donc très précieuse et fait partie, avec deux peluches, des rares trésors qui m’appartenait bébé.

Je l’ai offerte à Petit bonheur, en lui expliquant qu’elle était à moi, que je dormais avec quand j’étais petite.

A deux ans je ne sais pas encore ce qu’il perçoit de la valeur des choses.

Toujours est-il qu’à chaque sieste, et chaque soir, il réclame « la catur de maman petite. »

ALLAITEMENT

La tétée la plus douce

Tout le monde dort profondément.

Je me réveille, je ne sais comment. Chaque nuit, malgré la fatigue, le même scénario se répète. Il existe cette connection unique entre elle et moi. Un truc fabuleux qui ne s’explique pas. Un truc qui fait, qu’au beau milieu de la nuit, vers 3h, je sors de mon profond sommeil.

Je l’entends.

Elle gigote un peu dans sa nacelle. Elle émet quelques miaulements, à peine perceptibles, dans le silence de la nuit.

Elle a faim, elle veut son lait.

Je la prends dans mes bras, elle n’a pas encore pleuré. A quoi bon attendre, puisque je sais qu’elle a faim et qu’elle me réclame?

Sans allumer, je vais jusqu’au salon et je m’assois dans le fauteuil moelleux, parce que c’est là que je suis le mieux installée.

Je la pose délicatement sur le coussin d’allaitement. Elle tête, avec appétit, encore à demie endormie. Parfois elle ouvre grand les yeux, ses yeux immenses et tout ronds, qui me font toujours sourire. Nos regards se rencontrent. Même dans la pénombre, on se voit tout à fait distinctement. On se regarde.

J’ai une bouteille d’eau à côté, à portée de main. Chaque soir, avant d’aller me coucher je vérifie qu’il y ait suffisamment d’eau. Ma petite organisation est rodée. J’ai toujours soif, dès qu’elle se met à téter. Je bois quelques gorgées.

Elle pose sa main en étoile sur mon sein. Je fonds dès qu’elle fait ça. Sa toute petite main jolie.

Je lui carresse le visage. Elle sourit, tout en continuant de téter. Je souris aussi, ensommeillée, dans la pénombre.

Quand elle a finit, qu’elle est rassasiée, je la garde un peu contre moi. Je sais qu’elle ne fera peut être pas son rot, elle est toute endormie.

J’ai envie de prolonger ce moment ouaté. J’aime tant sentir son corps minuscule et tout chaud, ses effluves de lait, de bébé et de sommeil. Le meilleur parfum du monde!

Elle est là, complètement abandonnée, contre moi. Je profite quelques instants encore, du plus doux des moments, avec mon bébé, consciente que le bonheur se niche là, contre moi.

Ensuite, je la pose délicatement dans sa nacelle. Je lui murmure « à toute à l’heure ma jolie ». Elle se rendort seule, si ce n’est pas déjà fait, et je retourne me coucher dans le silence de la nuit.738

BONHEURS

Finalement ça va bien!

En l’espace de deux mois et demi je suis passé par tout un panel d’émotions. La fatigue, ça peut rendre un peu maboule.

Il ne s’agit pas vraiment de baby blues. C’est pas non plus le burn out. C’est autre chose.

Mais broyer du noir c’est pas mon genre. Alors je me ressaisis, pour voir le verre à moitié plein.

Parce que j’ai une chance inouïe, si on regarde bien.

Avant la naissance de Petit bonheur on nous avait parlé de la fertilité pas au top du top.

Et finalement on a deux enfants beaux comme des coeurs, d’âges rapprochés, comme on voulait. Spermatozoïdes ramollos, mon oeil!

Certes, ils nous épuisent, nous rendent dingos, mais ils sont là, magnifiques, plein de vie et d’énergie pour découvrir le monde.

On a bravé la prématurité avec Petit bonheur et fait la nique à la MAP (menace d’accouchement prématuré) de Jolie douceur, puisqu’elle est née en pleine forme, deux semaines avant la date prévue d’accouchement.

J’ai eu cet accouchement magique et réparateur dont je rêvais.

Je suis crevée, vannée, j’ai pas souvent le temps de me poser la journée. Mais je bouge, j’organise comme je l’entends. Il y a trois mois de ça, j’étais allitée et c’était carrément moins fun!

Et puis il y a ce cocon de bienveillance, qui m’entoure où je peux puiser des forces quand ça va moins bien pour repartir de plus belle.

Il y a l’aide à domicile une matinée par semaine, que les enfants adorent et qui fait le ménage-repassage.

Il y a les cousinade qui requinquent.

Il y a Mister bonheur et ses attentions romantiques.

Il y a les copines virtuelles ou réelles qui comprennent, qui trouvent les mots qui vont bien ou le silence qui convient, qui savent quoi faire, quand il faut, et rendent les choses plus faciles, plus légères, plus belles encore.

043

MES GONES

J’aime à l’infini

J’aime la sentir apaisée, blottie contre moi,

J’aime la tétée dans le silence de la nuit et le calin qui s’en suit,

J’aime sa main qui s’accroche très fort à mon t-shirt dans le manduca,

J’aime son odeur de biscuit délicieux,

J’aime le lien de frère et soeur qui les unit,

J’aime lorsque Petit bonheur me réclame que je le porte vers elle pour lui faire un calin et une caresse délicate,

J’aime me laisser guider par mon intuition et mon instinct pour m’occuper d’elle,

J’aime les journées que l’on passe toutes les deux, où je prends le temps pour elle,

J’aime me faire confiance et me détacher des avis et des tu devrais,

J’aime la facilité avec laquelle je l’allaite, partout,

J’aime ses cuisses à plis,

J’aime ses joues à bisous,

J’aime quand elle s’endort recroquevillée sur son père,

J’aime sa houpette après le bain,

J’aime le rose et le violet arrivés en masse avec elle,

J’aime ses grands yeux curieux du monde qui l’entoure,

J’aime cet équilibre parfait au sein de notre famille,

J’aime sa présence, comme une évidence.

IMG_6720