ALLAITEMENT

5 mois d’allaitement

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La semaine dernière j’ai demandé à Mister Bonheur de nous prendre en photo avec Jolie douceur, pendant que je l’allaitais. Je savais que ce serait une des dernières fois.

On a attaqué les bib et si au début elle n’était pas réceptive, maintenant c’est bel et bien parti!

Elle a refusé totalement les biberons deux fois, crise de larmes et de panique à la clé. On a laissé passer quelques jours avant d’essayer à nouveau, en douceur.

Et puis, ce jour là, le timing était parfait.

Petit bonheur était à la crèche, on était tranquille, au calme. On avait le temps. Elle avait faim mais pas trop (elle s’énerve quand elle est affamée!). On a ressorti le biberon ultra physio Tommee Tippee. Mister bonheur s’est installé dans le fauteuil moelleux, pendant que je suis allée m’allonger dans notre chambre. Elle a détourné la tête. Il a proposé à nouveau, avec bienveillance, en lui expliquant que c’était son lait. Et elle a tout bu, tranquillement. Il lui fallait simplement un temps d’adaptation pour comprendre le truc!

Je pensais à un sevrage très progressif pour avancer à notre rythme, sans la brusquer, sans me forcer. Le sevrage complet s’est effectué en trois semaines. C’est plus rapide que ce que j’avais en tête mais c’est bien comme ça.

Elle a accéléré la cadence. Je préfère, au fond, que ça vienne d’elle. Et c’est ok pour moi. Je suis heureuse de retrouver ma liberté, mon indépendance après quasi un an de bon et loyaux services (6 mois d’allaitement mixte pour Petit bonheur et  5 mois d’allaitement exclusif pour Jolie douceur).

Tout s’est fait naturellement, de la mise en place de l’allaitement au sevrage. Les premières tétées étaient longues et fréquentes mais assez rapidement elles se sont régulées. J’ai fonctionné à l’instinct, en fonction de mes possibilités du moment.

De cet allaitement je ne garde que de beaux souvenirs. La première tétée dès la naissance. La simplicité. Le côté pratique et toujours prêt. Pas de logistique à penser pour elle pour les balades (on a déjà assez de trucs en tête, hein). Je ne me suis pas sentie oppressée ou envahie comme ça avait pu être le cas pour mon premier allaitement (les exigences n’étaient pas les mêmes non plus, ça joue). J’ai adoré me sentir à l’aise et libre. J’ai aimé cette parenthèse entre ma fille, mes seins, son lait et moi.

Et puis j’ai adoré connaître cette douceur à nulle autre pareille et je garde comme de précieux trésors les tendres souvenirs des tétées dans le silence enveloppant de la nuit.

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ALLAITEMENT

La tétée la plus douce

Tout le monde dort profondément.

Je me réveille, je ne sais comment. Chaque nuit, malgré la fatigue, le même scénario se répète. Il existe cette connection unique entre elle et moi. Un truc fabuleux qui ne s’explique pas. Un truc qui fait, qu’au beau milieu de la nuit, vers 3h, je sors de mon profond sommeil.

Je l’entends.

Elle gigote un peu dans sa nacelle. Elle émet quelques miaulements, à peine perceptibles, dans le silence de la nuit.

Elle a faim, elle veut son lait.

Je la prends dans mes bras, elle n’a pas encore pleuré. A quoi bon attendre, puisque je sais qu’elle a faim et qu’elle me réclame?

Sans allumer, je vais jusqu’au salon et je m’assois dans le fauteuil moelleux, parce que c’est là que je suis le mieux installée.

Je la pose délicatement sur le coussin d’allaitement. Elle tête, avec appétit, encore à demie endormie. Parfois elle ouvre grand les yeux, ses yeux immenses et tout ronds, qui me font toujours sourire. Nos regards se rencontrent. Même dans la pénombre, on se voit tout à fait distinctement. On se regarde.

J’ai une bouteille d’eau à côté, à portée de main. Chaque soir, avant d’aller me coucher je vérifie qu’il y ait suffisamment d’eau. Ma petite organisation est rodée. J’ai toujours soif, dès qu’elle se met à téter. Je bois quelques gorgées.

Elle pose sa main en étoile sur mon sein. Je fonds dès qu’elle fait ça. Sa toute petite main jolie.

Je lui carresse le visage. Elle sourit, tout en continuant de téter. Je souris aussi, ensommeillée, dans la pénombre.

Quand elle a finit, qu’elle est rassasiée, je la garde un peu contre moi. Je sais qu’elle ne fera peut être pas son rot, elle est toute endormie.

J’ai envie de prolonger ce moment ouaté. J’aime tant sentir son corps minuscule et tout chaud, ses effluves de lait, de bébé et de sommeil. Le meilleur parfum du monde!

Elle est là, complètement abandonnée, contre moi. Je profite quelques instants encore, du plus doux des moments, avec mon bébé, consciente que le bonheur se niche là, contre moi.

Ensuite, je la pose délicatement dans sa nacelle. Je lui murmure « à toute à l’heure ma jolie ». Elle se rendort seule, si ce n’est pas déjà fait, et je retourne me coucher dans le silence de la nuit.738