BLA BLA BLA, EN CUISINE

Vers une alimentation différente #3

Je n’ai jamais « fait de régime ». J’ai eu des phases où je faisais attention, en mangeant plus léger mais je ne me suis jamais lancée dans les points ou les calories à compter, les protéines à tout va ou autre mono diète. Manger c’est un plaisir. Par contre l’idée d’un régime alimentaire au sens « mode de vie » fait écho.

Une fois sortie du mode zombie (3 mois pour certains 3 ans chez nous!) j’ai petit à petit modifié notre alimentation. On mangeait peu de produits industriels, transformés mais sans avoir une alimentation qui donne vraiment la pêche non plus.

J’avais envie de reprendre les choses en mains mais il a fallu que je dorme à peu près correctement pour mettre en place de nouvelles habitudes. Ca a mis du temps mais on y est 😉

Donc voilà les changements:

Je ne cuisine plus en fonction des enfants, je cuisine pour nous ce qui me fait envie. Carrément moins frustrant! On mange souvent des plats uniques genre poêlées ou mieux des assiettes composées qui demandent un peu + de préparation mais chacun trouve son bonheur.

On consommait beaucoup de gluten (tartines, pâtes, semoule, quiches, quenelles, etc) et j’ai inséré de plus en plus de variété dans nos menus: lentilles, quinoa, épeautre, riz complet reviennent souvent. C’est ancré.

Les proportions légumes/ féculents se sont inversées. Maintenant je me base sur les légumes pour élaborer le repas et je vois comment je les accommode, ce que je mets avec pour compléter et accompagner alors qu’avant j’étais dans le schéma inverse (légumes = accompagnement)

J’achète de la viande chez le boucher. Puisqu’on en mange beaucoup moins, c’est même pas plus cher.

Je prépare de + en + de goûters maison. C’est motivant avec 5 enfants à 16h30! Je ne suis pas experte en pâtisserie, surtout en pâtisserie alternative (à base de farine d’épeautre, son d’avoine, sirop d’agave et compagnie) mais je teste et je progresse.

Avant l’été j’ai calmé le jeu sur le sucre. D’abord de manière volontaire dans l’idée de me sentir plus en forme. J’ai bouquiné sur l’équilibre acido-basique, les retours d’expériences IG bas.

Sans avoir envie de me lancer à fond dans un programme restrictif, j’ai modifié deux trois trucs qui me semblaient accessibles, à commencer par le ptit dej, sans jamais perdre de vue le plaisir des papilles et la gourmandise.

Au bout de quelques jours/semaines je me suis sentie plus énergique. Au bout de quelques mois plusieurs kilos se sont envolés sans que j’ai cette impression « d’effort » qui est associée aux régimes.

Ensuite nous sommes partis 3 semaines en Italie. Pasta, pizza, mozza, birra, e mojito. Du sucre, du gluten et des laitages en veux tu en voilà. Aucun interdit.De la charcuterie au ptit dej, beaucoup de fruits en dehors des repas, des grillades, des grosses salades, des olives et finalement je n’ai pas pris un gramme, je crois que c’est la première fois que mon poids reste stable en vacances.

En septembre avec la rentrée j’ai couru, speedé. La fatigue est revenue, avec l’impression d’un retour en arrière. La difficulté de manger en conscience, au calme, assise, de prendre le temps de mâcher.

Il y a eu un peu de laisser aller et puis l’envie d’être en forme qui pousse à chercher des recettes, choisir de préparer un plat rapide et équilibré. C’est un cercle vertueux: on mange mieux, on a plus d’énergie donc envie de manger mieux etc.

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Muffins banane coco choco dans gluten
BITS + PIECES

Avril

Oui je sais. J’ai posté des news du mois de mars  en avril et rien depuis!

Pourtant il s’en est passé des choses…

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Turin

On a bougé avec les enfants: un weekend à Agde pour Pâques, puis 4 jours en Italie pendant les vacances scolaires, sans compter les sorties fréquentes au parc ou ailleurs.

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En parallèle je continue le tri, le vide de printemps et quand tu enclenches le changement, c’est l’effet domino…

J’ai été courir deux fois la semaine dernière (ça m’étonne moi même), pas longtemps et pas vite, mais l’idée c’est de me sentir bien. Je donne les bibs et je chausse mes baskets. J’adore la lumière au parc tôt le matin et c’est bien agréable de commencer la journée avec moi-même. Courir pour que ce soit moins la course..

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salade fenouil, avocat, coriandre, menthe, ail et citron

Le changement alimentaire se poursuit, j’en reparlerai surement… Je continue d’innover, d’introduire de nouvelles recettes : falafels, tartinade d’artichaud à tomber, gnocchi de patate douce (sans gluten), tarte aux fraises maison (avec les fraises rapportées d’Italie) et la bonne surprise de voir la balance afficher quelques kilos en moins (vive les plats à IG bas!)

Côté ciné ce mois ci Taxi Téhéran puis Indian palace pour un moment plus léger.

J’ai réactivé ma vie à moi, je vois mes copines un peu plus souvent, je programme des soirées filles, et j’ai même dans l’idée de me faire un weekend sans mec ni enfant (le premier depuis que je suis maman) au mois de mai. Bref, j’avance sur cet équilibre entre être mère, femme, working girl et être moi, simplement moi.

J’ai loupé le coche pour prendre des billets pour les nuits de Fourvière, alors je zieute d’autres alternatives de concerts sorties sympas.

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Du côté des enfants…

Petit bonheur se passionne pour le chiffre 14, réclame sans cesse des cadeaux et des surprises, retient les paroles de chansons entendues deux fois, mange avec un appétit d’ogre et nous fait rire autant qu’il nous fatigue avec ses questions. Il a été assez perturbé par Pierre et le loup étudié à l’école et demande chaque soir si des loups et des chasseurs vont venir dans notre maison. Il aime se souvenir des évènement passés: « je me souviens très bien, hier (y a une semaine ou l’été dernier donc) Il commence à inventer des jeux de rôles « moi je suis le grand frère loup, toi tu es la maman loup » (quand je vous dis que ça le travaille Pierre et le loup)

Jolie douceur est aussi belle que décidée. Elle a souvent un look improbable « pas çui là papalon, veut l’autre » et se retrouve avec une robe de « quincesse » et des chaussettes de Spiderman et refuse d’en changer pour sortir. Elle veut mettre ses bottes de pluie sans chaussettes et prendre le parapluie quand il fait 25° et un grand soleil. Vendredi dernier elle a été à la crèche avec son haut de pyjama, elle refusait catégoriquement de l’enlever et j’ai fini par laisser couler (c’est pas si grave hein?). Bref elle a deux ans.

BLA BLA BLA

Mars

Pour laisser une empreinte de mars…

En Mars il y a eu une virée improvisée tous les quatre à L’Isle sur la Sorgue, des moments simples et joyeux, en famille.

De l’innovation en cuisine: un chutney pomme-raisin, du saumon teriyaki, les meilleures boulettes de viandes ever, des pancakes pour un dimanche matin en mode maman solo, un crumble de courgettes aux graines de tournesol et à l’huile de coco, des boulettes de sarrasin à la sauge, un cury de quinoa et lentilles corail, un gratin de brocolis aux amandes, des muffins au lait de coco, banane et pépites de chocolat, un carotte cake

La découverte de plein d’aliments nouveaux (lucuma, farine de coco etc) avec des textures crémeuses à souhaits, des saveurs réconfortantes. et l’envie de pousser + loin l’exploration veggé.

Ma consommation de gluten (qui constituait la base de mon alimentation) à été complètement revue à la baisse (environ 2/3 en moins). Je fais un break avec les tartines, je me régale avec un ptit déj inspiré de celui-ci.

En mars j’ai fait le vide. Mon besoin de désencombrer est devenu frénétique et ce gros tri s’est accompagné d’une remise en questions sur bien de points (notre façon de consommer, l’espace libre dans ma vie etc)…

Au ciné j’ai vu deux films poignants: Timbuktu et Big Eyes.

Et côté lecture: Bad Girl de Nancy Huston et L’empreinte de toute chose d’Elizabeth Gilbert (auteur de Mange, prie, aime), ainsi que la nouvelle vague de magasines Flow, Simple things and co alors que j’avais délaissé la presse depuis plusieurs mois.

En mars il y a eu des jonquilles rapportés par Petit bonheur du marché. Des pâquerettes « Tiens maman un beau bouquet pour toi » qui fait toujours son petit effet et les magnolias dont la floraison m’émerveille chaque année.

Il y a eu des petits bricolages minute, des bonhommes confectionnés avec trois fois rien, de la pâte à modeler à gogo (et sous les pieds), des petites escapades prévues pour avril, le carnaval où j’ai senti les larmes picoter et les balades au parc, parce que si c’est pas notre jardin, il fait quand même bon s’y ressourcer régulièrement.

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EN CUISINE, REAL LIFE

Vers une alimentation différente #2

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Je vous parlais de mon évolution alimentaire, de l’introduction du bio, de la suppression des PLV pour Petit bonheur.

Il y a eu un autre grand changement dans notre alimentation, depuis l’arrivée des enfants.

Les repas végétariens.

Les enfants ne mangent pas (sauf exception) de protéines le soir. Par ricochet nous non plus.

Mon challenge actuel est de me renouveler du côté des dîners, parce qu’il n’y a pas que le riz et les pâtes dans la vie.

Avant je savais grosso modo le matin ce que j’allais cuisiner pour le déjeuner et le dîner mais là on passe la vitesse supérieure.

Voilà une semaine et demie que je me base sur un menu élaboré au préalable, que je n’ai pas tenu à la lettre évidemment. Peu importe…

En anticipant, c’est plus simple de trouver de idées, tester de nouvelles associations et c’est ça qui est bon!

Si je prépare parfois des plats que me réclament les enfants, je ne cuisine plus en fonction d’eux depuis longtemps. Leurs goûts sont différents, leurs envies, prononcées, évoluent très vite et une fois sur deux il ne mangeront pas le met préparé pour leurs délicates papilles et ça me frustre. Donc je fais ce qui me plaît sans me prendre la tête et ils suivent le mouvement.

D’ailleurs la semaine dernière Petit bonheur a voulu du rab’ du gratin de brocolis aux amandes alors que je pensais qu’il ferait chou blanc. Comme quoi…

 

EN CUISINE, REAL LIFE

Vers une alimentation différente #1

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Il y a longtemps c’est bien simple, je consacrais le budget minimum à l’alimentation. J’avais peu de moyens et je préférais mettre de l’argent ailleurs (dans les voyages par exemple) alors j’achetais quasi exclusivement des produits premiers prix.

Puis j’ai commencé à gagner ma vie, à me poser et petit à petit les choses ont commencé à changer.

Ensuite, il y a eu le passage, presque radical, au bio.

Après un petit burn out, je lisais beaucoup, méditais chaque jour, m’interessais à plein de techniques de développement personnelles (reiki, EFT, Ho’oponopono et j’en passe) ainsi qu’à l’alimentation (équilibre acido-basique, bienfaits du cru etc)

Mister bonheur pas branché bio au départ, m’a suivi dans mon délire. Quand il fait les courses il sait qu’il faut prendre les céréales demi complètes bio, les lentilles bio, le beurre bio, la farine bio. On choisit des légumes bio ou non/peu traités de producteurs locaux que l’on connaît. Je ne suis pas tout bio, ni radicale. Certains produits bio transformés sont bourrés de cochonneries et j’achète plein de produits pas bio du tout, en privilégiant la qualité et la simplicité. Mais les aliments de base c’est bio, voilà.

Et puis Petit bonheur est né. Je l’ai allaité jusqu’à 6 mois, on a débuté la diversification tranquillou bilou. Les traces de la prématurité s’estompaient, il grandissait bien.

Sauf qu’il a été souvent malade à partir de 9 mois (et son entrée à la crèche, un jour par semaine), avec des maladies ORL à la chaîne, une toux récalcitrante. En plus de l’homéopathie, des antibio qu’il a pris fréquemment genre 1 semaine sur deux (sic!) et du traitement de fond pour l’asthme du nourrisson, je me suis penchée sur la question de l’alimentation.

Il n’a pas d’allergie connue (prise de sang à l’appui) et pourtant nous avons fait le choix il y a plus de deux ans, d’éviter de lui proposer des produits laitiers de vache (PLV pour les initiés).

Dans une optique de naturopathie, de santé, de prévention, les produits laitiers, en particuliers les PLV, sont à éviter, surtout en cas de trouble ORL. Je le sais. Mais franchir le cap de supprimer le lait pour un enfant, mon premier enfant, ce n’était pas si simple…

Cette décision, qui impliquait l’arrêt du lait de croissance recommandé par le pédiatre, ainsi que les petits suisse du goûter (remplacés par les yaourts de brebis ou de l’étorki) n’a pas été facile à prendre. Pour un premier enfant on se pose pas mal de questions et le lait c’est quand même la base de l’alimentation des tout-petits. Qui a dit que c’était facile d’être parent?!

Mister bonheur n’était pas chaud-chaud au départ, il s’est laissé convaincre. Le sentiment d’impuissance face aux maladies épuisantes à répétition à joué. Il fallait qu’on essaye tout ce qui était possible pour le bien-être de Petit bonheur.

Voilà, je voulais attendre un peu, avoir du recul pour en parler. Je ne sais pas si cela a porté ses fruits ou s’il a « fait son immunité » mais depuis qu’il boit du lait végétal (spécial tout-petit et enrichi qui coûte une blinde au départ puis laits végétaux « classiques » à l’avoine, l’amande, au riz, épautre etc) il est beaucoup moins malade et on a arrêté au bout de quelques mois, avec l’accord du pédiatre, le traitement de fond pour l’asthme. Vu que Petit bonheur n’est pas allergique, il consomme parfois des PLV, pas question d’empiéter sur la vie sociale, mais à trois ans passé il boit encore du lait végétal.

ASSISTANTE MATERNELLE

Le choix d’une nounou, l’envers du décor

Les parents choisissent la nounou de leur enfant et je choisis la famille avec laquelle j’ai envie de travailler. Hé ouais!

Pour organiser ma reprise d’activité j’ai donc rencontré plusieurs familles.

A Lyon la demande est plutôt forte, donc en tant qu’assistante maternelle j’ai le choix (et les parents aussi hein)

Pour moi les enfants sont tous attachants, avec certains le lien sera plus fort, mais ça on peut rarement le savoir à l’avance! Par contre, si l’on peut partager quelques valeurs avec la famille ça facilite grandement les choses.

Bref. Petit best of des contacts (certains cumulaient plusieurs caractéristiques):

Une famille très orienté choix pysio et nature avec qui j’ai eu un super contact (qui a opté pour un autre mode de garde).

Une famille venue sans leur enfant.

Une famille avec 30 minutes d’avance, une autre avec 30 min de retard sans prévenir (ça commence mal)

Une famille qui négocie les prix (selon la façon d’aborder les choses ça refroidit)

Une famille qui propose un contrat assez strict et fermée au dialogue. Je préfère trouver un terrain d’entente, pour que chacun s’y retrouve et qu’on puisse avancer ensemble de façon sereine dans la durée.

Une famille qui s’installe sur le canapé avant d’y être invitée.

Et d’autres familles encore…

Quand la famille arrive pour la première prise de contact, j’aime voir l’enfant et m’adresser un peu à lui, même si c’est un bébé. Je le prends dans mes bras ou non, selon le feeling avec les parents, selon si je sens qu’ils ont envie de me le confier quelques instants. Parfois je demande. Parfois non, parce que je suis réservée et qu’il faut parfois un peu de temps.

Je tâte le terrain, pour comprendre les motivations qui poussent à ce choix de mode de garde plutôt qu’un autre (pas de place en crèche, envie d’un accueil + personnalisé, flexibilité etc).

J’explique mon parcours professionnel, mon expérience de la petite enfance, ma reconversion.

Je présente mes valeurs, comment je vois les choses avec les enfants,dans le cadre de mon métier. J’ai un petit livret d’accueil qui sert de support pour parler de mon projet éducatif, de motricité, du respect des rythmes, du sommeil de l’alimentation,des sorties, des activités créatives.J’ai conscience qu’il n’est pas évident de se projeter pour les parents d’un premier enfant de quelques semaines, mais ça donne une idée de ce que je propose.

Si certains sujets leurs tiennent à cœur, je suis soucieuse de faire dans la continuité de ce que font les parents, dans la mesure du possible, chacun sa place, chacun son rôle.

Certains laissent pleurer. D’autres sont plutôt maternage. Pas de jugement.

Certains trouvent chouette que mes propres enfants soient à la maison (et qu’il y ait un grand choix de jouets pour les petits à disposition), d’autres voient ça comme un inconvénient ou s’en inquiètent et j’explique comment je me positionne. J’annonce clairement au téléphone l’âge de mes enfants avant la rencontre.

De mon côté c’est parfois délicat (surtout pour mes enfants en fait) de jongler entre le rôle de nounou et le rôle de maman, mais c’est comme ça. Je fais au mieux pour préserver une certaine équité, en fonction des priorités et des besoins de chacun.

Il est évident que s’occuper des enfants des autres est pour moi + facile et moins usant (la recherche de limites et d’autorité est très différente).

Et puis viennent ensuite les questions pratiques (qui intéressent beaucoup les parents), l’organisation, la période d’adaptation, les horaires d’accueil, la flexibilité souhaitée si besoin, les congés, les tarifs horaires, les indemnités d’entretien, les frais de repas, la déclaration paje emploi. J’aime que tout soit clair, pour bien démarrer, sans mauvaises surprises.

Avant tout ce qui importe pour moi, dans le choix d’une famille est la relation de confiance et le feeling. C’est la base, dans les deux sens d’ailleurs. J’ai fait le choix de ce métier. Il est primordial qu’une bonne entente et un dialogue soient possibles.

Je recommande toujours aux familles de prendre le temps de réfléchir, de voir plusieurs personnes, d’affiner leurs critères et priorités.

Je sais que je trouverais facilement du travail, je préfère prendre le temps de trouver une famille avec qui « ça colle » pour que tout ce passe au mieux, pour chacun.

Et toi le choix de ta nounou?

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BONHEURS

Des petits plats, beaucoup d’amour

Pendant les trois semaines en néonat à la naissance de Petit bonheur, j’ai pris pendant douze jours des repas fournis par l’hôpital.

On descendait parfois au self le midi avec Mister bonheur, pour décompresser, relâcher la pression et le stress le temps d’un repas. Ca nous faisait du bien de sortir un peu du service où nous passions toutes nos journées (et moi mes nuits), ne serait ce que pour aller quelques étages plus bas.

Côté gustatif, la première semaine ça allait, après les repas hôpital ça lasse, même quand la nourriture est « correcte ».

De toutes façons, les onze jours suivants, j’avais le droit de rester en chambre mère-enfant avec Petit bonheur (un luxe pour ceux qui connaissent la prématurité) mais pour les repas il fallait qu’on s’organise par nous-même, ils n’étaient plus pris en charge dans le statut « accompagnant ».

Mister bonheur dormait à proximité de l’hôpital (merci la belle famille!) et faisait deux trois allers-retours par semaine à la maison. Il gérait le linge et préparait quelques plats simples, toujours délicieux. Il n’avait pourtant pas trop la tête à ça et les journées avec nous, étaient longues pour lui aussi.

La dernière semaine, on commençait à réaliser ce qui se passait pour nous et pour Petit bonheur, c’était pas facile tous les jours, d’autant qu’on a finit en chambre double (deux mamans, deux prémas = pas beaucoup de repos).

Ma cousine, qui habite à proximité de l’hôpital nous avait rapporté plusieurs petits plats. Une fricassée de volaille aux petits légumes, un couscous, des muffins maison, des fruits et d’autres plats simples et bons, comme à la maison.

Quelques plats. Tellement plus. De l’amour, du soutien.

Des plats pour dire je suis là.

Certains cadeaux de naissance ne coûtent pas cher, mais ont une valeur inestimable, comme ces petits plats.

Des petits plats pour nourrir le corps, l’âme et gonfler le cœur.

FRUITS