ETRE PARENTS

Surmonter le babyclash

Vendredi matin, l’émission des maternelles abordait le babyclash. Vous savez cette période de flottement dans le couple qui suit l’arrivée de bébé? Quand on est crévé de chez crevé, qui chamboule (un peu, beaucoup ou passionnément) le couple. Ca vous parle?

L’arrivée d’un enfant, j’ai trouvé ça boulversant. Je me dis que c’est parce que c’était le premier. Déjà la prématurité , tout ce que ça suppose et le contre coup qui va avec au retour à la maison, faut s’en remettre. Et puis, il aura fallu plusieurs semaines/mois pour me retrouver, pour nous retrouver.

Le manque de sommeil n’aide pas. Moi si je roupille pas 7/8 heures je deviens impossible, susceptible, chiante, crevée quoi. J’ai enchaîné les nuits blanches et les nuits de 3/4 heures des nuits et des nuits. Pour vous donnez une idée.

Une « bonne nuit » c’était une nuit de 8 heures avec trois tétées inside.

J’allaitais 10 heures par jour les premières semaines (1h par tétée, 10 à 12 fois par jour), puis on a trouvé notre vitesse de croisière mais les coliques ont déboulé.

Je me demande comment j’ai tenu. Comment on a résisté à ça. Je me demande si j’y arriverais à nouveau. Je sais que oui et que ce sera pire différent. Je préfère ne pas trop y penser et profiter de ma grossesse…

Mister Bonheur aussi était HS. C’est un père formidable, très investi. Dès la première minute. Heureusement.

N’empêche le retour à la maison, c’était archi sport.

Trop de vannes, de son côté ou du mien, pour tout, pour rien, quand j’aurais voulu de la douceur, du réconfort, et profiter, juste profiter de ce bonheur inouï qui nous unissait tous les trois.

On  savait que ça arrivait, les crises du post-partum. On pensait qu’on ne serait pas concerné, qu’on laisserait ça aux autres.

On en a parlé, souvent. On ne comprennait pas ce qui nous arrivait (un bébé) (et des maxi coliques bordel!) et on se disait que ça allait aller.

On essayait de se comprendre l’un l’autre. On instaurait la communication non violente…quelques heures…

Armés de patience, on a recommencé encore et encore.

C’est pas facile d’être sympa, prévenant(e) et tendre quand ses propres besoins (dormir, dormir, dormir) ne sont pas satisfaits. Quand on a pas une minute à soi. Pour prendre une douche tranquille ou ouvrir un bouquin. Pour souffler. Pour savourer un instant de calme et de silence. Quand on a d’abord besoin de se retrouver soi. Quand l’autre attend de soi ce que l’on attend de lui.

Il aura fallu des semaines, quelques mois, pour que la bienveillance, la complicité si forte qui nous lient tous les deux reviennent. Pour que chacun trouve sa place dans ce trio et que l’on se retrouve, à deux aussi.

ps: A lire l’excellent et drôlissime coaching de Vanessa Lope chez Marie qui lève bien des tabous sur la sexualité et le post-partum et donne de bonnes pistes. A lire à deux 😉

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5 thoughts on “Surmonter le babyclash”

  1. perso, au départ tout allait bien, c’est plutot vers 6/8 mois de bébé qu’ons ‘est rendu compte qu’on avait plus le temps et quz ça manquait pour retrouver une complicité de couple et pas que de parents…. c’est une veille de tous les jours en fait!

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