MES GONES

Recadrer le sommeil avec bienveillance

Minnie doudou

Dans un monde parfait, à la manière Montessori, les enfants dormiraient d’eux mêmes, dès que le besoin s’en fait sentir, avec un lit accessible, près du sol, dès leur plus jeune âge.

Dans la réalité, ils ont besoin d’un coup de pouce.

A la naissance de Jolie douceur on a connu une grosse crise du sommeil. Petit bonheur, pendant plusieurs (très longues) semaines, ne dormait plus la nuit, hurlait des heures, inconsolable. Son angoisse et sa colère étaient palpables. Il refusait de s’endormir et les siestes étaient aussi très chaotiques.

Pas évident à gérer avec un nourrisson d’un mois au milieu et une fatigue accumulée par deux enfants rapprochés.

Avant de péter les plombs par le manque de sommeil qui rend dingo, on avait fait appel à la spécialiste du sommeil, j’ai nommé Aude Becquart (ses coordonnées devraient être fournies à tous les parents à la maternité) et grâce à ses conseils personnalisés, alliant bon sens et bienveillance, tout était rentré dans l’ordre rapidement.

En parallèle, Jolie douceur avait rejoint Petit bonheur dans leur chambre, ce qui a surement joué aussi.

Depuis deux mois maintenant c’est Jolie douceur qui se réveille chaque soir ou chaque nuit. Au début il y a eu les poussées dentaires, ceci expliquant cela. C’est vrai que ça la travaille. On le voit la journée, elle bave, mordille, elle a les joues écarlates. Mais peu à peu le réconfort qui apaise la douleur gagne du terrain et la miss appelle maman ou papa (surtout maman) et ne se rendort plus seule, sauf au petit matin.

Si on la prend avec nous (j’aime toujours pas le cododo, mais j’ai encore plus de mal avec les nuits blanches) c’est Petit bonheur qui appelle très tôt, quand il s’aperçoit que sa sœur n’est pas dans la chambre. Normal, quoi!

Alors j’ai adapté les conseils d’Aude avec Jolie douceur. On va la voir très régulièrement (sur une durée très brève) si elle pleure, on la rassure avec des affirmations positives mais sans la prendre dans nos bras, elle reste dans son lit (un peu comme le fait Okaasan avec sa fille en fait). Elle se rendort seule rapidement et le problème s’est solutionné de lui-même et les siestes de l’après midi sont aussi plus longues.

Si on change, qu’on se donne une ligne de conduite claire dans nos têtes, l’enfant le sent, par résonnance.

On peut tout à fait choisir l’éducation et l’accompagnement bienveillants ET poser des limites. Les limites sont sécuritaires et permettent à l’enfant de se construire.

On tâtonne pour trouver l’équilibre, les mots justes, la présence qui rassure tout en laissant suffisamment de place à l’autonomie dans l’apprentissage du « faire seul(e) ».

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7 thoughts on “Recadrer le sommeil avec bienveillance”

  1. Tout à fait d’accord !!!!
    Le enfants ont besoin de sentir que leur parents décident et qu’on est là calme, aimant, tout en posant clairement les limites. 🙂

  2. On a eu les mêmes questionnements: comment poser des limites, rester bienveillants, l’aider a s’endormir seul, ne pas dépasser nos propres limites….et on a user de la même technique. Il y a encore quelques rechutes (fichues dents!!!) mais on retrouve vite le chemin maintenant. On sait qu’il sait le faire mais encore mieux qu’il en a besoin car il dort bien mieux et plus longtemps quand il s’endort paisiblement seul.

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