BLA BLA BLA, ETRE PARENTS

Il suffit d’un rien

Il suffit d’un imprévu qui retarde une fois (une fois de trop la même semaine) Mister bonheur, chef d’une toute petite entreprise, qui se retrousse les manches, oublie de compter ses heures et gére tout un tas de petits tracas.

Il suffit d’une heure de + seule avec les enfants alors que mon seuil de tolérance est franchi depuis longtemps, parce que je n’ai pas assez dormi, parce que je n’ai plus de résistance à la fatigue (deux ans que je donne intensément de ma personne sans compter la grossesse woo-oo pour Petit bonheur) et l’on bascule dans un monde parallèle.

Il suffit d’une crise monumentale de Petit bonheur suivie d’une sieste écourtée de Jolie douceur (parce que ces jours là rien ne se goupille comme il le faudrait c’est bien connu)  et tout devient trop.

Trop fatiguant, trop pénible. Trop rahhhhhh! Trop pour moi.

Je fusille du regard Mister bonheur parce qu’il est rentré à 15h30 au lieu de 14h30 LE jour où les gosses sont déchainés. Ambiance. Lui s’attendait à un accueil chaleureux, après son dur labeur, parce que s’il rentre + tard que d’habitude, c’est qu’il travaille beaucoup. Moi, là, j’ai juste envie de le pourrir.

Si je tire sur la corde c’est que Mister bonheur fait pareil de son côté et inversement. Souvent on finira épuisés, avec une sensibilité à fleur de peau (pour moi) et une susceptibilité décuplée (pour lui). Une engueulade pour tout, pour rien, à la clé.

Je n’aurai pas le courage de désamorcer.

Et de toutes façons ce sera forcément LUI le responsable. Parce que s’il était là bordel, qu’il m’aidait un peu, je serai pas aussi crevée. Parce que je fais TOUT (c’est une impression, en vrai il m’aide autant qu’il peut). Moins je serai sympa, + j’aurai besoin qu’il le soit. Mais (et je le comprends) ça ne le motivera pas…

Avant de partir en vrille je préviens. Je me connais par cœur. Je sais quand ça monte. Des fois faut faire avec, jusqu’au clash. Je m’en prends à lui, plutôt qu’aux petits. On reste une famille unie mais notre couple ramasse!

Je préfère passer le relais à Wonder daddy et faire un tour ou me faire une toile pour redescendre en pression. Tant pis s’il râle parce que mes moments off sont fréquents. Plus le quotidien est intense, +  c’est nécessaire, pour moi, pour eux, pour nous. Parce que le pilier de la famille c’est moi.

Et que si je dors, si je souffle, si je vais bien, ça va. Pour moi, pour eux. Pour nous tous.

Parce qu’il suffit d’un rien, d’une heure ou deux, dans un sens comme dans l’autre, pour que tout dégénère ou aille pour le mieux.

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3 thoughts on “Il suffit d’un rien”

  1. Des journées pourries où ils sont chiants et où j’en peux plus, j’en ai régulièrement aussi … j’engueule aussi Super papa parce qu’il rentre tard et que c’est l’overdose. mais les journées douceur reviennent toujours, heureusement …

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