PREMATURITE

La prématurité c’est compliqué

Petit bonheur va bien, il grandit, il progresse, il est plein de vie et curieux de tout.

La prématurité on en parle plus beaucoup, c’est loin. Il a 18 mois maintenant.

Il est fragile au niveau ORL, cumule les otites, bronchites et compagnie. Je sais que c’est lié, à la prématurité, à son histoire, à sa naissance.

On a arrêté le lait de vache, pour voir si ça peut aider.

On a installé un humidificateur, dans sa chambre.

Dans la difficulté, quand la fatigue prend le dessus, j’ai l’impression que je fais de travers avec lui. Que je perds pied. Que je ne suis pas à la hauteur. Quelle frustration, de pas être la bonne maman parfaite que je voudrais être pour lui!

Je sais pourtant que je n’y suis pour rien. Je fais tout ce que je peux pour lui. Ce qu’il faut. Au mieux. Avec amour. C’est bien là le principal.

La prématurité s’accompagne d’un fort sentiment de culpabilité. Et de temps en temps, rien à faire, cette culpabilité refait surface, revient alors qu’on ne l’attend pas.

Heureusement, on a su développer un lien extraordinaire et une belle complicité lui et moi.

Heureusement…

 

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GROSSESSE, PREMATURITE

Le cap de 32 semaines # ma grossesse

Un ptit coucou express. Je poste depuis mon téléphone et écrire trois lignes est un petit défi!
Bon je vais pas râler …
Je vais bien, numérobis aussi (toujours inside). J’ai passé le week end avec Mister bonheur à mon chevet, redoublant d’attentions.
J’ai des moments où je ne suis rien qu’une chiffe molle et où je veux ma maison et la joyeuse présence de mon petit garçon, mon homme, mon lit et mon petit confort.
J’aimerais voir la lumière du jour et prendre une bouffée d’air frais aussi .
La vraie bonne nouvelle c’est qu’aujourd’hui on passe le cap de la gde prematurité . Entre 32 et 37 semaines il s’agit de prematurite. Ça fait une difference.
Chaque jour compte.

GROSSESSE, PREMATURITE

Ne sois pas trop pressée ma douce

well. je pensais vous parler de sapes de grossesse, de mes produits de soins, des achats pour mademoiselle ou encore de petit bonheur qui pousse comme un champignon et marche presque.
Du futile en somme.
Sauf que …
Sauf que mademoiselle numerobis s’active en coulisses.
Et à 31 semaines c’est pas l’heure. À croire que je ne sais faire que ça, des bébés pressés et balezes (2kg déjà !)
Bref pendant l’écho du troisième trimestre, vendredi aprem, la sentence est tombée:
Rdv à l’hôpital, ne passez pas par la case maison et ne prenez pas votre valise!
Choqués et sonnés on a obtempéré.
Je suis entre de bonnes mains et mes contractions on été stoppees.
L’équipe est bien formee et se veut rassurante …
Mister bonheur et moi avons eu une conversation avec notre numerobis pour lui remettre les pendules à l’heure.
voilà voilà…

PREMATURITE

La prématurité un an après

Petit bonheur grandit, s’épanouit, progresse, comme tous les enfants de son âge, à son rythme. Il est très tonique et curieux de tout découvrir. A première vue, on pourrait le croire costaud et robuste. Les enfants nés prématurément ont une force de vie singulière, qui n’empêche pas une fragilité, dans les premières années.

Il me semblait que les signes de la prématurité s’éloignaient, pour laisser place à une vie normale et rien d’autre.

Pendant plusieurs mois, je l’avais presque oubliée, on n’y pensait de moins en moins. Petit à petit on s’est détendu, on a baissé la garde, on était moins flippé, moins au taquet, avec Mister Bonheur.

Avec l’entrée à la crèche, l’arrivée de l’automne et les premiers froids, on enchaîne une (loooongue) série de maladies infantiles (souvenez-vous, j’en parlais ).

En l’espace de trois mois, Petit bonheur  a eu une bronchite, une gastro, une double otite, une otite persistante couplée à une angine avec vésicules et des bons gros rhubes avec toux bien grasse. Rien de bien grave, mais le tout cumulé ça commence à faire beaucoup pour ce petit garçon d’un an.

Toutes les semaines on va chez le pédiatre. Oui TOUTES les semaines, depuis trois mois. Et une seule fausse alerte à signaler (à force on devient un peu parano…).

A croire que le créneau de 15h30 le mardi nous est officielement attribué.

Plusieurs traitements antibiotiques lui été administrés. C’est beaucoup. Trop. Je n’aime pas ça.

A la base je ne suis pas très médicaments, je préfère les médecines douces, mais l’homéopathie ne suffit pas toujours. Que faire d’autre pour lui? Je me sens impuissante, alors je m’en remets au corps médical, désemparée et je lui donne ce qu’on me dit de lui donner. Son sommeil, déjà fragile (la journée) est perturbé.

Si vous avez des pistes pour renforcer l’immunité de Petit bonheur de via des solutions alternatives, efficaces et adaptées je suis preneuse, hein!

Le pire est sans doute derrière nous, mais la prématurité on n’a pas encore fini d’en baver!

PREMATURITE

Allaiter un bébé prématuré c’est possible

Le désir d’allaiter je l’avais déjà avant la naissance de Petit bonheur. Je ne cherche pas à convaincre, c’est tellement personnel. L’allaitement je suis pour, même si je crois qu’il vaut mille fois mieux donner un bib avec amour que d’allaiter à contre coeur.

Moi, j’avais envie d’essayer, si ça marchait tant mieux, je m’étais dit que je ne m’acharnerais pas, je ferais confiance à dame nature. J’avais lu deux trois livres empruntés à la bibliothèque, mais ça me parraissait assez abstrait tout ça.

Quand Petit bonheur est né, à 34SA j’ai été étonnée qu’on me demande comment je souhaitais le nourrir. Je ne pensais pas que je pourrais l’allaiter. Au contraire, le lait maternel est vraiment bénéfique pour les bébés prématurés. Et pour le lien mère-enfant, en particulier après une naissance compliquée, rien de tel que l’allaitement. Mais tout ça mériterait qu’on en reparle…

Bref, le soir, après notre transfert en néonat, on m’a donné un tire-lait. J’avais le droit de dormir d’un trait la première nuit, mais ensuite je devais m’en servir (15/20 minutes pour chaque sein) toutes les trois/quatre heures la journée et toutes les cinq heures minimum la nuit, pour favoriser ma montée de lait et mettre en place l’allaitement.

Deux jours après sa naissance, on a tenté une première tétée de bienvenue, celle qui est proposée à la naissance en général. Nous reprenions, les choses là où nous les avions laissé. Je n’avais pas encore de lait et Petit Bonheur n’avait pas encore assez de forces pour téter. Qu’importe, le contact, le peau à peau favorise grandement les choses. Le moral, la proximité et le lien avec le bébé jouent beaucoup dans la mise en place de l’allaitement.

Je continuais de tirer mon lait et, alors que je commençais à désespérer, j’ai vu les premières gouttes apparaître dans le flacon! Ah mes efforts (et ma douleur du départ!!) étaient récompensés! Ma montée de lait s’est faite rapidement, la troisième nuit. Au petit matin, youhou j’étais transformée en Lolo ferrari!

Malgré tout, j’avais peur de pas y arriver. Je manquais d’intimité. J’avais besoin d’aide, je n’arrivais pas à installer mon bébé tout branché toute seule. Il y avait trop de va et vient dans notre chambre, parfois quatre infirmières et puéricultrices étaient là, à nous observer, alors qu’une personne pour m’aider suffisait! Je me sentais nulle, incapable.

Mister bonheur a été plus que formidable, il m’a réconforté sans relâche, il trouvait les mots justes à chaque fois pour me rebooster, quand j’étais sur le point de craquer. Les pères ont vraiment un rôle primordial à jouer dans l’allaitement.

Au bout d’une semaine, Petit bonheur à commencé à tétér. Une ou deux gorgée et basta. On le cueillait à chaque moment d’éveil, il souriait, se rendormait contre moi. On lui chatouillait les pieds (aucun effet), lui parlait, l’encourageait, lui caressait l’oreille, le changeait en cours de route, pour le stimuler mais c’était pas gagné. Les tétées duraient presque une heure à chaque fois.

On a essayé différentes méthodes, pour faciliter la prise de lait, les embouts, la jack méthode (pipette avec du lait dans un récipient que l’on met dans la bouche du bébé en plus du sein. Le lait vient plus vite, ça l’incite à maintenir son effort de sucion). On le laissait dormir sans compléter avec l’alimentation par sonde, pour voir s’il aurait plus d’appétit la fois suivante (mais non!).

On le pesait avant et après chaque tétée pour vérifier la quantité prise et compléter avec l’alimentation par sonde en fonction (composée du lait que je tirais et de lait artificiel quand je n’en avais pas assez)

Il prenait 5 ou 10ml, soit moins d’un quart de sa ration. 15ml quand il était au taquet. Rien parfois. J’ai pleuré de désespoir, d’impatience, de lassitude. On a aussi beaucoup ri avec Mister Bonheur et les infirmières, pour dédramatiser.

L’équipe à été super. Encourageante, d’une infinie patience, nous incitant à la persévérance.

Je continuais le tire lait encore et encore toutes les 4 heures, même la nuit, après chaque tétée.

Je doutais. Et si ça venait de moi? Je n’avais pas assez de lait (la quantité s’adapte en fonction des besoins du bébé et vu qu’il ne prenait pas beaucoup…). Et si je n’étais pas capable de nourrir mon bébé? Et si avec le biberon il pouvait s’alimenter seul?

Je redoutais les mises au sein, tellement frustrantes, je commençais à perdre patience et à fatiguer de tout cela. Je n’avais pas envie que ce soit si compliqué, si contraignant, j’allais flancher…

Toute l’équipe, les infirmières, puér, la pédiatre m’ont rassurée. Il fallait encore lui laisser du temps, nous laisser une chance. Il était encore petit et fatigué et c’était dommage de compromettre tous les efforts engagés, si j’avais vraiment envie de l’allaiter. On allait y arriver, on y était presque. Moi qui m’étais dit que si ça ne le faisait pas direct, je n’insistrerais pas. Pour lui, j’ai tenu.

A la fin de la deuxième semaine, j’avais déjà plus de lait . J’ai vu une conseillère en lactation. Pas douce pour un sou, mais efficace et Petit bonheur prenait un peu à chaque tétée. Oui, on allait y arriver.

La troisième semaine, le déclic s’est produit. Petit bonheur tétait, enfin. Il prenait la quantité limite mais suffisante pour ne plus être complété avec l’alimentation artificielle, et sa courbe de poids était bonne. On tenait le bon bout!

Je continuais les sessions de tire lait, encore et encore, après chaque tétée pour entretenir et stimuler ma lactation, même si j’en avais ras le bol de cet appareil.

Les choses se sont vraiment décantées quelques jours avant notre sortie. On a commencé à deviner ce qui nous attendait dans le monde réel. Plus de scope, plus de fils pour relier Petit bonheur à une surveillance médicale permanente (et rassurante!), plus de pesée à chaque fois pour vérifier les quantités de lait prises.

Apprendre à se faire confiance, doucement. Se préparer à la vraie vie, celle qui n’attend que nous, dans notre cocon, sans filet de sécurité, avec l’immense joie d’écrire notre histoire à trois, et un peu peur aussi, et c’est bien normal de l’inconnu que connaissent tous les jeunes parents…

ps: la photo a été prise lorsque Petit bonheur (bien glouton!) avait trois mois à peu près.

MES GONES, PREMATURITE

La rencontre

C’était il y a un an.

Je te mettais au monde.

Tu n’as pas eu cette naissance ouatée,

Qu’on avait tendrement imaginée pour toi,

Tu n’as pas eu nos bras pour t’accueillir immédiatement,

Mais notre amour déjà si fort et nos coeurs chauds d’émotion,

T’accompagnaient à chaque seconde.

Tu as été si courageux.

C’était il y a un an et un jour.

Notre première vraie rencontre.

Tes yeux dans les mien, ce regard si doux,

Ton âme caressant la mienne,

Cet instant magique, hors du temps, magnifique et si intense.

Le premier calin en peau à peau,

Apaisant pour toi comme pour moi après cette drôle d’aventure.

Tu n’as pas tété, mais ton corps chaud contre le mien,

Marquait déjà le début d’une nouvelle page de notre histoire,

Douce et merveilleuse.

Notre fils, notre tout petit.

Notre Petit bonheur chéri.

Un an déjà aujourd’hui!

PREMATURITE

Docteur clown

Trois semaines passées en neonat c’est long, éprouvant et déprimant. La veille de notre sortie, on a eu la visite de deux clowns de l’association Docteur Clown.

Quand ils sont entrés dans la chambre je me suis dit, des clowns pour des bébés prématurés? Mouai…

Ils doivent avoir l’habitude de ce genre d’accueil un peu froid, de ces regards qui semblent dire très peu pour moi.

Ils ne se sont pas démontés. Il se sont approchés du berceau de Petit bonheur, lui ont raconté des conneries, sur un ton décomplexé, s’adressant à lui non pas comme à un bébé mais comme on parlerait à une personne. Ils ont joué de la musique avec de drôles d’instruments, on inventé des sons. Leur numéro était franchement réussi.

Petit bonheur n’a pas manifesté beaucoup d’intérêt, il n’a pas pleuré non plus. Mais Mister Bonheur et moi ont a rigolé comme des baleines pendant cette parenthèse et on était drôlement détendu. On a finalement bien profité du spectacle!

Au moins une fois par an, j’aime bien faire un geste pour une ou des associations. C’est une occasion de se rappeler à quel point on est chanceux d’apprécier ce qu’on a. Cette année, c’est tout vu, j’ai choisi Docteur Clown.

Les clowns de l’association sont des artistes professionnels, formés pour intervenir auprès d’enfants dans les hôpitaux par le rire, la magie. Pour se détendre et oublier (un peu) qu’on est hospitalisé. Etre bien un instant c’est déjà aller mieux…

Pour en savoir plus et pour soutenir aussi leur belle action c’est par !