ETRE PARENTS

Les moments de doute

J’aimerais avoir un truc à vous donner pour gérer les moments difficiles, les journées trop fatigantes et trop bruyantes, les nuits trop courtes.

La vérité, c’est que je n’ai pas de recette miracle. A part gérer un instant après l’autre. Et passer le relai, quand une pause s’impose! Parfois sortir tous ensemble, ça aide aussi. Les enfants sont plus calmes, dans un autre contexte.

Mais c’est pas toujours possible…

J’ai des moments de fatigue extrême, des moments de doute. Ces instants où je me dis que je n’y arriverai pas, où je ne suis pas faite pour ça, que je suis dépassée, que cette vie là n’est pas pour moi.

Des moments qui me font peur, où je me dis que je me suis mise dans un beau merdier, où j’enverrai bien tout valser, le linge sale, les responsabilités. Des moments où je donnerai TOUT pour quelques minutes de silence, pour dîner dans le calme, pour être seule, pour dormir jusqu’à pas d’heure, pour savoir à nouveau qui je suis. Je ne suis pas qu’une mère, si?!

Et puis, il suffit d’un sourire, si craquant, de Petit bonheur, ou de voir ma douce endormie, paisible, la bouche en coeur,  pour que toutes mes aingoisses s’envolent, pour que je me sente à ma juste place et pour que je n’ai nulle envie d’ailleurs.

Après la naissance de Petit bonheur ces moments de doute me culpabilisaient énormément. Je m’attendais à ce qu’il y ait des moments difficiles, mais à ce point? Comment pouvais-je ressentir cela alors que cet enfant on l’avait désiré si fort et attendu plus de 18 mois avant qu’il vienne se lové au creu de moi? Comment pouvais-je ne pas être heureuse alors que j’avais TOUT pour l’être? Un fils merveilleux, en bonne santé, un compagnon très présent à mes côtés et impliqué à 300% dans son rôle de père? Je ne connaissais pas l’ambivalence de la maternité, tout simplement…

La fatigue joue pour beaucoup. Les premiers mois sont intenses et les moments pour soi, pour nous, bien trop rares.

A nouveau, je ressens parfois ce sentiment d’angoisse, qui monte aussi vite qu’il redescend, où je me demande combien de temps je vais tenir à ce rythme là, avec mes deux petits? Mais je ne culpabilise pas. Je sais que c’est humain d’avoir des émotions ambivalentes. On nous a trop souvent vendu la maternité comme n’étant QUE du bonheur, ce qui est loin d’être le cas.

Il y a ce bonheur infini, oui c’est vrai. Mais pas que. Cette fois-ci je le sais. Je ne me laisserai pas surprendre! Je savoure les moments précieux, dont tôt où tard je serai nostalgique. Et je laisse filer les moments de doute, qui repartiront aussi vite qu’ils sont apparus, le temps venu.

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5 thoughts on “Les moments de doute”

  1. Tellement vrai ! Il y a des jours sans…mais demain est toujours un autre jour !
    Ce qu’il y a de bien c’est que ces sentiments ambivalents sont aussi forts dans un sens comme dans l’autre : on peut avoir envie de hurler et de tout envoyer valser et puis un sourire de bébé et on a le cœur qui fait des bonds de bonheur. (à défaut d’avoir un bouton « pause », réussir à se faire remplacer ne serait ce qu’une heure ou deux, ça peut faire des miracles)

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