BELLE ET ZEN

Mon corps, un mois après

Il y a un mois, elle était là, lovée en moi.

Il y a un mois, je peinais à me bouger, à me baisser, à me relever, à enfiler mes bottes devenues bien étroites, à me couper les ongles des pieds! J’étais heureuse d’être enceinte, de porter la vie mais j’en avais aussi hâte de retrouver ma mobilité!

Petit bilan un mois plus tard…

La première semaine, j’ai mal. Le bassin en vrac, tout bloqué, déjà pendant la grossesse. L’accouchement n’a rien arrangé. J’ai encore les ligaments qui tirent.

Et puis les contractions. Fortes. Douloureuses. Intenables. L’utérus qui reprend sa taille. Je me souviens avoir eu mal après mon premier accouchement (quinze mois auparavant, je n’ai pas eu le temps d’oublier 😉 mais pas à ce point. Les contractions sont plus douloureuses que pendant l’accouchement (bon ok, merci la péri) et le dafalgan n’y change rien. La douleur est accentuée pendant les tétée. Outch! Mais une semaine après la naissance ça va de mieux en mieux et ça devient supportable.

J’ai décidé d’allaiter, pour moi c’est une évidence. J’ai mal aux seins, avec des crevasses, pendant quatre-cinq jours, le temps que la montée de lait se fasse correctement et que bébée tête bien. C’est pas la fête, je serre les dents. Les premières minutes secondes d’allaitement sont hard. Le castor equi m’aide vraiment à passer ce cap.

Côté périné, rien à signaler. Je n’ai pas eu d’épisio, ni de point. Danse de la joie!

La deuxième semaine, la gastro s’est invitée chez nous. Petit bonheur, généreux comme tout, l’a refilé à ses parents. Etre malades tous les trois en même temps, c’est folklo. Ou pas. Dix jours après l’accouchement, ça épuise. Heureusement ma douce a été épargnée. On a pris mille précautions et le lait maternel contient de précieux anticorps. J’ai laissé quelques kilos dans cette affaire, c’est toujours ça, même si c’est radical.

L’allaitement se met en place, tranquillement et facilement. Grand bonheur. Je donne toute l’énergie qu’il me reste.

Je vais voir l’osteo dont ma sage femme m’a donnée les coordonnées. Elle m’a reçu rapidement, avec un délai très raisonnable, elle exerce à deux pas de chez moi et elle est formée pour le suivi de grossesse, le post-partum et pour manipuler les bébés. Elle me débloque le bassin, le sacrum, me remet quelques vertèbres en place. Vraiment pas du luxe cette séance! On prend RDV pour se revoir dans trois semaines.

La troisième semaine, Mister bonheur est en vacances. J’accuse la fatigue de l’accouchement, de ces deux dernières semaines éprouvantes physiquement, des journées speed avec les deux loustics, des nuits pas si cauchemardesques mais hachées. On prend nos marque tous les quatre et je me repose, un peu, quand c’est possible! Je sieste parfois. Le soir, je ne me fais pas violence pour regarder un dernier épisode de Docteur House, je file m’écrouler me coucher vers 22h. Mister bonheur me rejoindra, on aura le temps de se retrouver, je le sais.

La quatrième semaine je suis crevée. Petit bonheur se réveille à nouveau la nuit! On dort trop peu, je sens mon moral impacté par la fatigue et les doutes reviennent.

Je prends le temps de me regarder trois secondes dans le miroir. C’est pas jojo. Mes vêtements de grossesse sont bien trop grands, mais je ne rentre pas encore dans mes vêtements d’avant. Je n’ai rien à me mettre, je tourne avec une robe d’allaitement, un ou deux leggings, deux tops l’allaitement. J’ai perdu 10 kilos (sur 14,5) et mon ventre est tout flasque! Je passe sur les vergetures (et sur mes sourcils aussi tant qu’on y est). Patience. Patience. Mon corps à déjà bien donné, je crois. Je ne vais quand même pas lui mettre la pression.

Je rentre à l’aise dans mes bottes, c’est déjà ça! Je suis heureuse de pouvoir marcher, bouger, sentir mon corps en mouvement. Et puis, je m’occupe de mes deux loustics, alors on peut dire que j’ai repris le sport, non?!

En fin de semaine, je chope une angine. Besoin de repos, moi?!

 

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4 thoughts on “Mon corps, un mois après”

  1. 9 mois pour faire 9 mois pour défaire 🙂
    Je compatis ! Trois semaines après, j’ai encore des douleurs quand je m’assoie… Mais j’ai eu de longuuuuuues heures de travail, une épisio avec forceps, crise d’hémorroïdes donc ceci explique cela. Je pense que je vais faire comme toi, me prendre rdv avec l’ostéo (le bébé y est déjà allé mais je n’avais pas pensé à ça pour moi). Bientôt le kiné et la rééducation du périnée 😀

  2. Les contractions de suite de couche ont été l’enfer pour moi aussi…pire que l’accouchement (et à priori c’est de pire en pire à chaque bébé – c’était le 3ème pour moi) ! On me dit que j’exagère lorsque je dis ça du coup ça me rassure de voir que je n’ai pas été la seule à avoir ce sentiement.

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