ETRE PARENTS, MES GONES

Indécision

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L’idée me traverse régulièrement l’esprit dans un sens ou dans l’autre. La raison et le cœur en balance.

Deux enfants c’est assez. Assez pour ce que nos oreilles peuvent supporter, notre patience endurer. Assez pour avoir la liberté de voyager, à deux, à quatre. Deux enfants c’est le bon nombre, il me semble, à confier à une babysitter, pour se retrouver le temps d’une soirée en amoureux.

Avec trois on y arriverait pas, on n’y survivrait pas (ouais carrément). On se priverait de cette liberté qu’on entrevoit, de ce temps pour soi, pour nous, dont on, a lui comme moi, un besoin avide.

En fait, un troiz serait jouable. Lorsqu’ils iront à l’école et que Petit bonheur ne se lèvera plus à 6h/6h30 (ou avant hum) tous les matins (laissez moi rêver).
Un troiz serait jouable parce qu’ils grandissent, parce qu’on peut pas se dire, déjà, qu’on s’arrête là.

L’envie est là, par intermittence et disparait illico avec les nuits (beaucoup) trop courtes, la nécessité absolue de siester tous les quatre le weekend, les engueulades qui viennent avec le manque de sommeil parce qu’on n’a plus aucune résistance à la fatigue.

La peur de remettre en cause un équilibre encore fragile prend le dessus. La peur que tout éclate et qu’on ne se retrouve plus. Etre nombreux et finalement si seule, bof!

Et puis ce billet de Malise ou celui-là chez Sabine et d’autres encore. Et puis ces questions qui reviennent tant que l’idée n’est pas arrêtée.

On pourrait croire que si je me les pose ces questions, c’est que le choix est fait et qu’il s’agit d’une question de temps.

Peut être. Peut être pas.

J’ai vendu le trio, pas mal de fringues en 0-2ans, le siège de bain (jamais utilisé cela dit).

J’ai repris le boulot, je vois ce que c’est et je gère le quotidien avec trois enfants. Mais c’est pas pareil parce que le mini pouce repart chaque soir, n’est là ni le weekend, ni la nuit. Nounou et maman sont deux rôles très différents. Parfois je suis débordée, parfois je gère super bien et un troiz me semble jouable. Dans les deux cas je speede souvent pour que ça tourne. C’est un peu l’usine même si on a le temps de lire encore une histoire et de faire encore un tour de toboggan.

La complicité de Petit bonheur et Jolie douceur me touche au plus profond. On a fait le meilleur des choix j’en ai la certitude. Reste-t-il une place?

Ils se chamaillent, chouinent et crient et m’exaspèrent au plus haut point. Ils se cherchent, jouent, s’inventent un monde qui leur appartient.
Lorsqu’ils ne sont pas là, on trouve le quotidien calme et un poil déboussolant. Et l’instant d’après on est nostalgique du calme qui précédait les retrouvailles.
Aurais-je la force d’intensifier cette ambivalence et d’aller plus loin encore dans le renoncement de mes besoins, de mes envies?

Ils sont tellement entiers, tellement vivants, tellement joyeux , tellement décidés, tellement bruyants ou tellement chiants. Mais sans eux notre vie serait tellement plus vide de ce bonheur, cet essentiel.

Par intermittence, il me semble qu’il reste une place.
Quand j’y pense un peu + fort, ils nous font redescendre sur terre illico avec une nuit (une sieste devrais-je dire) bien moisie dont ils ont le secret. Ils ont un radar ou quoi?

Peut être que le sentiment d’être au complet viendra au fil du temps. Peut être qu’il ne viendra jamais vraiment, quel que soit le nombre d’enfants et qu’il faudra un jour où l’autre se résoudre à tourner la page et garder au creu de soi le désir d’enfant qui peut être ne disparait jamais totalement.

On en est pas là. On est à l’âge où l’on a encore le choix. Quel choix de vie? Que veut-on vraiment?
Peut être qu’il serait temps de penser un peu à se la jouer facile, parce que se mettre en difficulté, relancer les dés ça on connait.

Mais peut être qu’un petit dernier…

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7 thoughts on “Indécision”

  1. Je ne veux pas t’influencer…mais c’est gerable! Par contre, c’est difficile de passer de deux à trois, ça bouleverse complété l’équilibre de la famille, mais on s’y fait.

    1. Quand tu en as trois sur cinq ça doit te paraître easy, non?! J’imagine que les priorités changent complètement et ce qui était faisable avec un ou deux enfants ne l’ai pas forcément avec trois (ou +) et que ça demande une bonne dose d’adaptation et d’organisation

  2. Je dis ça dans quelques temps sur la gestion de 3 enfants ! En tout cas, y penser c’est déjà énorme…. j’espère qu’on lira prochainement l’article « Décision  » !

    1. Les premiers mois vont être sport mais tes deux petits vont être rapprochés et très complices, c’est magique! Ta fée va être à la maison pendant les vacances ou quelques activités prévues?

      1. On part début juillet avec grands parents et cousins… déjà une bonne semaine d’occupation pour elle ! Ensuite elle ira 15 jours du coté paternel. Et en août une semaine coté maternel. Bref elle aura de quoi s’occuper… et surtout du monde pour s’occuper d’elle et lui faire plein d’activités. Cela me laisse le temps de prendre mes marques avec les deux petits !

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