ETRE PARENTS

Maman autrement

018

Il y a quelques mois j’écrivais qu’un deuxième enfant c’était plus facile qu’un premier.

Enfin pour moi.

Bien sur ça dépend de l’enfant et de mille choses (dont le sommeil, parce que si ça cloche tout le reste cloche aussi).

Après l’expérience de la prématurité qu’on a connu avec Petit bonheur combinée à la découverte de la parentalité, de la fatigue extrême, ce qui vient ensuite ne peut sembler que plus facile.

Avec Petit bonheur tout était compliqué. Tout me semblait compliqué, pour moi, novice. La prématurité, le démarrage de l’allaitement, les liens à tisser, à réparer. Les nuits blanches. Les hurlements. Les coliques. La frustration, l’opposition. Les maladies infantiles à répétition. Autant de difficultés auxquelles je n’étais pas du tout préparée et dont j’ai souvent parlé ici.

Petit bonheur a fait voler tous nos repères en éclats, bousculé une à une nos certitudes. Je me demande au fond si c’est vraiment nous qui l’aidons à grandir ou bien l’inverse, tant il nous apprend chaque jour!

Lorsqu’il était bébé on se mettait des freins nous-mêmes, sans doute, parce qu’il pleurait beaucoup, parce qu’on le savait + fragile qu’un autre les premiers mois.

Il y a des choses que je n’osais pas faire seule avec lui, parce qu’un bébé qui hurle, pour bien des gens, ça veut dire une mère qui ne sait pas calmer son bébé, qui ne fait pas se qu’il faut, qui n’assure pas. J’avais peur de l’image que j’aurais pu renvoyer. Et puis je n’avais pas envie de d’incommoder…

On m’a dit un jour, c’est plus facile avec Jolie douceur, parce que vous êtes différent aussi.

C’est vrai. Mille fois vrai.

Ca peut paraitre dingue d’agrandir la famille alors qu’on a tant à faire avec le premier, que tout n’est pas comme on l’avait fantasmé, mais chez nous, l’arrivée de Jolie douceur nous a aidé à trouver la sérénité et m’a permis de me dépasser, encore. Comme quoi…

Depuis qu’on est quatre je n’ai plus peur de sortir seule avec deux enfants (en manduca et poussette canne au départ, en double maintenant, et bientôt en poussette canne et tablette, youhou), d’être longtemps temps seule, avec lui, avec elle, avec eux. Je n’ai plus peur. Je ne suis plus paniquée lorsqu’ils sont malades, même si, évidemment, je suis en alerte.

Jolie douceur s’endort seule depuis le plus jeune âge, mange avec appétit tout ce qu’on lui propose (en faisait une drôle de moue si c’est froid), elle adore le bain et elle joue seule pourvue qu’on soit près d’elle. Elle pleure peu. Avec elle je n’ai jamais hésité à aller au restau lorsqu’elle était toute petite, que ce soit le midi ou le soir. Je la savais tranquille. Ou peut être que c’était moi qui était tranquille

Jolie douceur est une petite fille très facile à vivre, toujours souriante.

Petit bonheur est un petit garçon merveilleux, plein de vie, très affectueux et challengeant.

Je ne les compare pas. Ils sont tellement différents, tellement uniques, tellement eux. Je me demande d’ailleurs comment on peut être pareil avec ses enfants alors que chaque être vient au monde avec ses spécificités.

Avec Jolie douceur je me suis découverte maman autrement, différemment. Je n’ai jamais douté de sa capacité à s’endormir (j’étais trop occupée!). Avec elle, l’allaitement coulait de source, je n’ai jamais douté de moi et de ma capacité à bien m’occuper d’elle. Tout ce qu’on a vécu avant elle sert de base 😉

Je sais que l’hésitation et les maladresse de la découverte ne sont pas si importants, seul l’amour qu’on porte à son enfant compte vraiment. Je le sais par expérience, grâce à Petit bonheur.

Avec lui j’ai découvert le maternage. Grâce à elle j’ai découvert la joie et le plaisir de la simplicité dans ces gestes que je connaissais déjà, ou que je croyais connaître.

Jolie douceur qui a fait de moi une maman différente, une maman qui évolue. Plus sûre d’elle et plus sereine, avec elle comme avec lui. Je vis avec elle ce que j’enviais aux autres dans la simplicité, depuis sa naissance à ce jour.

J’ai laché du lest, je n’avais plus d’attentes et elle est venue m’offrir toutes ces jolies expériences dont j’avais rêvé.

J’écrabouille mes peurs, j’ai répété tellement de fois certains gestes qu’à la fin il ne deviennent plus effrayants.

Les mouchettes et le change ont longtemps été des épreuve de force avec Petit bonheur, mais j’ai appris à l’apprivoiser. Il y a eu pléthores de crises pour mille autres choses, mais je connais bien sa sensibilité et je sais l’apaiser comme une mère sait le faire. Et quand je ne sais pas, que je ne le comprends pas, j’accepte de ne pas savoir et je lui dis.

Il a fait de nous des parents. Des parents fou d’amour et dotés d’une patience au delà de tout ce qu’on pouvait imaginer. Des parents qui se marrent, aussi. Beaucoup.

Elle fait de nous une famille unie, équilibrée.

Et moi je suis devenue maman autrement, plus détendue, pour mes deux enfants.

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5 thoughts on “Maman autrement”

  1. oooh ce billet respire la sérénité et le bonheur, il me plait beaucoup 🙂 Il donnerait presque envie d’un petit deuxième (bon OK l’envie est en fait déjà bien là même sans ce billet…)

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