ETRE PARENTS

Un heureux évènement

Ce film, je l’ai vu au ciné, avec Mister Bonheur alors que j’étais enceinte.

J’ai pleuré. Les hormones n’y étaient pas pour rien, mais j’ai surtout flippé. Ce tableau réaliste, était bien loin de notre vie rêvée, dépeinte dans les magasines…

Et puis Petit bonheur est né, avec un mois et demi d’avance, chamboulant tous nos plans, bousculant nos idées préconçues.

J’ai découvert la joie du maternage, de l’allaitement, tissé, au fil des semaines, un lien unique avec mon tout petit et pris confiance en moi peu à peu.

J’ai aussi découvert l’épuisement, les nuits hachées où je devais me lever toutes les 2h ou 3h pour le nourrir, les nuits blanches lorsqu’il ne voulait pas se rendormir entre deux tétées,  les pleurs les hurlements (foutues coliques) à n’en plus finir, les pleurs (les miens) de lassitude, de fatigue, de désespoir ou d’impuissance.

Mister bonheur s’est toujours beaucoup occupé de Petit bonheur. Pendant ses trois premiers mois, les plus difficiles, il était là avec nous, chaque jour, toute la journée, en néonat’ puis à la maison. Heureusement. Je sais que j’ai eu beaucoup de chance, même si j’en demandais souvent plus que ce qu’il pouvait nous donner.

C’était éprouvant. Pour lui. Pour moi. Pour nous.

J’ai repensé à ce film qui m’avait boulversé, je m’y suis reconnue.

La peur de ne pas savoir faire. De mal faire, de ne pas savoir m’occuper correctement de ce bébé prématuré, si fragile.

L’envie de tout laisser tomber parfois. L’impossibilité de revenir en arrière, alors avancer quoi qu’il arrive.

L’impression d’inégalité homme-femme dans la répartition des tâches, l’impression (légèrement exagérée) de TOUT faire,

La dépendance créée par l’allaitement (que j’avais choisi mais bon, parfois on voudrait souffler un peu)…

Les moments pour moi inexistants, ou tellement courts (1h30 au mieux entre deux têtées) que je n’avais le temps de rien.

Un enfant, c’est un raz de marée. C’est merveilleux. C’est du bonheur, beaucoup, mais pas que…

Avant de me lancer dans l’aventure, je me suis souvent demandé si j’étais prête. Je ne l’étais pas. Mais c’était le moment parfait, car je ne crois pas que j’aurais pu l’être davantage un jour.

Et puis on s’y fait, Petit bonheur grandit, les choses évoluent. Chacun a (re)trouvé sa place. Mister Bonheur et moi on a retrouvé notre complicité.

Je pense qu’un premier enfant fait cet effet là, avec la perte de liberté (les premiers mois au moins) et d’insouciance qui vont avec.

Je me dis que pour un deuxième ce sera différent. Parce qu’on sait.

Mais peut être que savoir ne change rien au fond… il faut le vivre et recréer sans cesse un nouvel équilibre.

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