ETRE PARENTS

L’amour face à la résistance

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Petit bonheur fait de la résistance quand il est contrarié ou que quelque chose ne lui va pas.

Depuis tout petit.

De la résistance par les hurlements où on ne s’entend plus.

De la résistance en se cabrant pour ne pas être changé.

De la résistance en se cabrant bis, pour ne pas être mouché.

De la résistance pour ne pas aller au bain s’il n’est pas décidé.

De la résistance pour ne pas sortir du bain.

De la résistance par les maladies infantiles à répétitions lorsque j’étais enceinte de Jolie douceur.

De la résistance par le sommeil perturbé à la naissance de sa sœur ou à ma reprise du boulot.

Bref de la résistance sous toutes les formes. Ambiance je fais ce que je veux, point.

Bébé il demandait une immense disponibilité, son réservoir d’amour semblait se remplir au compte-goutte et se vider en un clin d’œil.

Terriblement frustrant et usant! C’est dur de ne pas voir de résultat, quand on donne beaucoup, au delà de soi, jusqu’à se sentir impuissant.

On a eu envie de baisser les bras, mais on est parent, on ne peut pas.

Je me souviens d’avoir passé le relais à Mister bonheur pour sortir prendre l’air un quart d’heure, marcher un peu, respirer, plus d’une fois les premiers mois (oui même par -10°!) .

Petit bonheur a un caractère bien affirmé. Il sait ce qu’il veut, ne veut pas. Quand il a une idée en tête, dur de le faire changer d’avis. J’aime me dire que c’est une force, que ça lui servira plus tard. Mais là maintenant, hum hum, comment gère-t-on?

C’est un enfant et le monde ne fonctionne pas toujours comme il l’a décidé.

Il y a des règles non négociables genre l’heure du coucher ou donner la main pour traverser.

On l’écoute (trop?). On le protège (trop?), parce qu’on sait que derrière cette résistance se cache une grande sensibilité et une difficulté à gérer ses émotions.

Je me positionne autant que possible dans une démarche de coopération avec lui, c’est + simple pour tout le monde (les rapports de force ne sont pas une option de facilité avec lui car il est très « tonique »).

On explique. Encore. Encore. Encore.

On reste ferme sur certains points, c’est aussi en fixant des limites, toujours les mêmes, qu’on sécurise. Aimer ce n’est pas tout permettre.

Maintenant, qu’il parle, qu’il répète certains gestes et attitudes, qu’il est + autonome et + apaisé, je me dis que cela n’est pas vain, que toute la patience et l’amour transmis sert de socle invisible.

J’en ai la preuve.

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2 thoughts on “L’amour face à la résistance”

  1. Je comprend votre sentiment d’impuissance, j’ai un peu le meme modèle à la maison 🙂 et pourtant il a à peine 17 mois… il demande effectivement beaucoup, les 1ers mois il les a passé sur moi à cause (ou grace… car finalement j’ai aimé ces contacts) d’une naissance prématuré et d’un RGO, et maintenant qu’il marche, il préfère être dans les bras, je l’accompagne dans ses jeux (présente à côté de lui, je le regarde jouer et essaie de le rassurer quand il s’énerve car cela ne va pas comme il veut), les changes ou simplement le déroulement d’un évènement prennent des proportions démesurées parce que je n’ai pas compris ce qu’il voulait ou que ce n’était pas le bon moment, il se cabre en arrière avec une violence qui m’ont fait peur plus d’une fois (peur de le lacher, peur de ne pas réagir assez vite et qu’il se cogne la tête au sol…)…
    tout ça pour dire que non on ne protége pas de trop, non on n’écoute pas de trop, à partir du moment qu’on respecte l’enfant et ses sentiments… je remarque que les limites fixées sont respectées (même si je vois l’envie dans ses yeux ou ses gestes :-), mon mari me dit que je suis trop permissive… je pense au contraire être ferme pour certaines règles (touchant à sa sécurité et celle des autres) et dans le compromis pour tout ce qui représente du confort pour moi (vider mes armoires, manger « salement », les activités…), j’essaie de trouver des alternatives qui ne le frustre pas trop et qui ne m’oblige pas à nettoyer ou ranger toujours la maison….
    pour l’instant, j’obtiens de bons résultats, je le trouve aussi autonome et apaisé quand il est avec moi, je constate que les crises sont moins violentes et durent moins longtemps et je suis sûre que c’est parce que je n’hésite pas à le prendre dans mes bras et à le rassurer, et que je ne le frustre pas plus qu’il n’est utile juste parce que « je suis un adulte et que j’ai décidé que ce serait comme ça et pas autrement ».

    Je me suis longuement étalée… en résumé, je voulais vous dire que c’est épuisant mais ça en vaut la peine et même si sur le moment on ne voit plus d’issue, c’est plus tard qu’on voit les résultats des petites graines qu’on a planté 🙂

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