ETRE PARENTS

Partout pareil

Hier on a passé la journée avec de bons amis.

Leur petit troisième à 5 mois. Il est mignon comme tout (non ça ne nous tente pas d’agrandir la famille pour l’instant, merci).

Jusqu’à présent C. me rabâchait qu’un troisième c’est trop facile, que du bonheur, tout ça tout ça.

Faut dire que ses spécimens dorment bien la nuit comme la journée, dès le + jeune âge, ça aide.

Cette fois ci elle était fatiguée, malgré les nuits correctes.

Et ça m’a rassurée.

Parce que moi je n’en ai QUE deux et c’est pas fastoche tous les jours (on a souvent sommeil). Avec un seul ça ne l’était pas non plus cela dit.

J’ai encore souvent l’impression que les autres y arrivent mieux que moi. Et d’autres trouvent que je gère et se demandent comment je fais. Comme quoi!

Les premiers mois sont intenses avec un nouveau-né, ensuite c’est pas le tout, faut tenir sur la distance…

Des fois on croit qu’on est les seuls (au monde) à galérer, à être scotché à son nourisson, à recadrer le sommeil d’un bébé d’un an qui ne fait plus ses nuits, à morfler avec la phase d’affirmation carabinée (en ce moment  » fais tout seul » est le mantra de Petit bonheur), à se coltiner une ribambelle de maladies infantiles dont on ne voit pas le bout, à trouver difficile le moment des repas ou de l’apprentissage de la propreté, à chercher l’équilibre entre la maternité et la vie de femme, à vouloir quelques moments de liberté pour se retrouver soi, sans eux, à se demander si un jour (quand?) on apprivoisera ce nouveau corps qui a tellement changé après eux…

Les sujets qui gravitent autour de la parentalité sont nombreux. Les remises en questions permanentes dès lors que l’on est parent. Tout change tellement vite à mesure que les enfants grandissent, l’équilibre est en perpétuel mouvement.

Les difficultés vécues par les uns, les autres, peuvent être différentes, cumulées, passagères, longues durées.

Quoi qu’il en soit, c’est partout pareil, les parents rencontrent des challenges, tous.

Savoir que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs (merci les blogs!) aide à dédramatiser, à se détacher de cette foutue pression que nous colle la société. On fait au mieux. On fait comme on peut.

Savoir que l’herbe n’ai pas plus verte ailleurs aide pas mal à accepter l’ambivalence, les doutes, l’alternance moments galères et les bonheurs simples et les satisfactions intenses que font fleurir les enfants dans un foyer.

2012-10-27 10.54.52

Un clin d’œil aux mamans merveilleuses que nous sommes, toutes

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6 thoughts on “Partout pareil”

  1. C’est ce qu’on a trouve le plus dur, passe de 2 à 3. Tout d’un coup, il y a plus d’enfants que de parents, ça n’a l’air de rien, mais ça change la vie! Après, ça va presque tout seul 🙂

  2. Très bon et beau billet si juste. Moi j’ai un fils de 4 ans. Je l’ai eu tard. Bon dieu ce que j’ai ramé, ce que ça été dur – et encore aujourd’hui c’est pas toujours un chemin de roses. C’est essentiel des billets comme le tien, ça fait tellement de bien des témoignages « cash » qui ne mentent, n’enjolivent pas, ne dramatisent pas mais qui disent juste la réalité

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