GROSSESSE

36 semaines # ma grossesse

Il y a un mois de ça, je me rendais tranquillou à mon RDV pour l’écho du troisième trimestre et j’ai été hospitalisée d’urgence pour menace d’accouchement prématuré.

Il y a un mois de ça, les médecins et sages-femmes me disaient que si je passais le cap des 33 ou 34 semaines ça serait bien, vraiment bien.

Il y a un mois de ça, j’ai imaginé le pire, on a eu peur, très peur, pour toi, pour nous, pour notre famille.

Il y a un mois de ça, on a évoqué la naissance prématurée, les éventualités, la réanimation potentielle, l’intubation, la néonatologie et tout le toutim.

Il y a un mois de ça, j’avais le coeur en peine de renoncer (peut être) à un accouchement comme j’en rêvais, avec une rencontre immédiate et merveilleuse à la clé.

J’ai respecté les instructions. Je suis restée allongée tout le temps, ou presque. Je ne suis pas sortie prendre l’air, alors que j’en avais une envie folle. Et je n’ai plus porté Petit bonheur.

Et de jour en jour, de semaine en semaine, on a écarté les risques et tu es toujours là, en moi.

Voilà plus d’un mois que nous sommes en alerte. On sort doucement de la pathologie pour se glisser vers la normalité.

Aujourd’hui je suis détendue, je sais que tu naîtras bientôt et tout ira bien.

Je sais que je ne culpabiliserais pas, j’ai fait tout mon possible, j’ai fait ce qu’il fallait, pour toi. Une maman ne souhaite que ce qu’il y a de mieux pour son enfant, c’est vicéral, ça ne s’explique pas.

On a trouvé les solutions pour que Petit bonheur ne soit pas trop impacté par la situation. Mon fils est un petit garçon très sensible. Heureusement il semble très épanoui. Il est dans une phase d’éveil intense. Il passe petit à petit du statut de bébé à celui de grand frère. Il sait qu’il se passe quelque chose. Quand je suis dans ma chambre, il aime me rendre visite, me donner un cube. A chaque visite de la sage femme, il vient nous faire un coucou et repart joyeusement, après s’être assuré que tout allait bien! Les enfants sont étonnants.

Si près du but, je savoure chaque instant, parce qu’on ne peut pas savoir. Et si c’était le dernier jour? Le dernier bain enceinte? La dernière fois que je porte ma salopette adorée? La dernière nuit de huit heures d’affilées? Le dernier bouquin dévoré d’un trait? Les derniers coups de pieds? Les derniers moments enlacés, en amoureux, avec les mains réconfortantes de Mister bonheur, posées sur mon gros ventre? Les derniers moments de liberté? Ah la liberté, j’aurais bien du mal à y renoncer!

Et pourtant, qu’est ce qu’on t’attend…

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