ASSISTANTE MATERNELLE, BONHEURS, ETRE PARENTS, REAL LIFE

Simplifier et fluidifier

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Un an que j’ai commencé cet article. Ca me prend chaque année cette histoire de ménage de printemps. Enfin là c’est un peu + que ça…

Un an que je fais de mon mieux pour alléger, simplifier, fluidifier le quotidien par petites touches.

Les spécialistes en la matière recommandent de procéder d’un coup, moi je fonctionne par étapes…

Chi va piano va sano e lontano comme on dit en italien.

J’ai adopté le mode de rangement de Marie kondo  pour certains tiroirs : vêtements des enfants, bavoirs, serviettes de toilette et dans mon dressing pour les jeans et tee shirts. Alors non ce n’est pas rangé une fois pour toutes (pas chez moi en tous cas!) mais effectivement c’est plus net et le bazar revient moins vite. Donc je valide. Là je teste la capsule wardrobe, vous connaissez?

Côté tri, au fil des mois j’ai donné et vendu les derniers vêtements de bébé. Actuellement Jolie douceur et Petit bonheur ont chacun deux tiroirs de commodes pour leur garde robe de saison, un tiroir de sapes « pour plus tard » achetées à petit prix ou récupérées et un carton de taille moyenne de vêtements souvenirs !

Je pourrais aller plus loin en achetant sans anticipation en fonction des besoins réels du moment et si possible plus local et éthique. Si ça se trouve se serait tout aussi économique (en achetant d’avance il y a parfois des ratés). Si vous avez des pistes pour avancer dans ce sens, parce que je ne sais pas trop où me tourner et je préfère limiter le budget au profit de loisirs…

Côté bibliothèque il y a eu un gros tri, j’ai fait tourné et donné des livres mais là c’est plus fort que moi, les livres reviennent encore plus nombreux et la billy déborde à nouveau…

Côté boulot j’ai tâtonné, là encore je suis en chemin pour trouver l’organisation optimale. Je ressens l’envie de cloisonner davantage ma vie familiale et professionnelle. C’est plus simple et on préserve du temps de qualité pour chacun (notamment le temps que les enfants passent en fin de journée avec leur père).

A l’avenir j’envisage de réduire le temps de travail une partie des vacances scolaires (et alléger également la facture du centre aéré) pour passer du temps à notre rythme avec les enfants hors période scolaire.

Côté boulot encore, j’arrive à une (relative) autonomie financière. Je me sens plus libre (zéro culpabilité à m’offrir une soirée mensuelle rien que pour moi même s’il faut appeler la babysitter) …

Au niveau du quotidien : on se fait livrer les courses environ deux fois par mois. Un gros plein (les produits de bases en quantité) qui arrive direct dans la cuisine si ça ce n’est pas se simplifier la vie 😉

Coté alimentation, en un an j’ai intégré plusieurs changements, tout doucement, au fur et à mesure une fois encore. On mange simple, avec plus de diversité et on a intégré des collations fruits.

J’ai tenté sans succès la planification de menus. Bof! J’y reviendrais peut être. Des pistes pour me motiver?

Simplification aussi du côté de l’épanouissement personnel. Mister B prend régulièrement du temps pour lui et moi de même. Soit on se relaie pour les enfants, soit on prend une bbsitter. Tout cela est beaucoup + facile maintenant et lui comme moi, on sait gérer seul et les enfants sont plus grands .

Avoir chacun, les enfants comme les parents, des activités de son côté permet de se retrouver, d’apprécier le temps passé ensemble. Il faut parfois se séparer un peu pour retrouver la joie d’être ensemble.

Mais le plus gros changement pour moi c’est le matin qui a pris un goût de miracle morning et si vous me lisez depuis longtemps vous savez qu’on part de loin…

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Mars

20150512_165757En mars j’ai eu envie d’écrire sur le blog, sur mes choix de vie, les points à améliorer, sur les enfants qui grandissent, sur les voyages que j’ai envie de faire, de partager des recettes et de faire évoluer le blog. Et puis on a passé deux semaines sans internet (enfin avec des smartphone) ni télé et on l’a bien vécu!

En mars je suis allée plusieurs fois par semaine au parc tôt le matin, avant de commencer le travail. C’est tellement ressourçant d’avoir un moment seule avec moi-même dans la journée. Je marche et je médite. En fait, je suis du matin (si j’ai suffisamment dormi!) j’adore le calme de la nature qui s’éveille.

En mars j’ai changé mon organisation côté boulot. La période d’adaptation est un moment sensible qui me demande beaucoup de patience et de ressources (d’où l’intérêt d’aller au parc le matin!) tout au long de la journée pour que chacun se sente choyé.

En mars, c’était intense mais j’ai kiffé: mon job, les balades dès que possible, les mini sessions yoga, les petits bricolages pour les petites occasions (anniversaire, chasse aux œufs etc) et tous ces petits moments privilégiés avec les enfants.

En mars j’ai récupéré mon Thermomix et revoilà l’envie de cuisiner. Pizza, goûters maison, plats qui cuisent seuls, crudités hachées, ça facile bien la vie. Envie de tester les yaourts et réduir grandement les déchets!

En mars j’ai proposé de nouveaux outils : le crocodiles des émotions et le bâton de parole,(à table pour parler de la journée, pendant l’histoire). Succès!

En mars j’ai pris du temps pour moi, deux soirées,  une journée géniale de formation sophrologie suivie d’un bel après midi à papoter autour d’un thé avec deux amies.

En mars j’ai vu Demain au ciné. Demain m’a bouleversée. La salle était pleine, l’émotion palpable. Grandiose!

En mars j’ai donné les dernières affaires de bébé, fait de la place encore. J’ai fait circuler des objets entre des personnes qui ne se connaissent pas et été touchée par la gentillesse et la générosité spontanée. J’ai vendu/troqué une table contre des tickets restau, et pris des renseignements pour acquérir des gonettes, la monnaie locale.

En mars on a passé un weekend à la montagne, trouvé un gîte fantastique et abordable la veille . Un luxe que de voir l’émerveillement dans leurs yeux, leurs rires. Un moment commun à tous de joie. Faire de la luge, d’être ensemble.

 

BONHEURS

Maman médite

Avant eux j’avais une autre vie. D’abord une toute autre carrière qui se dessinait puis finalement une pause, une (grosse) remise en questions et un changement de direction.

La découverte de la spiritualité, de la méditation, de nombreux outils de développement personnel (CNV, EFT, Hoponopono, accorts tolèques et j’en passe) et du Reiki.

Et puis Petit bonheur, le restau et une reconversion professionnelle pour moi (assistante maternelle) et très vite l’arrivée de Jolie douceur.

Puis quatre ans a m’occuper de toutes ces nouveautés et le développement personnel mis entre parenthèse, ou plutôt le travail sur moi à pris d’autres formes, bien concrètes 😉

Et puis… prendre le temps de méditer pendant la sieste. Prendre le temps pour rien, et apprécier, vibrer. Apprécier le moment et apprécier la fluidité qui vient après, le temps qui semble s’allonger ou alors c’est moi qui gère différemment et qui n’ai plus besoin de speeder et j’arrive à être + souvent zen en fin de journée (surtout si j’ai démarré en douceur au réveil)!

Comment ai-je pu oublier que la méditation était ma clé quand je n’ai pas l’temps, pas l’ temps?!

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BLA BLA BLA, BONHEURS

Le kif du lundi matin

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Ce matin je me suis réveillée avant tout le monde. J’avais trente minutes devant moi avant que le réveil qui annonce le top départ de la journée aux enfants (et la permission de se lever) sonne.

J’ai adoré ce moment de calme. J’ai eu le temps de méditer, de préparer le petit déjeuner avant de dire bonjour aux marmailloux encore ensommeillés.

J’ai mis Irma en fond sonore et filé sous la douche pendant qu’ils faisaient un câlin avec leur papa.

Prendre le temps avant de commencer la journée ça change tout, surtout côté fluidité! Retrouver la sensation de diriger sa vie et non pas de la subir…

J’ai réussi à tout faire, prendre le petit dej en famille, les habiller et faire la toilette tranquillement et on avait même encore le temps, une première pour un lundi matin 😉

Un début de journée comme ça, assurément c’est un de mes kifs du jour!

 

BONHEURS

La gratitude du matin

Le matin c’était dur. Des réveils dans les hurlements, trop tôt, trop longtemps. Les yeux encore collés et déjà la journée qui déraille et l’envie d’être demain.

Et puis stop. Si je n’arrive pas à les apaiser eux, je peux continuer de poser le cadre et penser à moi pour me sentir bien ici et maintenant.

Aller courir parfois, quand le découragement se fait sentir, quand j’ai envie de fuir à toute jambes! Revenir apaisée.

Et puis la gratitude.

La gratitude de se dire bonjour. De commencer la journée avec vous. Je suis tellement contente de vous voir ce matin les enfants. Et ressentir ce sentiment de plus en plus fort et spontanément. Etre heureuse de ce que j’ai déjà, de ma vie, de la participation de mon mec, de ce qu’il fait pour nous, plutôt que de focaliser sur ce qu’il a ENCORE oublié.

L’humeur du matin conditionne toute la journée. Début compliqué, fin de journée compliquée. A l’inverse le positif appelle le positif. D’ailleurs le soir on termine la journée en se disant nos kifs ou moments préférés.

Ne plus laisser les autres, leur humeur, leur comportement déterminer ma journée. Garder le pouvoir, mon pouvoir, celui de briller et d’aimer 😉

 

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BONHEURS

Notre richesse

J’ai vécu des années avec peu d’argent.

Quand j’étais étudiante je vivais avec peu, très peu d’argent. J’avais les aides maximales (300€/400€ par mois), une chambre universitaire de 9m2 à loyer modique (qui représentait un tiers de mon budget tout de même). J’ai souvent compté. Je comptais tout le temps en fait. Je ne l’ai pas très bien vécu mais j’ai tiré une force de cette situation, appris à m’adapter, à me débrouiller.

J’ai fait plein de petits boulots après les cours, trouvé des combines pour voyager et sortir à pas cher. J’ai développé ma créativité, l’envie de faire moi-même certaines choses et compris que la valeur du home made va au delà de la valeur marchande.

J’ai appris à recevoir aussi, sans que ça ne me mette spontanément mal à l’aise, à apprécier ce que j’ai et les belles expériences que je vis. J’ai appris à observer l’abondance sous ses différentes formes, qui ne se limitent pas à l’argent.

J’ai passé quelques années à l’étranger. Pas parce que j’en avais les moyens, parce que j’ai fait le choix et je me suis donnée les moyens de trouver des solutions.

Quand j’y repense ces années où j’avais si peu étaient tellement riches!

Et puis j’ai commencé à gagner ma vie et à m’autoriser quelques fantaisies, à compter moins souvent, à changer certaines habitudes, à acheter la qualité qui dure au lieu du premier prix. J’ai travaillé avec acharnement, pour gagner plus et dépenser plus mais ça ne me rendait pas plus heureuse, je n’avais le temps de rien.

Pendant ma première grossesse, Mister B a lâché son job bien payé pour se lancer à son compte. Les premières années il a fallu s’investir sans relâche malgré une diminution de revenus. C’est frustrant de penser à long terme. C’est pas trop mon truc en fait (comme la vie qui commence à la retraite!!). Les gens pensent que si t’es patron t’es blindé. C’est pas forcément vrai, surtout pour une petite entreprise.

Et puis, l’envie d’un deuxième enfant très vite après le premier qui s’est concrétisée dans la foulée. Ce n’était pas un bon calcul en terme rationnel, économique. Une petite folie, ce désir d’agrandir la famille alors que notre entreprise démarrait juste. Mais faut-il être riche pour faire un enfant?

C’est sûr une situation financière plus confortable aurait facilité les choses avec deux enfants en bas âge. Mais ils n’ont manqué  de rien et on a passé du temps tous les quatre chaque jour et c’est un luxe.

Aujourd’hui on retrouve un peu plus de marge de manœuvre mais surtout, on a cette richesse, cette liberté, qui laisse de la place aux choix, aux expériences, aux activités, plutôt qu’à l’accumulation.

On a une vie riche. Je choisis de la nourriture de qualité, Jolie douceur va à la crèche et Petit bonheur va un peu au centre aéré pendant les vacances (par choix, pour leur épanouissement), on bouge régulièrement en famille et plusieurs fois par an (dès qu’on peut) en amoureux.

On apprécie le grand luxe (eh oui!), les beaux hôtels, le fin du fin de la gastronomie et les restaurants étoilés mais on passe aussi de super moments tout simple. On va au bois comme dit Petit bonheur, à la campagne, chiner en brocante (pour habiller les enfants et passer un bon moment) pic niquer dans la nature, se balader au bord d’une rivière, voir une expo ou faire un tour à la bibli, et on part en weekends régulièrement, sans forcément y laisser un bras. On cherche des idées de sorties culturelles qui pourraient plaire à tous, ou plutôt qui nous plaisent à nous et où c’est jouable avec les kids.

Pour les enfants ce n’est pas ce qui coûte qui plaît le plus (là je pense aux heures qu’ils passent à faire des bulles !).

Certains vivent dans le confort matériel XXL mais me semblent mener une vie pauvre. Sortir la grosse bagnole pour passer le samedi aprèm dans les grands magasins et revenir avec encore plus d’objets (à ranger!), passer ses soirées devant un écran géant et encore et encore ce n’est pas ça pour moi la richesse.

La richesse c’est l’équilibre entre le temps libre et les expériences que l’on fait. C’est s’adapter, simplifier, mettre l’accent sur l’essentiel et les choix qui nous tiennent à cœur, laisser une place aux rêves qui nous font vibrer.

L’argent est un outil qui facilite bien la vie, qui ouvre des possibilités, permet de concrétiser des projets c’est certain mais la richesse ne se situe pas dans l’accumulation d’objets mais dans ce que l’on vit, ce que l’on partage, non?

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ASSISTANTE MATERNELLE, BONHEURS

Choisir le bonheur

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J’ai fait développer un bon nombre de photos qui n’attendaient que ça.

Plein de souvenirs sont remontés. De bons moments passés avec les enfants, du quotidien, leurs manies rigolotes, nos balades, les vacances, les voyages, les paysages époustouflants, la nature ressourçante.

Il y a des moments durs, avec deux enfants en bas âge, un restau et le quotidien de la real life, n’est pas toujours rose, je ne le cache pas. On travaille beaucoup, les journées sont bien remplies, mais une chose est sûre, on vit intensément.

Je me dis qu’on est sacrément vernis et je choisis de cultiver la gratitude.  Je grave aussi fort que possible les moments doux dans ma mémoire, leurs rires spontanés, leurs mimiques et leurs expressions, qui seront mes souvenirs doudous lorsque la nostalgie viendra.

Chaque jour, autant que possible, je m’applique à mettre un soupçon de nouveauté, de découverte et du joyeux dans nos vies, dans nos rencontres, dans les relations que je cultive. Parce que demain existe sans exister , il n’y a que cet éternel maintenant que je choisis de vivre pleinement, sans regret.

Je choisis le bonheur, j’épouse les contraintes qui jalonnent ce parcours, parce qu’elles sont là, il faut faire avec, autant prendre les choses comme elles viennent et avancer, un petit pas après l’autre.

Je choisis ma vie, celle que je vis aujourd’hui. Je pourrais faire carrière, j’aurais pu . Je pourrais faire d’autres choix.

Mais je ne pense pas que je serais plus heureuse.

J’aime ce métier, cohérent prolongement de ce que je vis en parallèle, dans ma vie de famille, au contact d’enfants, qui m’apprend tant et où je suis plus souvent dans l’action spontanée et intuitive que dans la réflexion (alors qu’avant j’étais dans la tendance inverse). J’aime aux retours de vacances, ou ne serait ce que chaque lundi, (après une absence de trois jours) retrouver le mini pouce qui me semble grandit. Non je ne vois pas mon travail comme un corvée, au contraire, il m’offre une grande liberté d’organisation et me permet de combiner l’utile à l’agréable, de concilier le pro au perso et je reconnais ma chance (ou plutôt mon choix 😉

Je fais le choix de mettre de la légèreté dans le quotidien puisque, ma foi, les lessives ne se font pas toutes seules, qu’il faut encore passer l’aspi et préparer le repas, autant adopter un regard optimiste et faire des ces moments simples, des moments heureux.  Parfois j’y arrive moins, je me laisse aspirer par ces tâches successives et peu valorisantes, et puis je prends du recul.

Je nous regarde. Je les observe. Je me murmure choisis le bonheur…