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Le projet de naissance, à quoi ça sert ?

chaussons

Le projet de naissance et il y a celles et ceux qui sont à fond et celles et ceux qui n’en font pas.

Parce qu’ils ne savent pas que ça existe. Parce qu’ils se disent on verra bien.

Perso, j’ai trouvé ça chouette de poser sur le papier nos réflexions, nos désirs, pour préparer la venue au monde de notre premier enfant.

L’accouchement me térrifiais, littéralement. J’en ai souvent rêvé pendant ma grossesse et noter nos idées me rassurait, un peu.

Dans les grandes lignes, je voulais un accouchement respectueux, pour le bébé et pour moi même, pas trop médicalisé, avec une péridurale savamment dosée pour pouvoir participer et vivre activement ce moment unique, sans morfler.

En ce sens, j’avais opté pour une petite maternité, en dehors de Lyon (oui je sais quelle audace !) qui, je l’espérais, pourrait répondre au mieux à mes attentes et où l’humain serait à l’honneur.

Je souhaitais accueillir mon bébé avec amour, douceur, en toute sécurité (à l’hôpital plutôt qu’à la maison). J’imaginais une musique douce et lumière tamisée, un long peau à peau, une tétée de bienvenue et le sourire béat de Mister bonheur. Et remettre à plus tard pesée et soins divers, qui peuvent bien attendre, que l’on fasse un peu connaissance, lorsque le bébé naît en bonne santé.

En réalité, rien ne s’est passé comme prévu. J’ai perdu les eaux à 34SA, accouché en quelques heures dans un autre hopital que celui dans lequel j’étais inscrite, parce qu’il fallait se magner et aller au plus près.

J’ai tout de suite compris que mon beau projet tombait à l’eau. L’essentiel était à ce moment là, que tout soit fait pour le bien être et la santé du bébé.

L’accueil par le personnel médical a été sec et baclé au départ. Sans doute, l’effet de surprise de nous voir débarquer sans prévenir (coucou j’arrive pour accoucher prématurément!). J’ai été mise sous monito en continu, (pour la musique douce on repassera). Mais à la naissance, la lumière a été tamisée, je m’en suis sortie avec un accouchement participatif, avec péridurale, sans épisio (comme je le souhaitais) et avec une certaine forme d’intimité.

Certes, mon projet de naissance n’a pas vraiment abouti, mais cela nous a permis de « négocier » ce qui était possible de l’être tout en préservant la santé et la sécurité de notre enfant et c’est de loin, ce qui est le plus important.

Je pense que ça vaut le coup de réfléchir à un projet de naissance, même si pour une raison ou pour une autre on ne s’y tient pas, qu’on s’adapte à la situation. Rien n’est figé.

On ne sait pas à l’avance comment les choses vont se passer mais penser avant à ce moment si particulier. En parler à deux, permet d’avoir une idée de ce qui est important pour soi et pour le couple parental. Parce qu’au moment M, on est pris dans le feu de l’action. Surtout quand le travail va (très) vite et ça on peut pas forcément le prévoir.

Et puis, le papa a pour mission de favoriser la mise en oeuvre du projet. Et les papas aiment bien les missions…

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