LOVE ETC...

Retrouver la confiance en moi

Je savais que l’arrivée des enfants et que la création d’une entreprise simultanément redéfinirait notre équilibre.

Je croyais que nous, avec notre couple solide, on ne serait pas ébranlé.

Je ne savais pas que je me sentirais si seule, délaissée et fatiguée les premiers mois, que je mettrais si longtemps à retrouver confiance en moi.

Je ne savais pas qu’il serait si désemparé face au flot d’émotions qui pourrait me/nous submerger.

En septembre, j’ai lâché prise. Si Mister B est là tant mieux. S’il est motivé tant mieux. S’il n’est pas là tant pis, la vie continue. Je gère. Je peux gérer. Je sais gérer.

J’ai mis du temps à me retrouver, moi, sans béquille, sans lui. A refaire surface, à ne plus implorer son aide, son implication.

J’ai arrêté de saper son autorité, aussi. Oui je sais, c’était pas motivant. S’il fait, s’il prend une initiative avec les enfants je valide. Si je ne suis pas en phase, je le garde pour moi, quitte à en reparler plus tard. Après tout, il faut lui laisser sa place de père, c’est important pour lui, c’est important pour eux.

J’ai arrêté de faire certaines choses à sa place, il fallait que je pose mes limites et puis chacun sa part de responsabilités.

Ca l’a surpris. Je sais dire non et je ne me cale plus sur son rythme effréné en oubliant de me considérer.

Je peux (enfin) gérer seule, le quotidien, les enfants, le boulot. Sans rien lui demander. Ca use de demander. Je croyais que c’était important de lui laisser l’opportunité de participer mais il fallait que ça vienne de lui, pas de moi.

J’ai deux enfants à éduquer, à qui je répète patiemment les choses, les gestes. C’est normal, je suis leur mère et à leur âge il faut répéter pour apprendre, pour intégrer.

Mais répéter et superviser un adulte autonome, qui montre de la résistance ça non. Je n’ai pas d’énergie à gaspiller, à contre courant.

Je choisis d’être bien, d’être moi, d’avancer dans mes projets, même s’il ne les valide pas. Je sais où et vers qui trouver du soutien et du réconfort quand j’en ai besoin de façon inconditionnelle.

J’assume mes choix. J’ai le droit de me tromper. Je ne quémande plus son approbation. Autre chose à proposer? J’écoute. Non? Bon bah alors je continue sur ma lancée sans m’agacer.

Je n’ai pas changé pour lui. Je n’attendais pas de ré-action particulière. Il fallait que je change, pour moi.

Ca l’a surpris.

Il a décidé de participer, de lui même, par plaisir. Il s’est mis à penser aux petits trucs qu’il oubliait sans cesse, à changer ses habitudes pour faciliter le quotidien, à prendre des initiatives, à proposer parfois… Le dialogue et l’envie de se projeter son revenus petit à petit.

Au fond on est ensemble par plaisir, pas par besoin. On a vécu l’un sans l’autre avant de faire le choix d’être ensemble, puis de fonder une famille.

J’ai décidé de reprendre les choses en mains, de m’imposer, de m’occuper de moi, d’en faire une priorité. Je n’était plus sa priorité, parce qu’il croyait que j’étais toujours disponible, parce que le boulot, les enfants font que…

Ca ne veut pas dire que je ne compte pas.

Ca ne veut pas dire que je ne peux pas être ma priorité et je ne peux pas passer ma vie à l’attendre.

Etre bien avec soi avant tout, pour pouvoir être bien avec l’autre.

Je n’ai plus peur de réussir seule.

Et à partir de là, tout à changé… En tellement mieux

20141004_154737

Publicités

9 thoughts on “Retrouver la confiance en moi”

  1. Merci pour ton texte, qui me fait tellement écho… Depuis la rentrée, avec le soulagement de mettre Michoco à l’école tous les matins, j’ai fait comme toi, arrêté d’être dans la demande, ne plus attendre qqch de lui, faire des trucs pour moi, poser des limites sur ma disponibilité pour lui (parce qu’on bosse aussi ensemble) et je me sens mieux avec moi-même. Mais contrairement à toi, pour l’instant ça ne suit pas en face… mais qui sait, ça va peut-être venir ? Ton texte laisse à penser que oui 😉 Contente que l’envie de se projeter soit revenue dans votre couple !

  2. Merci pour ce message… Cela resonne très fortement en moi !!
    Chez nous, j’ai l’impression d’être l’oubliée de la famille… Je n’ose plus dire ce que je ressens, je que j’ai besoin et il s’éloigne, les attentions envers moi se tarrissent (et aussi envers les enfants, ben oui, je gère tout…). Frustration et colère, déception de nous, je nous croyais si fort…
    J’avais justement l’intention de lui en faire part car j’ai aussi le droit d’exister.

    1. J’ai trouvé déstabilisant de ressentir tout ça, je m’attendais à ce que lui se sente délaissé (c’est fréquent parait il après l’arrivée d’un enfant) mais moi?!
      La communication aide beaucoup et j’espère que le dialogue saura vous donnez de nouvelles perspectives.

    2. Moi aussi, je nous croyais si forts. Nous avions résisté à l’impossibilité d’avoir un enfant… Quand notre bonhomme a pointé le bout de son nez (et même dès qu’il s’est annoncé), tout a changé. Il se disait délaissé, mais m’a complètement oubliée en effet… Il m’a alertée deux fois, je n’ai pas compris, persuadée de la force de notre amour envers et contre tout. Quand bout’d’chou a eu 18 mois, Papa est parti, Maman n’a toujours pas compris, 18 mois plus tard !
      Nous n’avons pas assez communiqué. Il ne s’est pas suffisamment expliqué. « Tu es en train de me perdre ». Ok, mais pourquoi ? Que puis-je faire ? Que dois-je faire ? Et toi, ne crois-tu pas que tu pourrais aussi te remettre en question ? Pourquoi suis-je revenue de la maternité en pleurs ?! Pourquoi me dire cela et me dire après que tu veux passer le reste de ta vie avec moi, que tu m’aimes ?
      Je n’y ai pas accordé la même importance que lui, je ne le voulais pas, tout simplement.
      Parler, parler et parler. Ne jamais l’oublier.

      1. C’est touchant ce que tu écris. Le dialogue c’est la base, le ciment, mais cela suppose écouter, entendre l’autre et c’est pas forcément évident quand les émotions prennent le dessus.

      2. Comme tu as raison, le dialogue est un ciment. Nous pensions communiquer, mais c’était un dialogue de sourds. Il ne s’expliquait pas, et moi je restais convaincue que notre amour était inébranlable, invincible (il avait grandi malgré la distance les deux premières années, puis avait resisté aux déplacements très, trop fréquents). A son départ, j’ai essayé de dialoguer, mais je me suis heurtée à un mur. J’ai consulté une conseillère conjugale…seule !
        Quel gâchis ! Toute une vie s’effondre, trois vies plutôt. Et mon petit bout sans son papa……
        Et OUI, tu as eu raison de publier ce texte qui nous va droit au cœur. Merci !
        Et pour terminer sur une note positive, je crois toujours en l’amour éternel (à 47 ans !), et je sais que je le rencontrerai…un jour 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s